VieJuive : ma seconde communauté !

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lundi 10 septembre 2007

Aumônerie des Prisons : à l'occasion de Roch Hachana

Aumônerie des Prisons

A l'occasion de Roch Hachana et des fêtes de Tichri nous offrons des colis de nourriture cacher à nos frères et sœurs détenus. Participez à cette belle et discrète action. Merci.

Les chèques sont à libeller à :
"Consistoire Central - Aumônerie des Prisons"
et à envoyer à :
Consistoire Central
Direction Nationale de l’Aumônerie Israélite des Prisons
19 rue St Georges
75009 Paris
Un reçu CERFA sera envoyé.

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dimanche 9 septembre 2007

Cha'atnez: pensez à vérifier vos nouveaux habits


A l'occasion de Roch Hachana, vous avez acheté de nouveaux habits; N'oubliez pas de vérifier leur conformité religieuse en les confiant à un "bodek cha'atnez".
Le rabbin de votre communauté vous indiquera ses coordonnées.

Apprenez en plus sur le sujet en savourant les 17 minutes de notre présentation http://www.viejuive.com/labels/chaatnez.html.

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AKEDATH YITSHAK : Le sacrifice d'Isaac

La akéda, le sacrifice d'Isaac, occupe une place toute particulière à Roch Hachana, le jour de la nouvelle année.

Selon la tradition cette offrande ultime de l'homme à D. a eu lieu justement ce jour même. Cette coïncidence n'est pas à attribuer au simple hasard et à un concours de circonstances. Quelque chose qui est dans le caractère même de ce jour impose que ce sacrifice terrible, fait par un père au Créateur, a du avoir lieu justement au grand jour du jugement. En effet, c'est la vertu de ce sacrifice qui est considérée comme le zéhouth, le mérite suprême, qui protégera dans la suite de l'histoire tous les enfants d'Abraham lorsque ceux-ci se trouveront éprouvés.

Dans les communautés séfarad, ce jour de Roch Hachana la sonnerie du chofar est précédée par la récitation d'un splendide poème eth cha'aré ratson, de Rabbi Jehouda Samuel Abbas, qui exprime d'une façon pathétique toutes les émotions qui accompagnent cette offrande.

Le matin du deuxième jour de Roch Hachana la akéda est lue dans la Torah devant l'assistance.

Essayons de comprendre autant que ce nous soit donné ce que D. a voulu d'Abraham et de ses enfants à travers cet acte énigmatique.

Les données de l'histoire se résument de la façon suivante: D., ayant éprouvé son serviteur Abraham- premier à reconnaître l'Eternel comme D. unique- déjà neuf fois, décide de le tester encore une dernière fois. Il lui demande de lui offrir "son fils unique qu'il aime." Abraham n'hésite pas un seul instant et il répond par hinéni, "Me voici, prêt à tout ce que Tu me demandes." Aussitôt il se met en route pour se rendre au lieu du sacrifice que D. lui indique. C'est au bout de 3 longs jours qu'il reconnaît Har Hamoriah, le montagne de Moriah, qu'il monte avec son fils Isaac. Arrivé en haut il arrange un bûcher et l'y attache. Lorsque le couteau se trouve déjà sur la gorge de l'enfant un ange intervient et lui interdit l'acte. Finalement D. Lui même lui ordonne de ne pas toucher le jeune homme et d'en rester là. D. Lui assure que par le mérite de son obéissance inconditionnelle Il ne l'éprouvera plus et qu'Il respectera à tout jamais Son alliance avec les descendants d'Abraham.

En se retournant Abraham apercevoit un bélier entremêlé dans un buisson. Il libère l'animal et le sacrifie ta'hat beno, à la place de son fils.

Si d'une part la finalité de cet acte était de procurer par la suite un trésor de mérite inépuisable pour le Peuple Juif de tous temps, par ailleurs la volonté de D. reste totalement hermétique. Qu'est-ce que D. a donc voulu ; éprouver un père de cette façon terrible? Pourquoi le tester si durement pour accorder à la dernière minute la clémence, de sorte que le tout se termine par un non lieu? L'événement terrifiant nous parait incompréhensible; autant en ce qui concerne Abraham même, autant quant à nous qui ne voyons pas très bien quel enseignement concret tirer de l'histoire.

