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lundi 26 septembre 2011

Seder de Roch Hachana à imprimer

Halakha du jour : Quelques règles relatives à Roch Hachana

On a l’habitude de manger pour Roch Hachana, de la viande grasse, et des douceurs comme il est écrit dans Nehémia « Allez, mangez de la viande grasse , buvez des douceurs et envoyez des cadeaux, car ce jour est Kadoch pour notre Seigneur. »
On ne jeûnera pas à Roch Hachana ; Néanmoins on ne mangera pas excessivement, pour que la crainte du jour reste sur nous. Certain, ont l’habitude au moment du Motsi, de tremper le pain dans du miel ou du sucre. Le Kaf Hahayim recommande de le tremper aussi dans le sel, comme à l’accoutumée. On a l’usage de ne pas consommer de noix car le compte numérique de EGOZ (noix) est équivalent à celui de h’et (faute).
Selon la Kabala, on ne mangera pas de raisin noir mais le blanc sera permis voir conseillé car il constitue un bon présage. Certains ne mangent pas d’aliments amers, aigres ou piquants ; Ainsi est-il rapporté dans les « Techouvot Hagueonim » (de ne pas manger piquant).
On a l’usage de ne pas faire de sieste à Roch Hachana car il n’est pas décent de dormir quand les livres de la vie et de la mort sont « ouverts ». Dans le Talmud de Jérusalem, il est dit que quiconque dort à Roch Hachana, son « Mazal » dormira pendant l’année. C’est pourquoi, il est bien de se lever les jours de Roch Hachana à l’aube, ou au moins au Nets (lever du soleil) afin de bien se préparer pour les Tephilot du jour. Si l’on ressent une lourde fatigue, il sera permis de dormir après Midi (environ 14h00) ; ainsi a rapporté Rav Haim Vital ז״ל, au nom de son illustre maître, le Ari Hakadoch ז״ל qui dormait l’après midi de Roch Hachana.
Celui qui reste oisif, ou bien « faisant passer le temps » avec des discussions vaines est semblable à celui qui dort ; Les hakhamim disent que dans ce cas, il est plus préférable de dormir ; certains lisent deux fois le livre de Tehilim car celui-ci est composé de 150 chapitres, deux fois cela revient à 300 chapitres : nombre qui correspond à la Guématria de Kaper=expiation.
Le Ben Ich Haï dit que c’est un bon usage d’étudier la Michna de Roch Hachana avec le commentaire du Bartenoura après la Seoudah du soir.
Le Ben Ich Haï a ajouté qu’il faut être très vigilent pour ne pas se mettre en colère pendant Roch Hachana ; bien sûr, cette attitude est à rejeter toute l’année, mais d’avantage à Roch Hachana ; même la colère non expressive est à éviter, car elle ne constitue pas un bon Simane=signe.

CHANA TOVA

Traduction et adaptation par Rav F. Elbaze

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lundi 11 avril 2011

Remplissez-le !

Par un don, remplissez nos cartons :
A l'occasion de la fêtes de Pessa'h nous offrons des colis de nourriture cacher à nos frères et sœurs détenus.
Participez à cette belle et discrète action.
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Les chèques sont à libeller à l'ordre de :
"Consistoire Central - Aumônerie des Prisons"
et sont à envoyer à
Aumônerie Israélite des Prisons
19 rue St Georges
75009 Paris
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Un reçu CERFA sera envoyé. Merci.

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vendredi 8 avril 2011

Paracha Metsora : la lèpre



"Lorsqu'il se forme sur la chair d’un homme une tumeur, une dartre ou une tache pouvant dégénérer sur cette peau en affection lépreuse, il sera présenté à Aaron le prêtre ou à l’un de ses fils" Lév 13/2. Dans tous ces chapitres du Lévitique concernant les affections cutanées pouvant entraîner l'impureté de l'homme qui en est atteint, il s'agit de manière évidente de maladies psychosomatiques, que seul le prêtre et non le médecin est à même de déceler et de guérir. La Thora affirme ici le concept d'unité, dans tous les domaines : identité de la religion, de la morale et de l'hygiène, unité de l'être humain dont le corps et l'esprit forment un tout indivisible.

