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dimanche 28 octobre 2007

Pidione HaBen : le rachat du premier né

Chaque matin, nous lisons les seize premiers versets du 13ième chapitre 13 du livre de l’Exode où il est question de la consécration des premiers nés des enfants d’Israël. Il y est question de leur rachat pour remercier D... d’avoir épargné les enfants d’Israël lors de la dixième plaie d’Egypte qui vit mourir tous les premiers nés Egyptiens.

Le Rachat du premier né (en hébreu PIDIONE HABENE) est un commandement positif de la Torah malheureusement trop souvent méconnu ou négligé. En voici quelques prescriptions...

Evoquons pour commencer les cas où la mitsva peut être respectée. Plus loin, nous verrons que certains premiers nés n’entrent pas dans le cadre de cette mitsva.

A/ Le premier né doit être racheté lorsque:
1. L’enfant est le premier-né de la mère et que celle-ci a accouché normalement (et non pas par césarienne).
2. L’enfant naît avec des forceps. Dans ce cas on ne récitera pas la bénédiction d’usage.
3. la mère du premier né a préalablement fait une fausse couche avant la (fin) huitième semaines de grossesse. Dans ce cas, également, on ne récitera pas la bénédiction d’usage.

B/Dans les cas suivants, il n’y a pas lieu de procéder au rachat du premier-né :
1. Si un des parents est Cohen ou Lévy.

C/Cas particuliers:
Dans les cas suivants il y a lieu de consulter un rabbin pour connaître la marche à suivre :
- Lorsque le père n’est pas juif,
- en cas de césarienne.

L’accomplissement de la mitsva se fait à partir du 31ème jour de la naissance et non avant. Si ce jour est un Chabbat ou un jour de fête, on reporte la mitsva au lendemain.
Les personnes qui n’ont pas réalisé ce commandement peuvent l’accomplir à tout âge ; Le plus tôt étant le mieux.

Pour tout renseignements complémentaires ou organiser un Pidione haben, contactez votre rabbin ou Monsieur Moché ABBOU tel : (00 33)(0)6 12 98 12 34
D’après un article publié par, et avec l'autorisation de Igueret Ha'hinoukh - Paris

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mercredi 24 octobre 2007

Brit Mila : la circoncision

C’est par la Brit Mila qu’à 99 ans Avram devint Avraham / Abraham (père du peuple) et que D. lui promit le pays de Canaan pour lui et sa descendance. Le peuple juif à toujours, unanimement observé à travers l'histoire le rituel de la brit mila qui représente son alliance avec D., malgré ses pérégrinations et les persécutions...

D. dit à Abraham: "Voici mon alliance que vous garderez entre moi et vous, et ta descendance après toi : tout mâle d’entre vous sera circoncis. (...) Ainsi Mon alliance dans votre chair sera une alliance perpétuelle." [Gen 17-10] C'est ainsi que La Tora demande de circoncire les garçons à l'âge de huit jours.

S'il y a une contre indication médicale, la brit mila est repoussée jusqu'à la guérison car la conservation de la vie primant sur l'accomplissement de la mitsva toutes les précautions sont prises afin de ne pas mettre en danger la vie de l'enfant.

Le père de l'enfant doit veiller à ce que la brit mila soit faite. A défaut du père, c'est au tribunal rabbinique qu'incombe cette responsabilité. Si à 13 ans, l'enfant qui est alors devenu adulte, n'est toujours pas circoncis, c'est lui même qui doit veiller à l'être au plus tôt.

La Brit mila peut être pratiquée tout les jours de l'année même Chabbat ou le jour de Kipour sauf pour ces deux derniers jours s'il y a eu naissance par césarienne, ou si pour une raison ou une autre,le bébé est âgé de plus de huit jours.

La brit mila, donne lieu à une véritable cérémonie. Généralement, la veille de la circoncision, on se rassemble dans la maison de l’enfant pour un repas/séouda et une soirée d’étude de la Tora ("Bilada" pour les sefaradim et "Leil chimourim" ou "Wahrnacht" pour les ashkénazim). La circoncision se pratique de préférence le matin, à la synagogue ou au domicile. Sur la chaise du prophète Elie "Kissé Eliahou" se tiendra le sandak avec l’enfant sur ses genoux. Le sandak peut être le grand père ou une personne que l’on désire honorer. L’enfant est présenté à l’assistance qui se lève et lui souhaite " baroukh haba/béni soit celui qui arrive". Le mohel pratique la mila et récite, ainsi que le père, une bénédiction. On lit les Psaumes / tehilim avant et après la circoncision.

C’est au cours de cette cérémonie que l’enfant reçoit son prénom juif.

Pour les filles, la nomination/Zeved habat se fait à la synagogue devant le sefer Tora un jour où un de ses passage est lu en public. Le père est appelé à la Tora pendant l’office, puis le rabbin dit une bénédiction pour l’enfantet la mère et annonce, selon les indications du père, son prénom Hébraïque. Certains ajoutent à ce rituel une cérémonie domestique qui est suivie d’un repas de fête.
Lorsque les parents choisissent, le prénom de leur enfant la tradition parle de névou'a/prophétie car aucun nom n’est donné par le fruit du hasard.

Lors de la circoncision c'est un mohel qui, sur délégation du père, opère l’ablation du prépuce/orla. Signalons que, de nos jours, la science reconnaît des vertus à la circoncision et que nombreux sont les non-juifs qui, sur recommandations médicales se font circoncire. Notons aussi qu'une circoncision "médicale" ne peut être considérée comme équivalent une brit-mila. C'est pourquoi un rituel particulier est prévu pour celui à qui on devrait faire une brit-mila et qui a déjà été circoncis sans suivi religieux.
La brit mila fait également partie du processus de conversion pour les hommes qui se convertissent au judaïsme.

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