VieJuive : ma seconde communauté !

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samedi 30 janvier 2010

CHAATNEZ: une mitsva qui a de l'étoffe; SHAATNEZ: rudimentary ideas


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la présentation sur un commandement/mitsva de la Tora peu connu : Le cha'atnez.
Ce document original, réalisé par le Rabbin Pierre-Yves Bauer, est conçu de façon didactique à l’attention des particuliers et des enseignants. N’hésitez pas à le faire connaître autour de vous.

Download the presentation about the less well known commandment/mitzva in the Torah : Shaatnez.
This original document, produced by Rabbi Pierre-Yves Bauer, has been created for educational purposes and its usage is permitted for everyone. Feel free to pass it on to others.

להורדת מצגת על מצווה לא כל כך ידוע של התורה: השעטנז.
המסמך המקורי הזה, פרי עטו של הרב נפתלי (פייר-איב) בואר, נכתב בצורה דידקטית לשימוש כל אחד וגם למורים. ניתן להעביר את המצגת הלא.

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lundi 25 janvier 2010

Cha'atnez


A l’occasion de Tou bichvat , la communauté de Vincennes organise une conférence qui aura comme thème le Chaatnez. La conférence sera assurée par le Grand Rabbin Bauer, aumônier général de l’armée de terre.

Rendez-vous samedi soir, 30 janvier au centre communautaire à 20h30.

Hatikva, 19 Rue Céline Robert, 94300, VINCENNES

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samedi 26 décembre 2009

Halakha du jour : le 10 Tevet

Le roi de Babylone a assiégé Jérusalem du dix tevet au dix-septième tamouz; la conséquence de ce siège à été la destruction du premier Temple et la sortie du peuple juif en diaspora.
Cette journée a été fixée par le rabbinat d’Israël comme étant « journée du kaddish », date à laquelle il est récité kaddish pour toutes les victimes de la shoah dont la date de leur mort n'est pas connue...

Manger et boire avant l'aube les jours de jeune :


Le Rambam écrit « En ce qui concerne ces jeunes fixés en souvenir de grands malheurs, les femmes enceintes, les femmes qui allaitent, les jeunes enfants ne sont pas tenus de jeûner. Aux jeûnes commençant le matin (et non la veille), il est permis de manger jusqu’à l’aube. Ceci est valable si la personne n’a pas vraiment dormi cependant si cette personne a dormi, elle ne pourra pas manger de nouveau ».

Dans le cas où un homme a posé la condition, avant d’aller dormir, qu’il désire manger ou boire s’il se lève avant l’aube : d’après la loi littérale, il pourra manger ou boire mais d’après la kabbale, il ne pourra pas manger mais seulement boire (même s’il a posé la condition précédemment citée avant d’aller dormir). Cependant, s’il craint de ne pas pouvoir jeûner s’il ne mange pas avant l’aube, il pourra manger même d’après la kabbale.

Le Michna Broura écrit que du fait que nous avons l’habitude de nous lever boire chaque matin, il est inutile de poser cette condition avant de dormir (la source de cette loi est dans le traité taanit p.12a, et voir le Choulhan Aroukh art.564 avec le Michna Broura au petit alinéa 1, ainsi que le Kaf Ahaïm au même endroit petits alinéas 7 a 9, et le Ben Ich Haï ref. ci-dessus). Rav David Yossef Chlita a écrit que en ce qui concerne "boire" sans condition, pour celui qui en a l'habitude, ne concerne que l'attitude à suivre chez les Ashkénazim. Mais pour les Sepharadim il faut émettre la condition de se lever avant l'aube pour boire dans tous les cas.

Ajouter la prière « Anénou »

D’après Le Rambam (premier chapitre des lois du jeune, loi 12) et Rachi, il est nécessaire de réciter la prière de “Anénou” le soir du jeune dans la prière de arvit (prière du soir) bien que l’on puisse encore manger ; mais dans la prière de arvit à l’issue du jeune on ne récitera cette prière de “anenou”. Et telle est l’opinion de Maran le Choulhan Arouh (une partie des Yéménites qui appliquent les lois du Rambam, les Tunisiens venant de Guerba -voir Choulhan Arouh art.565, par. 3 qui dit que l’on récite “anenou” aux trois prières de la journée, Michna Broura et Kaf ahaïm).