Nous pensons qu'il se trouve une clef importante dans la fin anodine et banale de ce non lieu. Abraham qui apercevoit ce bélier et décide de l'apporter à la place de son fils. En nous enseignant que l'existence même de ce bélier résultait d'un miracle et que l'animal avait été créé spécialement pour cette occasion juste avant l'entrée du Chabbat de la création, nos maîtres nous font comprendre que la bête n'est pas juste accessoire mais qu'au contraire, elle joue un rôle majeur dans cette histoire. Il est certain que la tournure des événements est fort étonnante : au lieu d'amener l'offrande grandiose et d'apporter le fils unique, Abraham apporte comme remplaçant, un simple -disons un piètre- bélier qu'il a de surcroît trouvé sans aucune dépense.

En effet, le texte cherche justement à attirer notre attention sur cette contradiction et sur ce dénouement apparemment insatisfaisant, par l'utilisation du terme ta'hat. Le verset nous dit que le bélier est apporté ta'hat beno, en échange de son fils. Littéralement la traduction est: en dessous de son fils. Un autre terme comme temourat beno, ou `halifat beno, signifiant vraiment "à la place de" aurait semblé plus approprié.
Le fait que la Torah a néanmoins préféré ce mot ta'hat, est révélateur de la place qu'occupent les petits actes dans toute la Torah.

Une des spécificités de la tradition juive est la place de l'acte dans la vie quotidienne. L'acte religieux est omniprésent. Un juif engagé dans la Torah agit toute la journée à travers différentes mitsvoth. Le judaïsme est une religion `concrète' qui attend des interventions concrètes de l'homme. Or, combien l'homme est réellement capable? Un des paradoxes de la vie est le contraste qui existe entre la volonté d'agir d'un part et la capacité de réaliser cette volonté d'autre part. L'espèce humaine est à la quête permanente d'un perfectionnisme. Elle n'aime pas les demi-actes. Tout doit être entier et parfait. On veut agir, pourvu que le résultat soit magnifique et imposant. L'effet de notre acte doit être important et tangible; de préférence grandiose et spectaculaire.

Or, la réalité veut justement que l'homme ne parvient à produire que des petits résultats, des concrétisations n'ayant rien de spectaculaires et qui sont souvent plutôt insignifiantes et minables. Ce fait déplaît et contrarie; ceci peut même être décourageant et démoralisant, au point que souvent cela ôte l'envie même d'agir. Et, en fin de compte, des grandes intentions du départ il n'en reste plus rien. La plupart des idées et résolutions splendides finissent généralement éthérées dans le vide.

Quelle était l'intention initiale dans l'histoire de la akéda? Que l'homme puisse avec amour donner à D. ce qu'il a de plus précieux. Certes, le projet signifierait l'expression de l'amour ultime possible entre D. et l'homme. Néanmoins, la réalisation telle qu'elle ne faisait pas partie du dessein divin et D. obligea Abraham à renoncer au projet. Que fit-il ensuite? Contrairement à toute attente, il agit tout de même et il fait autre chose; il accomplit un tout petit acte. Il amène ce bélier insignifiant et sans valeur. C'est peut-être souvent tout ce dont l'homme est capable dans ce monde. Mais Abraham a agi! Et c'est par cela qu'il est devenu le premier ancêtre caractéristiquement juif! Abraham a laissé par cela à tout jamais des traces tangibles de ses intentions et de ce fait tout lui est compté comme s'il avait réellement sacrifié son propre fils! L'amour entre lui et D. se trouve désormais définitivement scellé. Et, c'est cela la signification du terme utilisé: ta'hat, en dessous. Le bélier n'est point `à la place' du fils; rien ne peut venir à sa place et certainement le piètre animal, il n'est que ta'hat, en dessous. Un petit reflet, une ombre ou un souvenir. Toutefois, c'est le fait d'aller néanmoins accomplir un acte concret et tangible qui confère à l'être humain sa véritable grandeur.

