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samedi 26 décembre 2009

Halakha du jour : le 10 Tevet

Le roi de Babylone a assiégé Jérusalem du dix tevet au dix-septième tamouz; la conséquence de ce siège à été la destruction du premier Temple et la sortie du peuple juif en diaspora.
Cette journée a été fixée par le rabbinat d’Israël comme étant « journée du kaddish », date à laquelle il est récité kaddish pour toutes les victimes de la shoah dont la date de leur mort n'est pas connue...

Manger et boire avant l'aube les jours de jeune :


Le Rambam écrit « En ce qui concerne ces jeunes fixés en souvenir de grands malheurs, les femmes enceintes, les femmes qui allaitent, les jeunes enfants ne sont pas tenus de jeûner. Aux jeûnes commençant le matin (et non la veille), il est permis de manger jusqu’à l’aube. Ceci est valable si la personne n’a pas vraiment dormi cependant si cette personne a dormi, elle ne pourra pas manger de nouveau ».

Dans le cas où un homme a posé la condition, avant d’aller dormir, qu’il désire manger ou boire s’il se lève avant l’aube : d’après la loi littérale, il pourra manger ou boire mais d’après la kabbale, il ne pourra pas manger mais seulement boire (même s’il a posé la condition précédemment citée avant d’aller dormir). Cependant, s’il craint de ne pas pouvoir jeûner s’il ne mange pas avant l’aube, il pourra manger même d’après la kabbale.

Le Michna Broura écrit que du fait que nous avons l’habitude de nous lever boire chaque matin, il est inutile de poser cette condition avant de dormir (la source de cette loi est dans le traité taanit p.12a, et voir le Choulhan Aroukh art.564 avec le Michna Broura au petit alinéa 1, ainsi que le Kaf Ahaïm au même endroit petits alinéas 7 a 9, et le Ben Ich Haï ref. ci-dessus). Rav David Yossef Chlita a écrit que en ce qui concerne "boire" sans condition, pour celui qui en a l'habitude, ne concerne que l'attitude à suivre chez les Ashkénazim. Mais pour les Sepharadim il faut émettre la condition de se lever avant l'aube pour boire dans tous les cas.

Ajouter la prière « Anénou »

D’après Le Rambam (premier chapitre des lois du jeune, loi 12) et Rachi, il est nécessaire de réciter la prière de “Anénou” le soir du jeune dans la prière de arvit (prière du soir) bien que l’on puisse encore manger ; mais dans la prière de arvit à l’issue du jeune on ne récitera cette prière de “anenou”. Et telle est l’opinion de Maran le Choulhan Arouh (une partie des Yéménites qui appliquent les lois du Rambam, les Tunisiens venant de Guerba -voir Choulhan Arouh art.565, par. 3 qui dit que l’on récite “anenou” aux trois prières de la journée, Michna Broura et Kaf ahaïm).

En pratique :

Les Sefaradim : individu ou officiant, réciteront la prière de "anenou" à Chaharit (prière du matin) et à Minha (prière de l'après-midi).
Les Ashkénazim : l'individu récitera "anenou" seulement à Minha, mais l'officiant le récitera à chaharit et Minha.

Un individu ajoutera "anenou" dans la prière "choméa Tefila" et l'officiant entre "goel israel" et "refaénou" comme une bénédiction séparément.

-On ne sortira de Sefer Thora que si l’assemblée comporte 10 personnes ayant jeûné (Choulhan arouh article 4966). Selon le Michna Broura, il suffit que 7 personnes ayant jeuné soient présentes lors de la prière. Selon Maran Rav Ovadia Yosseph Chlita, il suffit qu'il y ait 6 personnes qui jeûnent y compris l'officiant, pour sortir le Sefer Thora. Ainsi est l'avis de Rav Mordekhaï Elyahou Chlita.

- Un officiant n’ayant pas dit « anenou » : s’il s’agit d’un jeune « public », il récitera « anenou » entre « goel Israël » et « refaénou ». S’il a oublié de réciter « anenou » et n’a pas commencé à dire « barouh ata… » de la bénédiction « refaénou », il reprendra et récitera « anenou » comme bénédiction séparée et continuera « refaénou ».

- Une personne qui ne jeune pas ne sera pas officiant : s’il s’agit d’un officiant régulier ou une personne « importante » n’ayant pas jeuné pour cause de maladie ou de faiblesse, il pourra dire « anenou …béyom ataanit azé » (dans ce cas il pensera aux personnes qui jeûnent).

KOL TOUV.

Traduction et adaptation par Rav F. Elbaze

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vendredi 6 mars 2009

Halakha du jour : Parachat Zakhor

Le Chabbat qui précède Pourim, s'appelle "Chabbat Zakhor": car ce chabbat, on sort deux Siphrei Tora: dans le 1er, on lit la Paracha ordinaire (=tetsavé cette année 5769), dans le 2e on lit un petit passage se trouvant à la fin de la Paracha Ki Tetsé (dévarim), qui commence par "Zakhor" =souviens-toi.