Unité et harmonie dans la Création

Cette conception conduit à voir dans certaines lésions physiques dont l'homme est affecté, une origine morale ou spirituelle. Ainsi, Rabbi Yonathan déclare que des affections lépreuses affectent l'homme à la suite de 7 péchés: la calomnie, l’homicide, le parjure, la débauche, l'orgueil, le vol et la jalousie (Arakhin 16a).

Il ne s'agit donc pas d'un phénomène naturel, mais d'une intervention providentielle (Maimonide). Ces affections lépreuses ne se manifestaient d’ailleurs qu'en Eretz Israël et ont disparu depuis la destruction du Temple. En effet, le Cohen seul peut déclarer une plaie pure ou impure. La plaie ne présentera aucun caractère d'impureté aussi longtemps que le Cohen ne l’a pas déclarée impure, même si cette plaie présente tous les symptômes de la maladie. Il en est de même de la guérison. Il appartient au Cohen, seul précepteur du peuple, de réprimander le coupable et de le ramener sur le droit chemin.

A l’analyse de ce phénomène, on constate que la maladie se déclare seulement si le coupable cache son forfait au plus profond de son âme. La maladie a un rôle révélateur de la véritable nature de l'individu. D'où la thérapeutique indispensable pour faire prendre conscience à cet homme du mal qui le ronge. Le défaut profond de l'âme, pouvant provoquer l'orgueil, la haine, la jalousie ou la médisance, se manifeste sous forme de Tsara’ath, mot traduit, faute de mieux, par le terme de lèpre. L'homme lui-même peut ignorer l’existence de ce défaut profond de son âme. Grâce à la manifestation d'un signe visible, la Tsara’ath, l’homme se rend compte de son mal intérieur et peut alors se soigner et guérir.

Pour bien montrer qu'il s'agit d'un problème essentiellement moral, c'est au Cohen qu'il se présentera et non pas au médecin. La thérapeutique ne consistera pas en une administration de médicaments, mais en un isolement de la personne atteinte d’une telle lésion. La mise en quarantaine, donne au "coupable" l’occasion de réfléchir, de méditer, de découvrir l'origine de son mal et de faire repentance.


Le vrai chemin du Repentir

Nos sages font remarquer que les plaies sont souvent graduelles et que leur progression est fonction de l’aveuglement du coupable. Ainsi l’homme est d'abord touché dans sa maison, ensuite dans ses vêtements et enfin dans son corps. Lorsque l'homme consulte le Cohen, découvre la raison de son affection et se repent, les plaies cessent d’elles-mêmes dès que l'homme prend conscience de son imperfection. Malgré la disparition de ces affections lépreuses, la leçon donnée par la Torah demeure d’actualité.

"Hamétsora." peut être lu "Hamotsi ra", un lépreux n’est qu’un médisant. Les paroles mauvaises proférées de sa bouche, rend cette bouche "impure" au point que la sagesse elle-même, se trouve entachée d'impureté. Mais si la Techouva est accomplie, la sagesse retrouve sa place et sa lumière. Nos Sages se servent souvent des versets de ces passages du Lévitique, n'ayant aucune implication pratique de nos jours, pour en dégager un enseignement moral.

Le premier verset cité au début de ce texte peut donc être lu de la manière suivante : il arrive à des gens d’avoir des velléités de repentance ou de retour à la tradition, à ses racines, à la lumière et à la vérité, des moments d’exaltation ou des instants de fort désir d'élévation spirituelle. En fait, ces sentiments apparaissent très vite superficiels, car le fond de l'être n’est pas toujours préparé à une révolution totale de sa vie.

Le seul moyen de tirer un bénéfice spirituel de ces moments exceptionnels est de s'attacher à un Tsadiq et de rechercher un milieu favorable à l'éclosion de cette spiritualité naissante. Livré à lui-même, l’individu n'arrive pas à savoir comment diriger ses efforts. Il faut une référence pour exploiter au maximum ces instants fugaces. C'est ce que suggère la lecture symbolique du verset: Si un homme "sent sur sa peau" quelques instants de Sééth, d'élévation et d’exaltation, de Sapahath, de sentiment de rapprochement ou de Bahéreth, de clairvoyance, même si ce n’est qu’au niveau "de sa peau", superficiellement, ils sont le signe de la découverte en lui d'un mal profond et caché. Alors il faut "amener cet homme chez le prêtre", chez le maître, chez le Tsadiq, afin qu’il lui montre le chemin du véritable repentir.