Un attrait certain existe dans les grandes idées. Cependant, lorsque ces grandes idées ne s'avèrent pas réalisables, on doit savoir admettre que l'intérêt final de ces très grandes idées est justement de générer au moins des tout petits actes!

L'utilisation du terme ta'hat dans ce sens dans la Torah n'est nullement limité à la akéda, au sacrifice d'Isaac. Une fois conscient de l'orientation de ce mot, nous le retrouvons dans de nombreux autres endroits de la Torah.

Ainsi nous voyons Adam, le premier homme, remercier pour le fils que D. lui a accordé après le mort de Hebel:... "et il appela son nom Chet, car D. m'a accordé (=chet) une autre descendance à la place de Hebel que Caïn a tué." Le grand drame au début de l'histoire de l'humanité: Adam et Eve ont deux enfants, Caïn et Hebel. Le premier, dans un coup de colère, se rend coupable de l'acte atroce de fratricide et les parents sont ravis de leur plus jeune enfant. Peut on avoir un autre enfant `à la place'? Est- ce que vraiment, jamais un autre enfant pourra occuper la place du garçon défunt? En effet, ici aussi la Torah emploie le terme ta'hat, en dessous.

Adam et Eve ont certainement rêvé de voir revivre leur fils Hebel qui leur fut si cruellement arraché. Cependant ils ne se sont pas obstinés, ils se sont laissés consoler et ils ont accepté la charge et la beraha d'un autre enfant. Ta'hat ! Pas vraiment à la place. De loin pas! Toutefois ils ont accepté la réalité de la vie et que cette vie doit continuer avec d'autres enfants.

Nous retrouvons ce motif dans la vie quotidienne des façons les plus différentes: Par exemple, lorsqu'une de nos connaissance est cruellement éprouvée. On réagit souvent en disant spontanément: Il faut que j'aille l'aider, le prendre en charge, le consoler. On a là de ces grandes et bonnes intentions. Toutefois, souvent - pour des raisons tout à fait valables - on ne parvient pas à aller aider l'ami. Et que fait-on alors? Rien. Même pas la lettre ou un petit mot, même pas le coup de fil - parce qu'il parait dérisoire... L'enseignement de la akéda est que pour le ta'hat il n'existe pas d'excuse et qu'il nous incombe d'agir un minimum.

Une autre fois nous sommes remplis de bonheur par les bonnes nouvelles pour un de nos proches. On souhaiterait vraiment lui envoyer milles fleurs pour l'occasion. Bien sur on ne le fera point. Mais, au moins qu'on lui en envoie ne serait-ce qu'une seule, une carte ou un geste tangible quelconque...
Des fois on est bien conscient combien l'homme doit remercier son D. le Créateur. Aussi, souhaiterait on faire une tefila, une prière exceptionnelle chargée de kavana, de ferveur et de concentration. Pourtant, de tant de concentration on sait qu'on n'est pas capable. Que fait-on donc? Rien. Même pas une petite tefila, même pas une sans kavana. On ignorera tout ce qui est ta'hat...

Nous voyons la souffrance qui règne dans ce monde. Nous sommes confrontés à tous ces gens en misère. Nous aurions peut-être désiré les aider tous mais, bien sur, cela nous est impossible. Alors nous ne faisons rien. Or, pour l'un ou deux parmi eux nous aurions quand même pu contribuer à participer à les soulager de leur souffrances...

Encore un autre ta'hat appartient à la fameuse Loi du Talion : "oeil pour oeil, dent pour dent". Avec ce principe aussi il s'agit peut être d'une des plus grandes idées de la justice parfaite et entière du monde. Quel est le concept contenu dans cette règle? La notion est simple: un homme a involontairement blessé son prochain et celui-ci est désormais privé de l'organe vital de la vie. Existe-t-il vraiment un remboursement quelconque possible? Est-il juste que l'agresseur continue de jouir de sa pleine vue voyant la victime infirme à vie? L'agresseur, en homme de parfait foi, se sent peut-être capable de posséder encore son propre oeil et il ne comprend pas comment il pourra continuer à vivre normalement avec celui-ci.