En pratique :

Les Sefaradim : individu ou officiant, réciteront la prière de "anenou" à Chaharit (prière du matin) et à Minha (prière de l'après-midi).
Les Ashkénazim : l'individu récitera "anenou" seulement à Minha, mais l'officiant le récitera à chaharit et Minha.

Un individu ajoutera "anenou" dans la prière "choméa Tefila" et l'officiant entre "goel israel" et "refaénou" comme une bénédiction séparément.

-On ne sortira de Sefer Thora que si l’assemblée comporte 10 personnes ayant jeûné (Choulhan arouh article 4966). Selon le Michna Broura, il suffit que 7 personnes ayant jeuné soient présentes lors de la prière. Selon Maran Rav Ovadia Yosseph Chlita, il suffit qu'il y ait 6 personnes qui jeûnent y compris l'officiant, pour sortir le Sefer Thora. Ainsi est l'avis de Rav Mordekhaï Elyahou Chlita.

- Un officiant n’ayant pas dit « anenou » : s’il s’agit d’un jeune « public », il récitera « anenou » entre « goel Israël » et « refaénou ». S’il a oublié de réciter « anenou » et n’a pas commencé à dire « barouh ata… » de la bénédiction « refaénou », il reprendra et récitera « anenou » comme bénédiction séparée et continuera « refaénou ».

- Une personne qui ne jeune pas ne sera pas officiant : s’il s’agit d’un officiant régulier ou une personne « importante » n’ayant pas jeuné pour cause de maladie ou de faiblesse, il pourra dire « anenou …béyom ataanit azé » (dans ce cas il pensera aux personnes qui jeûnent).

KOL TOUV.

Traduction et adaptation par Rav F. Elbaze

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vendredi 11 décembre 2009

Hanouca

Prières de Hanouca (rite achkénaze)

Prières de Hanouca (rite sépharade)


Hanouca 5770: du 12 au 19 décembre 2009 (allumage 1ère bougie le vendredi 11 décembre 2009 après plag hamin'ha et avant l'entrée du chabbat)

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jeudi 10 décembre 2009

Le lait de 'Hanouca !

Une coutume peu connue veut qu'à l'occasion de 'Hanouca soit consommé du fromage ! (Choul'han Aroukh Ora'h 'Haim. chap. 670.2 rapporté par le Rama). Le Rama s'explique par la suite: "en souvenir du miracle où Judith fit boire du lait à l'ennemi". Les commentateurs explicitent: lorsque la terre d'Israël était sous domination gréco-syrienne un gouverneur décréta une fois que toute fiancée - issue du peuple juif - devait cohabiter avec lui avant de se marier. Judith, la fille de Yohanan le grand prêtre, se présenta à lui, lui fit manger du fromage pour éveiller sa soif puis lui fit boire du vin. Il s'endormit. Judith prit alors son épée, lui trancha la tête et l'emmena à Jérusalem. Les soldats grecs, apercevant le trophée de Judith, s'enfuirent (Michna Broura). Il est remarquable que le Rama écrit que Judith lui fit boire du lait sans faire mention du fromage ! D'ailleurs le Kaf Ha'ha'im (commentaire sur le Choul`han Aroukh) cite une version légèrement différente ou il est dit que Judith fit boire à l'ennemi du lait et du vin.

Pourtant le Aroukh Hachoul'han (Ora'h 'Ha'im. 670-8) et le Kaf Ha'haïm (idem, 670-2) soulignent que ce miracle n'eut pas lieu à l'époque de 'Hanouca. Dès lors. pourquoi le célébrer durant cette fête ?...

Il est bien évident que ce miracle serait passé sous silence et serait tombé dans les oubliettes de l'histoire si les Sages n'avaient pas trouvé une occasion pour le commémorer. Aussi les Sages suggérèrent Hanouca puisque, comme le miracle de Judith, il y a célébration d'une victoire sur les gréco-syriens (Kaf Ha'haïm).