Dans ces propos, nous trouvons une indication à la quête de spiritualité que connaissent nos jeunes aujourd'hui. Ils ne peuvent étancher leur soif de connaissance et d’absolu que s'ils ont la chance de rencontrer des maîtres véritables ou un milieu propice à l’éclosion de leur quête et s’ils ont la sagesse de ne pas se fier à n’importe quel gourou de pacotille.

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mercredi 6 avril 2011

Pessa'h: cachérisation des ustensiles

Il est d'usage d'employer, dans la mesure du possible, durant Pessah une vaisselle et une batterie de cuisine réservées exclusivement a cette fête.

Toutefois, en cas de nécessité, on peut rendre utilisables pour Pessah certains ustensiles dont on se sert toute l'année. Il existe deux procédés de cachérisation :

- le "liboun" : action du feu

- la "hagala" : action de l'eau bouillante


ATTENTION:

- Pour être cachérisés les ustensiles doivent être parfaitement propres
- On veillera à terminer la cachérisation une douzaine d'heure avant l'entrée de la fête de Pessah

1. Le "liboun "

Le lidoun se pratique en portant l'ustensile à cachériser au rouge, à l'aide d'un chalumeau ou de charbon de bois. La température à atteindre est telle que des étincelles en jaillissent en le frottant. Le liboun s'applique obligatoirement :

a) aux ustensiles qui ont absorbé du 'hamets sous l'action directe du feu : broches, grils, etc.
b) aux plaques, moules de pâtisserie, poêles et autres ustensiles utilisés à sec.

2. La Hagala

La Hagala s'applique aux ustensiles en métal, bois, pierre, matière plastique dure, duralex n'entrant pas dans la catégorie "liboun".

LES USTENSILES EN TERRE, EN FAIENCE, EN PORCELAINE, EN EMAIL, ainsi que les poêles de type TEFAL ne peuvent être cachérisés.

Règles à observer pour la Hagala :

- L'ustensile à cachériser doit être nettoyé soigneusement puis inutilisé pendant 24 heures

- faire bouillir de l'eau dans un ustensile Cacher pour Pessah et la maintenir en ébullition.

- plonger l'ustensile à cachériser dans cette eau (bien veiller à ce qu'elle reste en ébullition même pendant l'immersion ou au moins attendre que cette dernière reprenne.).

- retirer l'ustensile à cachériser de l'eau, puis le rincer à l'eau froide.

- les récipients trop grands pour pouvoir être plongés dans un autre sont remplis d'eau à ras bord, jusqu'à ébullition, puis on fait en sorte que cette eau déborde (par exemple, en y plongeant un objet métallique ou une pierre très chauds). Les louches et autres ustensiles trop grands pour être plongés dans l'eau en une seule fois, peuvent être trempés dans l'eau bouillante en deux fois.

3. Comment cachériser ?

L'EVIER

a) S'il est en inox ou en résine de synthèse, après l'avoir soigneusement nettoyé et s'être assuré que l'écoulement d'eau se fait normalement, ne pas l'utiliser à chaud pendant 24 h puis arroser d'eau bouillante, sur le fond d'abord, sur les parois ensuite (Iroui), puis rincer à l'eau froide.

b) S'il est en faïence émaillée, il n'est pas cachérisable. Pour pouvoir l'utiliser, il faut en recouvrir les parois après le Iroui.

Les éviers en porcelaine ne peuvent pas être "cachérisés". Il faut les nettoyer soigneusement et s'assurer que l'écoulement de l'eau se fait normalement, puis recouvrir les parois et le fond de plaques en bois ou en métal, en laissant uniquement une ouverture pour l'écoulement. Ne pas utiliser à chaud 24 h avant l'utilisation pour Pessah'.

- Les robinets d'eau chaude se cachérisent en les ouvrant et en laissant couler de l'eau très chaude. L'extérieur se cachérise en versant de l'eau bouillante d'une bouilloire électrique depuis la base du robinet jusqu'à son extrémité.