Selon la Majorité des Posskim, la lecture de zakhor" est une obligation Toraïque (la lecture hebdomadaire est d'ordre rabbinique). .

Dans le Choulhan Aroukh (60-4) il a été tranché que "Mitsvot tsrikhot Kavana" : C'est-à-dire, avant d'accomplir une Mitsva, il faut penser s'acquitter de l'injonction de la Tora. Par conséquent, il incombe à tout un chacun de penser s'acquitter de son devoir, avant la lecture du passage de Zakhor. Le H'azan doit également penser acquitter le Kahal de son obligation.
Celui qui ne peut pas se rendre à la synagogue le jour de Chabbat zakhor pensera s'acquitter de cette obligation le Chabbat Ki Tetsé quand ce même passage sera lu. Il devra au préalable avertir le H'azan de l'acquitter de son devoir. Maran Rav Ovadia Yosseph chlita ajoute qu'il convient malgré tout, de lire ce passage, dans un H'oumach le jour du Chabbat Zakhor.

Les Posskim sont en désaccord, quand au statut de la femme, pour ce Chabbat.
Selon le Sefer Hakhinoukh, et d'autres Posskim, la femme est dispensée de cette Mitsva, car le but du souvenir d'Amalek est de "l'effacer" en lui faisant la guerre; or, comme la femme ne sort pas en guerre, elle n'est pas concernée par "Zakhor" (souviens toi).
D'autres Posskim ne font pas l'analogie entre "Zakhor" et la guerre; ils affirment donc, que la femme est astreinte à cette Mitsva au même titre que l'homme (cette Mitsva ne dépend pas du temps, car elle peut-être réalisée à tout moment de l'année : ce n'est qu'à priori qu'elle est réalisable le Chabbat avant Pourim). L'usage répandu, rejoint plus cette opinion; c'est pourquoi, les femmes qui s'efforcent de venir à la synagogue, pour écouter la Parachat Zakhor sont dignes de louanges. Une femme qui a des enfants en bas âge, et qui ne peut pas se déplacer sera dispensée de cette Mitsva.
Aujourd'hui, il est d'usage dans beaucoup d'endroits, d'organiser une lecture spécialement pour les femmes, avant la téfila de Minha. Ceci sera réalisable s'il y a un Minyane de 10 hommes, et la lecture se fera, sans dire de bénédiction, ni avant, ni après.

Traduction et adaptation par Rav F. Elbaze

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mercredi 21 janvier 2009

Halakha du jour : la mitsva de Bikour Holim (visite aux malades)

Dans la guemara baba metsia 30 : il est dit sur le verset : « tu leur montreras le chemin qu’ils suivront » (chemot 18) : Il s’agit de la mitsva de « bikour holim ».
Dans la guemara Sota 14, il est rapporté : « vous marcherez derrière Hachem votre D… » Comment est-il possible de marcher derrière Hachem, n’est-il pas dit ailleurs « qu’Il est un feu dévorant » ?
En fait, il s’agit de « marcher », de suivre Son comportement : Il habille les dénudés (Adam et Hava) fais-en de même ! Il rend visite aux malades (Avraham) fais-en de même ! Il console les endeuillés (Isaac après la mort d’Avraham) fais-en de même !

Le principe est que nous devons agir avec bonté et bienveillance, d’où la mitsva de Bikour Holim. L’application de cette mitsva, consiste à aider le malade, lui offrir ce dont il a besoin, qu’il s’agisse de nourriture, de médicaments, de bons conseils, ou bien tout simplement de l'aider à garder sa maison propre, comme le rapporte la guemara Nedarim 40 : Un élève de Rabbi Akiva fut malade, les hakhamim ne vinrent pas lui rendre visite ; vint Rabbi Akiva et lui nettoya sa maison. L’élève lui dit alors : « Rabbi tu m’as redonné la vie ». A ce moment là, Rabbi Akiva sortit et proclama : « Quiconque ne rend pas visite aux malades c’est comme si il le tuait ».

Maran Rav Ovadia Yossef chlita, dit que même si le malade est assisté en permanence par des médecins ou des infirmières, il est de notre devoir de lui rendre visite, de l’encourager, et de le réconforter. Dans la guemara Nedarim 40, il est dit qu'un visiteur ayant le même signe du zodiaque que le malade, lui enlève 1/60e de sa maladie ». Le Meïri explique, que si le visiteur exprime son amour vis-à-vis du malade, et que tout simplement sa personnalité et sa présence apportent du réconfort au souffrant, alors 1/60e de la maladie disparaîtra. Ainsi rapporte le Rambam : « La mitsva de Bikour Holim incombe à tous, le grand visitera le petit, même plusieurs fois dans la journée, à condition de ne pas fatiguer le malade ; quiconque accomplit cette mitsva soulagera le malade, quiconque ne l’accomplit pas, c’est comme s'il tuait le malade. » On apprend des paroles du Rambam, qu’il ne faut pas fatiguer le malade. Une femme venant d’accoucher qui reçoit sa famille, ses enfants… du matin au soir, n’aura pas de répit, bien au contraire. Il faut comprendre et être conscient de cela. L’essentiel est de soulager le malade, et ne pas accentuer sa fatigue.