Judith et Déborah

Proposons une réponse quelque peu différente:

Un épisode d'une ressemblance frappante à celui de Judith se trouve dans le livre des Juges au chapitre 4: les cananéens dominaient alors la terre d'Israël. La prophétesse Déborah et les armées d'Israël se révoltèrent. Durant l'une des batailles Sissera - le général cananéen - prit la fuite et tenta de se retourner chez Yaël de la famille de 'Hever le Kénéen. Il lui dit : "Donne-moi, je te prie, un peu d'eau à boire, j'ai soif". Et elle ouvrit l'outre au lait, lui donna à boire et le recouvrit[...]. Or Yaël, femme de Hever, prit une cheville de la tente, se saisit d'un marteau, se glissa près de lui sans faire de bruit et enfonça dans sa tempe la cheville, qui resta fichée en terre : lui, fatigué, s'était endormi et mourut (versets 19 et 21) Pourquoi du lait ? Rachi explique : "le lait a des effets dormitifs".

Se découvre ainsi une particularité inhérente au lait : son aspect soporifique !

Ainsi peut-être pouvons-nous comprendre l'interdiction de consommer ensemble du lait et de la viande (cf. Ex. 23, 19 - 34, 26; Deut, 14, 21). La viande représente la force, la vitalité. Il ne faudrait pas y ajouter du lait car celui-ci amoindrirait son apport. Les forces provenant de la viande favorisent l'effort dans le service divin. De ce fait, elles ne peuvent souffrir la présence d'une influence qui voudrait endormir cette volonté de servir D.ieu. Ainsi, le lait n'apparaît pas dans la liste des offrandes qu'on apportait au Temple.

Dormir

On peut ainsi comprendre la raison pour laquelle Abraham offre à ses trois invités que sont les anges du lait et du beurre (Gen. 18. 8). En leur faisant consommer ces "somnifères", il pensait ainsi pouvoir accomplir l'injonction d'hospitalité plus longtemps !

Aussi 'Hanouca est l'occasion de nous endormir, c'est-à-dire d'endormir notre moi, de rabaisser la créature, de l'effacer et en fait de la remettre à sa place pour qu'ainsi elle puisse contempler le Créateur D.ieu. La Révélation Divine représentée par les huit bougies, les huit lumières symbolisant la lumière divine influant le cours de l'histoire : huit étant le chiffre de la messianité. Mais cette clarté divine n'apparaît que petit à petit, nuit après nuit, tout comme la délivrance finale et la Révélation de D.ieu qui ne se réalisent que petit à petit.

De même il est dit à maintes reprises dans la Torah que la terre d'Israël est "le pays où
coulent le lait et le miel". La terre d'Israël étant par excellence la terre de la Révélation divine ("Toute personne qui habite en Israël ressemble à celui qui a un D.ieu. Toute personne qui vit en exil est semblable à celui qui n'a pas de D.ieu" (Ketoubot 110b)), le juif doit s'efforcer d'y apercevoir D.ieu. en rabaissant son moi, sa volonté et ce, précisément, grâce au lait qui y coule.

Chavouot et 'Hanouca
Enfin, il est coutume de consommer des plats lactés à Chavouot. L'homme doit, en effet s'endormir, c'est-à-dire se diminuer, s'effacer, s'annuler afin de pouvoir percevoir la Révélation de D.ieu qui éclate tous les ans au temps du don de la Torah. D'ailleurs, est-ce un hasard si la valeur numérique du mot 'Halav (lait en hébreu) est de 40 ? Comme pour dire que par la consommation de lait symbolisant l'effacement de la volonté humaine, l'homme aura le mérite d'apercevoir qu'il a ingurgité les 40 jours et nuits durant lesquels Moise a appris la Torah de D.ieu. C'est ce qu'écrit le Rav S. Aviner en d'autres termes : "Avant d'avoir été écrite sur un parchemin avec de l'encre, la Torah a d'abord été gravée au plus profond de notre nature humaine".

Jacky MILEWSKI

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