Ce que la Torah nous dit réellement à ce sujet est ayin ta'hat ayin, oeil ta'hat oeil. Ici aussi la Torah nous confronte au principe de l'en dessous. La Torah prescrit un dédommagement matériel: mamon, tout simplement de l'argent. Mais cet argent n'est que ta'hat, un lointain souvenir de la justice parfaite. D'une part, plus que ça ne nous est pas possible mais d'autre part ce tout petit peu -si peu soit il- est impératif : à l'agresseur d'accepter de dédommager de sorte malgré le ridicule de ce geste "miniature" et à la victime d'accepter que ce n'est pas l'idéal ou rien.

Nous ne pouvons admettre que cette Loi du Talion est représentative pour toute la justice d'un monde d'une façon générale. Cette justice est très loin d'être parfaite. Des gros truands qui restent le plus souvent impunis et des grand voleurs avec leur fortunes à l'abri. A quoi bon, dans des conditions pareilles, tenter même faire un semblant de justice sur terre?
Toutefois, le ta'hat nous enseigne que nous ne devons pas remettre en question le principe de la justice. Ceci doir rester l'ambition et la cible, et le tout petit peu de justice dont l'homme est capable doit être réalisé à tout prix!

Ces idées peuvent être relues dans une autre information de la Torah: Veha'arets mita'hat lachamayim. Et la terre qui est en dessous (ta'hat) du ciel. Ce ta'hat, ce en dessous, n'est pas un renseignement géographique. Chacun connaît la localisation de la terre par rapport au ciel. Ce ta'hat est une notion; un concept dans la création. La terre est en dessous du ciel. C'est le ciel qui génère et contient les grandes idées. Lorsque celles-ci doivent être appliquées sur terre il n'en reste que "un dessous", un ta'hat. Le monde physique n'est point capable de matérialiser la sublimation du monde des idées, provenant du ciel. La terre ne possède pas ce potentiel de faire pleinement cristalliser les plus belles de nos pensées. Par sa nature elle est ta'hat, plusieurs niveaux en dessous de l'idéal. Toutefois c'est ce petit peu qui impérativement doit être réalisé par nous, faute de quoi notre vie sur terre ne présente plus aucun intérêt! Le principe de ce ta'hat recouvre toutes les domaines de la vie, intellectuels comme affectifs, sociaux comme comportementaux.

Chaque année l'homme se retrouve à Roch Hachana avec les mêmes bonnes intentions et résolutions. Et chaque année il fait le constat que ces résolutions de l'année précédente n'ont point tenu. Où est l'erreur?
Une des leçons de la akéda est que les grandes intentions doivent donner au moins des petites résolutions. Si la pureté de notre âme à Roch Hachana nous fait prendre des engagements forts et idéaux, il est fort probable que les actes ne suivront pas.
L'homme doit apprendre que ce sont justement les petits engagements, simples et concrets, réalistes et réalisables qui font la différence.

Rav YITSHAK JESSURUN
© Centre d'Etudes Juives Ohel Torah

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Halakha du jour : Le Seder de Roch Hachana