Il est rapporté dans la guemara Nedarim : « Rav a dit ; Quiconque rend visite aux malades, sera épargné du guehinam, et Hachem le récompensera aussi dans ce monde-ci. Il sera épargné de son mauvais penchant et des souffrances. Il sera respecté et n’aura que des bons amis.

KOL TOUV.

CETTE HALAKHA EST DEDIEE A TOUS LES MALADES D'ISRAEL AINSI QU'AUX BLESSES CIVILS ET MILITAIRES D'ERETS ISRAEL.

Traduction et adaptation par Rav F. Elbaze

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lundi 5 janvier 2009

Halakha du jour : loi du jeune

Le Rambam nous enseigne que le but essentiel des jeunes fixés par nos sages est de nous éveiller à la techouva, de se souvenir des évènements à la date desquels ces jeunes ont été fixes (chap.5 des lois du jeune, loi 1): ...
« Certains jours ont étés fixés afin que tout le peuple d’Israël jeune à cause des malheurs qui ont eu lieu à cette date afin d’éveiller les coeurs, d’ouvrir les chemins de la techouva. Ce sera en souvenir de nos mauvais actes; ceux de nos pères comme les notre qui ont causé ces malheurs. Ces journées de jeûne ont pour objectif de corriger nos agissements ainsi qu’il est dit « nous avouerons nos fautes et celles de nos pères… » Et voici leurs dates : le troisième jour du mois de tichri date à laquelle a été tué Guedalya ben Ahikam, et par conséquence le restant des juifs habitant en Israël a du sortir en galout (diaspora). Le dixième jour du mois de tevet, le roi Nabuchodonosor est venu à Jérusalem afin de l’opprimer et l’assiéger. Le dix-septième jour du mois de tamouz ont eu lieu cinq évènements: les tables de la loi ont été brisées, le sacrifice perpétuel (tamid) a été annulé à l’époque du premier Temple, la muraille de Jérusalem a été percée à l’époque du second Temple, Apostemus l’impie a brûlé les parchemins de Thora et a mis une statue dans le Temple. Le 9 av, date commémorant 5 évènements: il a été décrété que la génération du désert ne rentrerait pas en Israël, destruction du premier et du second Temple, prise de la ville de Beitar habitée par des milliers de juifs ayant choisi un roi et pensant qu’il était le Messie et finalement ayant été tué par des goyim, à cette date Turnusrufus, un des rois de Edom, a labouré l’endroit du sanctuaire. ».

Chacun doit faire son examen de conscience le jour de jeune, chacun doit penser que ses fautes comme celles de ses pères ont provoqué tous ces malheurs. Il en viendra ainsi à corriger ses actes et faire une techouva complète. Il est écrit dans le livre d’Isaïe (chapitre 58, verset 4): ”Vous jeûnez pour fomenter querelles et dissensions, pour frapper d’un poing brutal; vous ne jeûnez point à l’heure présente pour que votre voix soit entendue là-haut.”
Il est donc bien, pendant ces journées, de lire le livre des Psaumes, des livres de morale qui brisent le coeur et éveillent à la techouva, ou bien les lois de la techouva. Par nature, l’homme se montre en général indulgent envers lui-même, mais s’il étudie les lois de la techouva, il comprendra le grand nombre de ses fautes; il sera ainsi plus motivé au repentir. On ne consacrera pas cette journée aux promenades, au coiffeur etc. Si quelqu’un a passé ces journées d’une manière indifférente sans se souvenir de la cause du jeune, il n’aura pas rempli son devoir.


KOL TOUV.

