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Les lois alimentaires -cacherout-

Introduction

"Vous êtes les Enfants de l'Eternel votre D.ieu. - Tu es un peuple consacré à l'Eternel, ton D.ieu, et c'est toi qu'Il a choisi pour devenir son peuple de prédilection d'entre tous les peuples qui sont sur la surface de la terre" (Deut.XIV, l-2).

Nul autre texte que celui-ci introduisant dans le Deutéronome le rappel des règles de cacherout ne saurait mieux faire ressortir l'importance que la Thora, le Judaïsme, attache à ses lois alimentaires et leur véritable signification. Certains ont voulu voir en elles des règles d'hygiène, dictées spécialement par les conditions climatiques de l'Orient. D'autres les considèrent comme des vestiges de moeurs primitives et anachroniques. D'autres encore estiment que cette législation est une école d'autodiscipline ou mieux encore, une barrière dressée en vue de séparer les enfants d'Israël des autres nations. Toutes ces raisons, même si elles recèlent une part de vérité, ne constituent, en tout état de cause, que des éléments secondaires. La Thora, elle, ne fait jamais intervenir d'argument d'ordre diététique ou sociologique. Elle insiste, chaque fois qu'il est question des lois alimentaires, sur la notion de sainteté (Ex. XXII,30 ; Lev. XI,44 ; Deut. XIV,2). N'est-il pas frappant de voir qu'à tous les stades de la révélation, c'est par sa soumission à des lois alimentaires que l'homme doit prouver son obéissance à D.ieu. Adam n'avait reçu qu'un seul commandement : la défense d'un fruit. Au sortir de l'arche, Noé se voit interdire la consommation du sang et des membres d'un animal encore vivant. Au Sinaï, enfin, une série beaucoup plus complète de lois alimentaires vient réglementer la vie du peuple d'lsraël.

Les lois alimentaires apparaissent, en vérité, comme l'un des exemples caractéristiques de la doctrine juive, qui veut apprendre à l'homme à se sanctifier en spiritualisant le monde matériel. Se sanctifier, c'est dominer ses passions, maîtriser ses sens, modérer ses désirs, mettre le corps au service de l'esprit, c'est-à-dire faire concourir les instincts eux-mêmes à l'actualisation de la volonté divine. Considérant la condition de l'homme qui est le miroir intime de l'esprit et du corps, le judaïsme veut réaliser entre eux un équilibre harmonieux.

Grâce à ces lois, le repas devient Mitsva, la table familiale s'érige en autel, la maison se transforme en "sanctuaire miniature" et la banalité journalière transfigurée, porte le sceau du Divin.

Grand Rabbin Ernest GUGENHEIM z.l.

Préface de 1'ouvrage sur la Cacherout du Rabbin Wagschal, édité par le Keren Hassefer.

La Preuve Par 4

L'affirmation qu'il existe seulement quatre animaux dans le monde entier ayant une, et seulement une, des deux marques de Cacherout est 1a preuve la plus forte (si cela était nécessaire) que les lois sur l'alimentation prescrites par la Thora viennent du Créateur Lui-même. Car, comment Moïse aurait-il pu savoir que dans le monde entier il ne se serait pas trouvé une cinquième espèce animale de cette sorte ? Des milliers d'années se sont passés depuis ce temps-là des continents et des îles ont été découverts parmi lesquels l'Amérique, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, etc… Dans tous ces mondes nouveaux, plusieurs dizaines d'espèces inconnues de bêtes et d'animaux ont été découvertes. Quelques-unes avaient les deux caractéristiques de la Cacherout, d'autres n'en avaient aucune. Mais pas un seul animal de plus n'a été trouvé comportant une seule des deux marques de la Cacherout que nous a indiquées la Thora. Qui, sauf le Créateur Lui-même, pouvait savoir qu'il n'y avait et qu'il n'y en aurait jamais plus de quatre espèces.

Texte publié avec l'aimable autorisation de
l'Aumônerie Israélite des Armées
tel : 01.41.93.39.08 . / e-mail : aumônerie.israélite@wanadoo.fr

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