On a l’usage de manger, les deux soirs de Roch Hachana, certains aliments pour souhaiter des évènements heureux et agréables durant toute l’année à venir.
C’est pourquoi, on mangera du roubia = loubia = haricots blanc ; du Kra = courge, karti= poireau ; silka = blettes ou épinards ; temarim = datte ; rimonim= grenade ; de la pomme trempée dans le miel et de la tête d’agneau.
Il y a un doute chez les Posskim si l’on mange des fruits ou légumes avant le repas, quant à savoir si il faut faire la Berakha Haharona (boré néfachot) ou bien si le Birkat hamazone que l’on fera à la fin du repas, dispense cette berakha.
C’est pourquoi, pour éviter d’entrer dans cette mahloket, il est préconiser de manger fruits et légumes pendant la séouda c'est-à-dire après avoir fait le motsi et manger un minimum de kazait de pain (30g).
Lorsque l’on mange, la courge, le poireau, les blettes, la loubia ainsi que la tête d’agneau pendant la séouda (après motsi) il ne sera pas nécessaire de dire la berakha « adama » ou « cheakol » car le pain les dispense.
Par contre, quand on mange la grenade, la datte et les autres fruits, on dira la berakha richona (boré péri aetz) car ces fruits ne se mangent pas habituellement avec du pain.
Voici le seder de Roch Hachana :
- Tout d’abord, on prendra une datte, puis on récitera la Berakha (Boré Pri Haets).
S’il s’agit d’une datte de la nouvelle récolte, on rajoutera « Chehehiyanou » ; on tachera de ne pas poser les dattes sur la table au moment du Kiddouch quand on dira « Chéhéhyanou » ; sinon cette Berakha ne pourra plus être récitée au moment de la consommation. On goûtera un petit morceau de datte, puis l’on récitera le « yéhi Ratson » : « Que Ta volonté soit, Ô Hachem notre D. et D. de nos pères, que nos ennemis soient anéantis, ainsi que tous ceux qui nous veulent du mal ». Puis l’on continuera la consommation de la datte.
- Ensuite, on prendra la grenade pour dire : « Que Ta volonté soit Ô Hachem notre D. et D. de nos pères, que nos mérites soient nombreux comme les grains de grenade. » puis, on goûtera.
- On prendra ensuite de la pomme trempée dans du miel pour dire : « Que Ta volonté soit Ô Hachem notre D. et D. de nos pères, que se renouvelle pour nous une année bonne et douce. »
- On dira les Yéhi Ratson, avec le nom d’Hachem.
- Puis l’on prendra le Roubia (= haricots) et l’on dira : « Que Ta volonté soit Ô Hachem notre D. et D. de nos pères, que nos mérites se multiplient, et qu’ils nous blanchissent. »
- Ensuite ce sera au tour du Kra (= courge) et l’on dira : « Que Ta volonté soit Ô Hachem notre D. et D. de nos pères, de déchirer le mal décrété dans notre sentence et que nos mérites soient mentionnés devant Toi ».
- On prendra ensuite le poireau et l’on dira : « Que Ta volonté soit Ô Hachem notre D. et D. de nos pères, que nos ennemis soient décimés. »
- On prendra le Sélék (=blettes) et l’on dira : « Que Ta volonté soit Ô Hachem notre D. et D. de nos pères, que disparaissent nos ennemis et nos tentateurs ».
- On prendra ensuite la tête d’agneau et l’on dira : « Que Ta volonté soit Ô Hachem notre D. et D. de nos pères, que nous soyons à la tête et non à la queue, et que ceci constitue un souvenir du bélier de Isaac avinou, fils d’Avraham Avinou, sur eux le Chalom.
- Il faut être très vigilent sur la Cacherout de la tête et chair d’agneau, sinon on prendra plutôt une tête de poulet, de poisson, ou d’un autre animal.
Certains ont l’habitude de manger du poisson, pour croître et fructifier comme les poissons ; ainsi a rapporté Rabbi David Aboudaram. Maran, le Hida dit au contraire qu’il faut s’abstenir d’en manger car Dag (=poisson), ressemble au mot Dahag (=souci).
De toutes les façons quand Roch Hachana tombe un Chabbat on en mangera pour ne pas changer ses habitudes de manger du poisson chabbat.
Maran Rav Ovadia Yosseph שליטא bénit toutes les personnes qui lisent « halakha Yomit » : « Que vous puissiez mériter de longues et belles années, prospérité, bonheur, que le mérite de la Torah vous protège et que celle-ci ne s’écarte pas de votre bouche et de vos descendants. Qu’Hachem exauce vos désirs, beaucoup de joie, richesse, gloire et bonheur ».