Traduction et adaptation par Rav F. Elbaze

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mardi 7 octobre 2008

Halakha du jour : Erev Kippour

L’usage est de multiplier les Selihot et supplications la veille de Kippour. On ne fera pas les Tahanounim lors de la Tefila de Chaharit, alors qu’on les récitera pendant les Selihot. On dira « Avinou Malkénou » Chaharit et Minha de la veille de Kippour. On a l’habitude de faire Hatarat Nedarim (annulation des voeux) après les Selihot ou après Chaharit.
C’est un bon Minhag de se purifier au Mikvé, la veille de Kippour ; il n’y aura pas de Berakha à dire lors de l’immersion. Ce Minhag ne concerne que les hommes. S’il y a une impossibilité d’aller au Mikvé, on pourra rester sous la douche le temps estimé, pour recevoir environ 13 litres d’eau. Les officiants en particulier, feront leur possible pour se tremper au Mikvé.
On priera Minha, Erev Kippour le plus tôt possible (à partir de 14h30 à Paris), avant la Seoudah hamafséket (repas juste avant le début du jeune). Le Vidouï (supplications spéciales pour Kippour) sera récité lors de Min ha, pendant la Amida à voix basse.
Certains ont le minhag de tremper, pendant la Seoudah Hamafséket, le pain dans du miel ou sucre, sans oublier le sel. On s’arrêtera de manger, et toutes les interdictions de Kippour prendront effet, à partir de l’entrée de Chabbat, c'est-à-dire 20 minutes avant le coucher du soleil.
Quand Yom Kippour tombe un jour de semaine, la hadlakat Nérot dépend de l’usage de l’endroit : certains allument, d’autres non ; Cette année Kippour tombant Chabbat, tout le monde allumera : Les femmes Sepharadiot prononceront la Berakha :
Baroukh Ata … Acher Kiddéchanou Bémitsvotav Vétsivanou Lehadlik Ner Chel Chabbat Veyom Hakippourim. Seulement après, elles allumeront.
Si la femme se rend le soir à la synagogue, elle entendra là-bas la Berakha de Chehehiyanou ; par conséquent, elle n’aura pas à la réciter au moment de Hadlakat Nérot, si elle ne compte pas s’y rendre, elle fera Chéhéhyanou après l’allumage; Kippour rentrera immédiatement par cette bénédiction. C’est pourquoi, aucun travail ne sera effectué après cette Berakha ; de même la femme tachera de mettre ses « Chaussures de Kippour » pour la Hadlaka. On honorera Kippour par de beaux vêtements ; certains s’habillent en blanc, ou se revêtissent avec le Kittel; on recouvrira la table avec une nappe blanche. Le Ben Ich Haï ז״ל dit qu’on y mettra non pas des couverts, mais plutôt des Sifrei Kodesh, des livres de prières ou d’étude.

TSOM KAL - CHANA TOVA

Traduction et Adaptation par Rav F. Elbaze

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dimanche 5 octobre 2008

Halakha du jour : Yom Kippour.

On a l’usage de lire Kol Nidré à l’entrée de Kippour. Il s’agit d’un texte qui annule certains vœux formulés pendant l’année écoulée ; c’est pourquoi le texte est au passé. Aussi, ce texte déclare comme non avenus certains vœux que l’on va prononcer pendant l’année à venir ; d’où le texte également au futur; Voir dans Yoré Dea chapitre 211, pour savoir quels sont les vœux qui sont annulés par Kol Nidré et quels sont ceux, qui nécessitent Hatarat Nedarim devant un Talmid Hakham. 
Nos Hakhamim ont institué de dire la Berakha de « chéhéhyanou » la veille de Kippour, après le Kol Nidré.
Certains ont l’habitude de faire « Hachkava » pour les défunts, après le Kol Nidré.
Le but est de faire de la Tsédaka pour l’élévation de l’âme d’un ou plusieurs disparus.
Ensuite, le Rav bénit l’assemblée et l’on raccompagne les Sifré Tora dans l‘Arche Sainte, puis on commence Arvit de Kippour. On a l’usage pendant toute la journée de Kippour de dire « Baroukh Chem Kévod Malkhouto Léolam Vaed » à voix haute. Le Midrash explique, que ce verset appartient aux Anges, donc il n’est pas convenable pendant l’année de dire à voix haute, ce qui ne nous appartient pas ; mais le jour de Kippour, où nous sommes assimilés aux anges (parce que, nettoyés de nos fautes), plus rien ne nous empêche de dire haut et fort, ce qui nous appartient.
Il convient de prier toutes les Tephilot de Kippour, avec une grande soumission à Hachem, une grande crainte, car nous sommes jugés ce jour-là. Il est bien de prier, avec supplications, avec pleurs, car les « portes des larmes » ne sont jamais fermées et une Tephila en pleurs est plus appréciée et acceptée par le Roi des Rois.
Nos sages recommandent, à la fin de Kippour, lors de la Tephila de Arvit, de prier avec ferveur, et de ne pas fuir comme un « enfant qui fuit l’école », car après une si belle journée, intense en spiritualité, comment est-il possible de fuir la Tephila de Arvit.
Quand on arrive chez soi avant de « Casser » le jeune on fera la Havdala. On ne prendra pas les aromates même lorsque Kippour tombe un Chabbat, comme cette année (Les Ashkénazim font la Berakha sur les aromates).
Quand à la Berakha sur le feu, à priori, on prendra du feu qui a existé pendant toute la journée de kippour.
Sinon, puisque Kippour tombe un Chabbat, on pourra à posteriori, allumer Samedi soir, le « Ner » habituel et réciter la Berakha : Boré Méoré Haech.