LA CUISINIERE

a) à gaz

- changer les brûleurs OU les nettoyer puis les laisser allumés à plein feu 1/2 heure au moins.

- changer les grilles supportant les casseroles OU les cachériser par le Liboun OU les recouvrir de grillage ou plaques métalliques

(du papier d'aluminium très épais, qui ne risque pas de se déchirer, est vendu spécialement pour Pessah. A condition que les casseroles ne puissent toucher la cuisinière, l'emplacement de la flamme peut être laissé découvert (par découpage de la plaque), elle-même. Les parties de la cuisinière sur lesquelles ne reposent pas les casseroles peuvent être recouvertes de feuilles d'aluminium).

b) électrique

- Faire chauffer les plaques de cuisson pendant 1/2 heure à la température maximum. Recouvrir de papier d'aluminium la surface confinée entre les plaques.

c) Avec plaque de cuisson en vitrocéramique

- Bien nettoyer la plaque, puis la faire chauffer pendant 1/4 d'heure à la température maximum. Recouvrir de papier d'aluminium toute la surface qui n'est pas directement superposée à la source de chaleur.

LE FOUR

a) à gaz

- Porter les parois du four au rouge (chalumeau) et faire chauffer durant une heure à température maximum. Si les parois du four sont en EMAIL, le four n'est pas cachérisable

b) électrique

- Pyroliser le four. La catalyse ne constitue pas un procédé de cachérisation

c) à micro-ondes (sans la fonction grill)

- Bien nettoyer, faire chauffer une casserole cacher le-Pessah remplie d'eau. Couvrir systématiquement chaque plat que l'on y introduit pendant Pessah.

LA PLAQUE DE CHABBAT

- Nettoyer la plaque, laisser chauffer pendant 2 heures, recouvrir de papier d'aluminium.

LE REFRIGERATEUR

-Il doit être bien nettoyé. Il n'est pas nécessaire de recourir à la cachérisation. Recouvrir les clayettes de papier aluminium.

LA TABLE

a) de cuisine

- Bien nettoyer le bois ou le stratifié, arroser d'eau bouillante. Il est recommandé de recouvrir d'une toile cirée.

b) de salle à manger

- Nettoyer méticuleusement. Recouvrir d'une nappe ou d'une toile cirée.

LA COCOTTE MINUTE

- Dévisser les poignées. Bien nettoyer et faire la Hagala. Pour le couvercle, le changer ou consulter un rabbin.

- Les ustensiles qui ne sont pas d'une seule pièce (couteaux, casseroles à rivets, etc.) posent un problème de cachérisation, consulter un rabbin.

LE LAVE-VAISSELLE

- Le processus de cachérisation des lave-vaisselle étant particulièrement complexe, il est recommandé de s'abstenir d'utiliser à Pessah ceux qui ont déjà servi durant l'année.

LES USTENSILES DE VERRE

Il existe deux usages :

a) Usage des Séfaradim
Laver les ustensiles de verre et les rincer

b) Usage des Achkénazim

Les verres à alcool ou utilisés à chaud (pyrex, etc...) ne sont pas cachérisables

Les autres seront cachérisés en les immergeant dans l'eau froide pendant 3 périodes de 24 heures (minimum), l'eau étant renouvelée entre chaque période. Ce mode de cachérisation dure donc un peu plus de 3 jours.

CAS PARTICULIERS

- Les ustensiles comportant des fentes ou des trous (râpes, passoires, couteaux à manche non jointif, casseroles à rivets disjoints, coupes pour le kidouch à bords retournés, etc...) ne peuvent pas être "cachérisés".

- Les ustensiles en terre, en faïence ou en porcelaine ne peuvent pas être "cachérisés".

- Les prothèses dentaires amovibles (dentiers) doivent être soigneusement nettoyées et arrosées d'eau chaude à 55° minimum.

Certains rabbinats organisent une cachérisation des ustensiles quelques jours avant la fête.

Attention !

Si vous utilisez du papier d'aluminium (ou autre matière) pour couvrir des surfaces afin de pouvoir les utiliser pendant Pessah, veillez à ne pas les faire adhérer avec de la colle ou de l'eau.

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