CHANA TOVA

LEILOUI NICHMAT HARAV MIKAEL ITSAK BEN RAHEL BRAMI ז״ל
R’ HAIM RIAH’I ז״ל

Traduction et adaptation par Rav F. Elbaze

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vendredi 7 septembre 2007

Halakha du jour : Quelques règles relatives à Roch Hachana

On a l’habitude de manger pour Roch Hachana, de la viande grasse, et des douceurs comme il est écrit dans Nehémia « Allez, mangez de la viande grasse , buvez des douceurs et envoyez des cadeaux, car ce jour est Kaddoch pour notre Seigneur. »
On ne jeûnera pas à Roch Hachana ; Néanmoins on ne mangera pas excessivement, pour que la crainte du jour reste sur nous. Certain, ont l’habitude au moment du Motsi, de tremper le pain dans du miel ou du sucre. Le Kaf Hahayim recommande de le tremper aussi dans le sel, comme à l’accoutumée. On a l’usage de ne pas consommer de noix car le compte numérique de EGOZ (noix) est équivalent à celui de h’et (faute).
Selon la Kabala, on ne mangera pas de raisin noir mais le blanc sera permis voir conseillé car il constitue un bon présage. Certains ne mangent pas d’aliments amers, aigres ou piquants ; Ainsi est-il rapporté dans les « Techouvot Hagueonim » (de ne pas manger piquant).
On a l’usage de ne pas faire de sieste à Roch Hachana car il n’est pas décent de dormir quand les livres de la vie et de la mort sont « ouverts ». Dans le Talmud de Jérusalem, il est dit que quiconque dort à Roch Hachana, son « Mazal » dormira pendant l’année. C’est pourquoi, il est bien de se lever les jours de Roch Hachana à l’aube, ou au moins au Nets (lever du soleil) afin de bien se préparer pour les Tephilot du jour. Si l’on ressent une lourde fatigue, il sera permis de dormir après Midi (environ 14h00) ; ainsi a rapporté Rav Haim Vital ז״ל, au nom de son illustre maître, le Ari Hakadoch ז״ל qui dormait l’après midi de Roch Hachana.
Celui qui reste oisif, ou bien « faisant passer le temps » avec des discussions vaines est semblable à celui qui dort ; Les hakhamim disent que dans ce cas, il est plus préférable de dormir ; certains lisent deux fois le livre de Tehilim car celui-ci est composé de 150 chapitres, deux fois cela revient à 300 chapitres : nombre qui correspond à la Guématria de Kaper=expiation.
Le Ben Ich Haï dit que c’est un bon usage d’étudier la Michna de Roch Hachana avec le commentaire du Bartenoura après la Seoudah du soir.
Le Ben Ich Haï a ajouté qu’il faut être très vigilent pour ne pas se mettre en colère pendant Roch Hachana ; bien sûr, cette attitude est à rejeter toute l’année, mais d’avantage à Roch Hachana ; même la colère non expressive est à éviter, car elle ne constitue pas un bon Simane=signe.