CHANA TOVA

Traduction et adaptation par Rav F. Elbaze

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jeudi 2 octobre 2008

Halakha du jour : Les 10 jours de pénitence

Nos sages ont dit à propos du verset « Réclamez Hachem quand Il est présent » : « Il est présent » : il s’agit des 10 jours entre Roch Hachana et Yom Kippour. A ce propos, le Rambam a écrit : « Bien que la Techouva et la prière soient favorables à tout moment de l’année, pendant les 10 jours de pénitence, elles le sont davantage et sont acceptées immédiatement ».
C’est pourquoi pendant cette période, il incombe à chacun de scruter ses actes, et de faire Techouva sur sa mauvaise conduite, c'est-à-dire, de regretter le mal que l’on aurait pu faire, puis faire le Vidouï = expliciter les actes négatifs et décider sincèrement de ne plus « rechuter ».
Les fautes de l’homme envers son prochain sont pardonnées le jour de Kippour, uniquement si l’on demande pardon à la personne concernée. C’est pourquoi, si l’on a volé une tierce personne, la restitution de l’objet ne sera pas suffisante, il faudra demander, en plus, « Mé’hila » à la victime. De même si l’on a vexé avec des paroles ou à plus forte raison, si l’on a fait rougir en public une personne, on aura l’obligation de demander « Me’hila ».
Rabbi Yossef Haim de Bagdad ז״ל (Ben Ich Haï) recommande fermement à chacun de demander Me’hila à son père et sa mère car, en général, on pense plus à s’incliner devant une personne étrangère, alors qu’il est pratiquement impossible de ne pas fauter envers les parents que l’on côtoie chaque jour, et a chaque instant ; par conséquent, des excuses sincères s’imposent.
Rabbi Haim Vital ז״ל a rapporté au nom de son illustre maître, le Ari Hakadoch ז״ל que les 7 jours qui séparent Roch Hachana de Kippour, représentent les 7 jours de la semaine et que l’on devait penser réparer les fautes que l’on aurait pu commettre, dans l’année, ce même jour : Par exemple nous sommes aujourd’hui Mardi : on doit penser réparer, toutes les imperfections effectuées habituellement le Mardi.
Le Rambam décrit, combien grande est la Techouva ; elle permet de hisser l’homme jusqu’à la Chekhina. Hier, il était détesté par Hachem, aujourd’hui il est aimé, agréable, apprécié et l’ « ami » du Créateur. Le Baal Techouva est considéré par Hachem, comme s’il n’avait jamais fauté. Il est d’ailleurs au dessus du Tsaddik, car il a goûté maintes fois à la faute, et maintenant il s’en écarte. Il maîtrise désormais son Yetser Hara = mauvais penchant. Revenons tous vers Hachem, car Sa main est tendue pour accueillir les « Baalé Techouva » (repentants).
Bonne Techouva et que chacun soit inscrit dans le livre de la vie.

CHANA TOVA

Traduction et adaptation par Rav F. Elbaze

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lundi 29 septembre 2008

Halakha du jour : Tachlich

Le 1er jour de Roch Hachana, après la Tefila de Minha, on a l’habitude de se rendre au bord de la mer, ou d’un fleuve, près d’une source ou d’un puit, pour réciter le « séder de Tachlich ».

Cet usage est mentionné dans le livre des Minhagim du Rav Mahari Molin : La raison est dit-il conformément aux enseignements du Midrach dans lequel il est rapporté : « Lorsque Avraham Avinou se rendit avec son fils Itshak sur le Mont Moria (pour y être sanctifié), comme Hachem le lui avait demandé, le Satan se dressa face à Avraham et tenta de le dissuader d’accomplir la volonté d’Hachem. Lorsqu’il vit que ses efforts étaient vains, il devança nos Patriarches et se transforma en fleuve pour leur barrer le chemin. Avraham et Itshak ne reculèrent pas devant cet obstacle et commencèrent à pénétrer dans le fleuve, jusqu’au stade où l’ou l’eau arriva à hauteur du cou. A ce moment-là, Avraham leva ses yeux aux Ciel et dit : « Maître de l’univers, Tu t’es dévoilé à moi, me demandant de prendre mon fils unique que j’aime et de me rendre sur le Mont Moria pour le sacrifier ; je n’ai émis aucun signe de protestation et maintenant devrions-nous avec mon fils périr noyés dans ce fleuve, oh sauve-moi Hachem, car bientôt l’eau prendra ma vie ».
A ce moment- la, Hachem gronda le Satan et celui-ci partit ».

Il est rapporté dans le Zohar Hakadoch, que ce fameux jour eut lieu Roch Hachana, c’est pourquoi nous lisons « Hakédat Itshak » dans le 1er sefer Tora, de Roch Hachana et c’est pour la même raison, que nous nous rendons auprès d’un fleuve ce même jour, pour y évoquer le mérite d’Avraham et Itshak, nos ancêtres.

IL est rapporté une autre raison de Tachlich dans le livre « Ohaley Yaacov » Il est rapporté le traité Horayot (12) disant que, lorsque l’on oint un roi, on le fait au bord d’une source, car de même que celle-ci suit sa course et jaillit avec abondance, on émet le souhait, que la Royauté du nouveau roi jaillisse et se prolonge comme la source. Ainsi Rav Mécharchéa disait à ses élèves : lorsque vous étudiez la Torah ; faites-le devant une source, afin que votre étude se poursuivre et ne s’oublie pas, à l’image de ce fleuve.

Ainsi on se rendra à Roch Hachana au bord d’un fleuve pour souhaiter en guise de Mazal Tov, qu’Hachem poursuivre et prolonge son amour et sa bonté infinie envers nous et qu’Il nous inscrive dans le livre de la vie.

CHANA TOVA

Traduction et adaptation par Rav F. Elbaze

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jeudi 25 septembre 2008

Halakha du jour : la veille de Roch Hachana

Il est rapporté dans le Midrash, à propos du Passouk : « quelle est la grande nation, qui est si proche de Son D… chaque fois qu’elle l’invoque. » Rabbi Hanina et Rabbi Yehochoua ont dit : Quelle est cette nation qui connaît le caractère de son créateur ; un simple mortel lorsqu’il doit comparaître en justice se vêtira d’un habit noir, sera attristé pour son avenir, il ne se lavera pas, ne se rasera pas ; il se négligera totalement ; Mais Israël, le jour de son jugement se vêtit de blanc, se rase, se coupe les ongles, mange, boit et se réjouit le jour de Roch Hachana, car il sait qu’Hachem lui fera un Ness = miracle.
C’est pourquoi, l’usage est de se couper les cheveux de préparer de beaux vêtements la veille de Roch Hachana. Il est bien également de se tremper dans un Mikvé (ceci concerne les hommes). Notre maître Rav Ovadia Yossef שליטא a écrit que si un homme ne peut pas s’immerger dans un Mikvé la veille de Roch Hachana, il pourra se verser une quantité de 9 Kabim d’eau ; ce qui correspond à environ 13 litres d’eau ; ceci peut être réalisé en restant sous la douche pendant suffisamment de temps pour atteindre cette quantité.
Il est évident que les 9 Kabim ne remplacent pas une vraie immersion dans un Mikvé et ne peut en aucun cas être utilisé pour la purification d’une femme. Quand le Midrash dit que, Israël s’habille en blanc, c'est qu’il est sur qu’Hachem va faire un miracle; il ne s’agit évidemment pas de miracle gratuit, mais il faut comprendre, que, lorsque les Bené Israël vont faire Techouva, ils vont multiplier les Tephilot et supplications, alors Hachem, dans Sa grande bonté infinie, acceptera le retour de Ses enfants et les inscrira dans le livre des Justes parfaits.

Traduction et adaptation par Rav F. Elbaze

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mercredi 24 septembre 2008

Halakha du jour : Quelques règles relatives à Roch Hachana

On a l’habitude de manger pour Roch Hachana, de la viande grasse, et des douceurs comme il est écrit dans Nehémia « Allez, mangez de la viande grasse , buvez des douceurs et envoyez des cadeaux, car ce jour est Kadoch pour notre Seigneur. »
On ne jeûnera pas à Roch Hachana ; Néanmoins on ne mangera pas excessivement, pour que la crainte du jour reste sur nous. Certain, ont l’habitude au moment du Motsi, de tremper le pain dans du miel ou du sucre. Le Kaf Hahayim recommande de le tremper aussi dans le sel, comme à l’accoutumée. On a l’usage de ne pas consommer de noix car le compte numérique de EGOZ (noix) est équivalent à celui de h’et (faute).
Selon la Kabala, on ne mangera pas de raisin noir mais le blanc sera permis voir conseillé car il constitue un bon présage. Certains ne mangent pas d’aliments amers, aigres ou piquants ; Ainsi est-il rapporté dans les « Techouvot Hagueonim » (de ne pas manger piquant).
On a l’usage de ne pas faire de sieste à Roch Hachana car il n’est pas décent de dormir quand les livres de la vie et de la mort sont « ouverts ». Dans le Talmud de Jérusalem, il est dit que quiconque dort à Roch Hachana, son « Mazal » dormira pendant l’année. C’est pourquoi, il est bien de se lever les jours de Roch Hachana à l’aube, ou au moins au Nets (lever du soleil) afin de bien se préparer pour les Tephilot du jour. Si l’on ressent une lourde fatigue, il sera permis de dormir après Midi (environ 14h00) ; ainsi a rapporté Rav Haim Vital ז״ל, au nom de son illustre maître, le Ari Hakadoch ז״ל qui dormait l’après midi de Roch Hachana.
Celui qui reste oisif, ou bien « faisant passer le temps » avec des discussions vaines est semblable à celui qui dort ; Les hakhamim disent que dans ce cas, il est plus préférable de dormir ; certains lisent deux fois le livre de Tehilim car celui-ci est composé de 150 chapitres, deux fois cela revient à 300 chapitres : nombre qui correspond à la Guématria de Kaper=expiation.
Le Ben Ich Haï dit que c’est un bon usage d’étudier la Michna de Roch Hachana avec le commentaire du Bartenoura après la Seoudah du soir.
Le Ben Ich Haï a ajouté qu’il faut être très vigilent pour ne pas se mettre en colère pendant Roch Hachana ; bien sûr, cette attitude est à rejeter toute l’année, mais d’avantage à Roch Hachana ; même la colère non expressive est à éviter, car elle ne constitue pas un bon Simane=signe.