CHANA TOVA – SHABBAT SHALOM

LEILOUI NICHMAT HARAV MIKAEL ITSAK BEN RAHEL BRAMI ז״ל
R’ HAIM RIAH’I ז״ל

Traduction et adaptation par Rav F. Elbaze

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mercredi 5 septembre 2007

Halakha du jour : L’allumage des Nerot de Roch Hachana

Le premier jour de Roch Hachana, on allumera les Nerot, quand il fait encore jour, (cette année mercredi 12 septembre 2007) comme pour l’entrée de Chabbat. Si une femme a oublié d’allumer à ce moment là, c'est-à-dire avant l’entrée de la fête, elle pourra allumer, même quand il fait nuit, à condition d’allumer à partir d’une flamme déjà existante ; on veillera également à ne pas éteindre l’allumette.
Le 2e jour de Roch Hachana (jeudi soir), on attendra la sortie des étoiles pour allumer les nerot, puis alors, on pourra réciter le Kiddouch.
On ne pourra pas réaliser la « Hadlakat nérot »le jeudi quand il fait encore jour, car de même que l’on ne peut pas « préparer » du Chabbat pour le H’ol, ainsi le 1er jour de Roch Hachana ne prépare pas pour le 2e jour.
On tachera aussi de préparer les mèches du 2e jour, la veille de Roch Hachana (mercredi) mais non le jeudi quand il fit encore jour. On fera attention également à ne pas laver la vaisselle de Jeudi midi pour Jeudi soir.
L’ année qui vient, 5768, Roch Hachana tombe jeudi et vendredi ; Par conséquent, de même que le 1er jour ne « prépare pas » pour le 2e jour, ainsi le chabbat ne « prépare pas » pour le Hol ; Nos sages ont interdit de préparer le Yom Tov pour le Chabbat.
C’est pourquoi, vendredi après midi, 2e jour de Roch Hachana il ne sera pas possible de préparer ou de cuire les mets chabbatiques ; À moins de préparer, la veille de Roch Hachana ce que l’on appelle « Erouv Tavchiline ». Il sera expliqué avec l’aide d’Hachem dans la prochaine Halakha Yomit, les modalités de ce « Erouv » ; Celui-ci permet non seulement de cuisiner vendredi pour Chabbat, mais aussi d’allumer les Nerot de Chabbat, avant l’entrée de Chabbat, évidemment à partir d’une flamme déjà existante (car après l’entrée du Chabbat on ne peut plus allumer, même à partir d’une flamme existante,)

KOL TOUV

LEILOUI NICHMAT HARAV MIKAEL ITSAK BEN RAHEL BRAMI ז״ל
R’ HAIM RIAH’I ז״ל

Traduction et adaptation par Rav F. Elbaze

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mardi 4 septembre 2007

Halakha du jour : La veille de Roch Hachana

Il est rapporté dans le Midrash, à propos du Passouk : « quelle est la grande nation, qui est si proche de Son D… chaque fois qu’elle l’invoque. » « Rabbi HANINA et Rabbi Yehochoua ont dit : Quelle est cette nation qui connaît le caractère de son Créateur ; un simple mortel lorsqu’il doit comparaître en justice, se vêtit d’un habit noir, est attristé pour son avenir, il ne se lave pas, ne se rase pas ; sa négligence est extrême ; Quant à Israël, le jour de son jugement, se vêtit de blanc, se rase, se coupe les ongles, mange, boit et se réjouit le jour de Roch Hachana, car il sait qu’Hachem lui fera un Ness = miracle ».

C’est pourquoi, l’usage est de se couper les cheveux, et de préparer de beaux vêtements la veille de Roch Hachana. Il est bien également de se tremper dans un Mikvé (ceci concerne les hommes). Notre maître Rav Ovadia Yossef שליטא a écrit que si un homme ne peut pas s’immerger dans un Mikvé la veille de Roch Hachana, pourra se verser une quantité de 9 Kabim d’eau ; ce qui correspond à environ 13 litres d’eau ; ceci peut être réalisé en restant sous la douche suffisamment longtemps pour atteindre cette quantité.
Il est évident que les 9 Kabim ne remplacent pas une vraie immersion dans un Mikvé et ne peuvent en aucun cas être utilisés pour la purification d’une femme. Quand le Midrash dit qu’Israël s’habille en blanc, car il est sur qu’Hachem va lui faire un miracle, il ne s’agit évidemment pas de « miracle gratuit » ; voici le sens de ce midrash : lorsque les Bené Israël vont faire Techouva, puis multiplier les Tephilot et supplications, alors Hachem dans Sa grande bonté infinie acceptera le « retour » de Ses enfants et les inscrira dans le livre des Justes parfaits.

KOL TOUV

LEILOUI NICHMAT HARAV MIKAEL ITSAK BEN RAHEL BRAMI ז״ל
R’ HAIM RIAH’I ז״ל

Traduction et adaptation par Rav F. Elbaze

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dimanche 2 septembre 2007

La pomme, le miel et le cédrat

A l'occasion de Roch Hachana, cette année le jeudi 13 septembre et le vendredi 14 septembre 2007, " il est d'usage de manger des pommes douces trempées dans du miel et de dire: que la nouvelle année soit douce " (O.H. 583, 1). Quel est le sens de cette coutume ?

Les sages parlent de la terre comme étant une pomme. La tradition kabbalistique rapporte que la valeur numérique du mot miel-en hébreu: devach est identique a celle du mot femme en hébreu: icha.