CHANA TOVA

Traduction et adaptation par Rav F. Elbaze

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jeudi 11 septembre 2008

Halakha du jour : lois relatives à la Techouva

Elloul est le mois de la miséricorde et du Pardon ; c’est pour cela, c’est un devoir sacré de tout un chacun, hommes et femmes, de scruter ses actions, de les améliorer et de se rapprocher d’Hachem. Ainsi, lorsque l’on se présentera le jour du « jugement » : Roch Hachana, Il nous déversera Sa grande miséricorde, et Il nous procurera une merveilleuse et douce année.
Il ne convient pas pour une personne « saine d’esprit », de repousser la Techouva, comme l’exprime si bien Rav Moché Haim Luzato dans Messilat Yecharim : « Le report de la Techouva, ne se trouve que chez les « ignorants ».
Notre maître Rav Ovadia Yossef שליטא écrit au nom du Ari Hakadoch ז״ל qu’il convient de penser à tous les égarés de notre peuple, en particulier pour ses proches, pendant la Amida ; précisément dans la Berakha de « Hachivénou », pour qu’ils fassent Techouva ; car ces jours sont propices à cela, puisque « Sa main est tendue, pour recueillir les repentants ».
Le Rambam écrit dans les lois concernant la Techouva : « Si un homme a transgressé une Loi de la Torah, sciemment ou par inadvertance, lorsqu’il fera Techouva, il devra faire Vidouï : c'est-à-dire exprimer à haute voix et reconnaître ses fautes. Ce Vidouï est une Mitzva positive, de la Torah comme il est dit : « Ils reconnaîtront leurs fautes… »(Nombres 5).
Comment fait-on Vidouï ? Il faut dire : Ana Hachem : De grâce Hachem, j’ai fauté, je me suis révolté contre Toi, j’ai fais ceci cela, je regrette, j’i honte de mes actes, et je ne recommencerai plus. » Ceci est l’essentiel du Vidouï ; Plus on dévoile de fautes plus on est digne de louanges.
Quand un homme se repentit sincèrement, et qu’il devient un véritable Baal Techouva, rien de son passé ne pourra lui être reproché ni dans ce monde-ci, ni dans l’au-delà.
Il existe une condition supplémentaire et indispensable, pour devenir « Baal Techouva ». Il s’agit de s’engager à ne plus commettre des actes, que la Torah rejette ; Si le Chabbat n’était pas respecté selon les règles, la cacherout pas très sérieuse, ou bien une tenue vestimentaire pas conforme aux lois de la « pudeur », il faut décider dorénavant de réaliser à la lettre ces prescriptions. Si une personne dit : « Je vais fauter, puis faire Techouva », on ne lui donnera pas la possibilité (du Ciel) de se repentir.
Pour que la Techouva soit complète, il est impératif, également, de regretter les méfaits que l’on a commis vis-à-vis de notre Créateur.
Par conséquent, il en résulte que la Techouva comprend 3 étapes :
1) Exprimer verbalement ses fautes : Vidouï devarim.
2) Abandonner les mauvaises attitudes : Azivat Ah’et
3) Regretter ses fautes : H’arata.
Quiconque agit de la sorte, accompli la Mitzva de Techouva et sera aimé d’Hachem. C’est à son propos que R. Akiva a dit : « Heureux êtes-vous Israël, sachez devant qui vous vous purifiez, et qui vous purifie. De même que le Mikvé purifie les impurs, Hachem purifie les Bnei Israël.