La femme est une créature de D.ieu donnant la vie. Du coup le miel symbolise lui aussi la vie. En trempant la pomme dans le miel, l'homme prie D.ieu d'accorder au monde (la pomme) une année pleine de vie (le miel). Par ce geste, l'homme espère atteindre la clémence de D.ieu et " rappeler " à ce dernier la faiblesse inhumaine de l'homme.

On peut également trouver une autre signification a cette coutume: Adam et Eve furent créés un jour de Roch Hachana dit le Midrash. L'interdiction de manger du fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal fut donnée à Roch Hachana. Eve en a mangé ce même jour. Le Midrash dit encore que le fruit interdit était un cédrat.

" Rav 'Hama le fils de Rabbi 'Hanina a dit: que signifie le verset: " comme un pommier parmi. les arbres de la forêt..." (Cantique des Cantiques, 2-3) ? [D'autre part], pourquoi Israël est-il comparé à un pommier ? C'est pour t'enseigner que de même que le pommier produit son fruit avant ses feuilles, de même Israël a dit: " Nous ferons " avant " Nous écouterons " (Chabat 88a). Lés Tossafistes s'interrogent sur ce passage car, remarquent-ils - le pommier est semblable aux autres arbres ! Il produit ses feuilles avant son fruit ! Aussi proposent-ils de dire que le pommier en question est en fait l'arbre du cédrat qui lui, produit bien son fruit avant ses feuilles ! Preuve à l'appui: le verset " I'odeur de tes narines est comme celle des pommiers " (ibid. 7-9) est traduit par la tradition araméenne ainsi: "l'odeur de tes narines est semblable à celle du cédrat" ! Il y a. donc identification de la pomme au cédrat. D'où l'idée d'assimiler ces deux fruits.
La faute originelle a été causée parce qu'Eve voulait acquérir la Connaissance et devenir D.ieu. La réparation de la faute originelle et la révélation de D.ieu au monde passe aujourd'hui par la Connaissance. Celle-ci est vitale non pas pour devenir D.ieu mais pour aller à la rencontre de celui-ci.

Dès lors, tremper la pomme dans le miel signifie que la connaissance (la pomme identifiée au cédrat) et la femme (le miel) ne forment qu'une seule entité. La faute originelle commise à Roch Hachana trouve ainsi sa " réparation " à Roch Hachana.

On retrouve la même idée dans le célèbre épisode biblique où Rébecca envoie Jacob, son fils. vêtu des vêtements d'Esau vers Isaac pour que celui-ci le bénisse. Le verset dit alors: " Il (Jacob) s'approcha et l'embrassa. Isaac aspira l'odeur de ses vêtements, il le bénit et dit: " Voyez le parfum de mon fils est comme le parfum d'un champ que D.ieu a béni " (Gen. 27, 27). De quel champ s'agit-il ? Rav Juda le fils de Rav Samuel fils de Chilat a dit au nom de Rav qu'il s'agissait d'un champ de pommes " (Taanit 29b). Et les Tossafistes de commenter: " certains expliquent que les pommes dont il s'agit ont la même odeur que les cédrats ". Jacob est donc allé chez Isaac avec des " vêtements pleins de connaissance ". Rachi dit de plus qu'avec Jacob, est entrée dans la tente d'Isaac l'odeur du jardin d'Eden. Comme si grâce à la connaissance, on parvenait au paradis. Et bien sûr en sentant toutes ces odeurs surprenantes, Isaac enivré de l'Esprit divin bénit Jacob. La connaissance étant déjà acquise par celui-ci, les bénédictions portent sur les richesses matérielles. Dès lors, les élévations spirituelle et matérielle simultanées sont permises. Nous sommes en route vers le Divin. L'instigatrice de ce retour a D.ieu: une femme, Rébecca réparant la faute provoquée par Eve, la première des femmes. Cet épisode biblique eut lieu, comme par hasard ...- un jour de Roch Hachana (voir Torah Temima sur Gen. 27, 27, note 14).

Jacky MILEWSKI

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Bientôt Roch Hachana