Traduction et adaptation par Rav F. Elbaze

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vendredi 8 août 2008

Halakha du jour : Ticha Beav qui tombe un Chabbat

Seoudat Mafséket :
Habituellement, lorsque le 9 Av, tombe un jour de semaine, le repas qui précède l’entrée du jeune : « Seoudat Mafséket » est limité à un seul plat cuisiné, avec l’interdiction, selon le Din, de consommer de la viande et de boire du vin. Cette année 5768, où Ticha Beav tombe samedi soir, il n’y aura pas de Seoudat Mafséket comme on l’entend d’habitude. Pour le Kavod du Chabbat, il n’y aura pas de manifestation de deuil pendant ce jour et la Seouda Chlichit sera le dernier repas qui précèdera l’entrée du jeune. Pendant ce repas, on pourra consommer toutes sortes d’aliments, sans aucune restriction. Bien que certains décisionnaires interdisent la consommation de viande et de vin pendant cette Seouda, la majorité des Posskim le permet, pour le Kavod du Chabbat.
Dans le livre « Chévoulei Haléket », il est rapporté au nom des Guéonim, que la viande et le vin sont autorisés pour Seouda Chlichit.
Ainsi sera la Halakha ; il sera même autorisé de chanter comme les autres Chabbatot, les Zmirot de Chabbat. Attention : la Seouda Chlichit sera effectuée après Minha, et terminera « impérativement » avant l’entrée du jeune, c’est a dire avant la Chekiya (=coucher du soleil) (pour Paris : 21h15).

Sortie du Chabbat :
Habituellement, lorsque Ticha Beav tombe en jour de semaine, dès le coucher du soleil du 8 Av, les interdictions de ce jour rentrent en vigueur. Il en sera de même cette année, samedi soir, sauf pour l’interdiction de porter des chaussures en cuir. On les gardera à ses pieds jusqu’à la tombée de la nuit (=sortie des étoiles). A ce moment là, on dira : « Baroukh Hamavdil Ben Kodesh Lehol », puis l’on enfilera ses chaussures en toile. On pourra ensuite se rendre à la synagogue pour la prière de Arvit.

Havdala :
Il y a 3 avis parmi les Richonim pour la Havdala :
- Les Guéonim : La Havdala s’effectue à la fin du jeune, le dimanche soir.
- Le Sefer Hamanhig : on l’effectue le samedi soir et l’on donne, le verre de vin, à boire à un enfant.
- Le Ramban : Il n’y a pas du tout de Havdala. (On dira quand même, Ata Honanetanou dans la Amida).
Maran le Choulhan Aroukh a tranché comme les Guéonim, c'est-à-dire que la Havdala se fera le dimanche soir après le Taanit. La Berakha sur le feu se dira le samedi soir à la synagogue avant la lecture de « Eikha » ; la berakha sur les aromates ne se dira pas du tout.

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vendredi 27 juin 2008

Halakha du jour : la Havdala pour les femmes

Les femmes sont astreintes par la Thora à l’obligation de faire la Havdala à la fin du Shabbat, de Yom Tov et de Yom Kippour.

Les femmes ont pris l’habitude de ne pas goûter la coupe de vin de la Havdala et ne goûtent que celle du quiddouch pour montrer combien cette Mitsva leur est chère. Mais lorsqu’ une femme fait le Havdala elle-même, il est évident qu’elle doit la boire, de même que doit le faire un homme dans ce cas.

Lorsqu’une femme écoute la Havdala, elle doit avoir l’intention de s’en acquitter. Il faut bien écouter chacune de ses bénédictions, y répondre amen, et ne pas dire Baroukh hou oubaroukh chémo, ni s’interrompre en parlant depuis le début de la Havdala jusqu'à ce que celui qui fait la Havdala ait fini de boire le vin. Elle doit s’asseoir pour l’écouter et ne pas se promener dans la maison pendant ce temps.

Les femmes ont aussi l’obligation de prendre un quatrième repas à la fin du Shabbat et, à priori, il est recommandé d’y manger du pain. Si c’est impossible, on y mangera un gâteau ; si ce n’est pas possible non plus, on se contentera de fruits. (Faire melavé malka- quatrième repas- à la fin du Shabbat, est une ségoula pour un accouchement facile).

KOL TOUV

Traduction et adaptation par Rav F. Elbaze

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lundi 19 mai 2008

Halakha du jour : Pessah Cheni

A l'époque du Beth Hamikdach, quiconque n'ayant pas offert son Korban Pessah (=agneau pascal), le 14 Nisan, soit pour des raisons d'impureté, soit pour des raisons d'éloignement géographique par rapport à Jérusalem, devait l'apporter en guise de "rattrapage" 30 jours plus tard, c'est-à-dire le 14 Iyar. C'est pourquoi ce jour se nomme Pessah Chéni = le 2e Pessah.
On doit manifester plus de sentiments de joie que d'habitude, puisqu'il s'agit d'un jour rempli de Kédoucha (= sainteté).
Certains ont l'habitude de manger de la Matsa ce jour là. Concernant la Berakha sur la Matsa, les Ashkénazim font toute l'année Motsi. Les Sepharadim font Motsi UNIQUEMENT pour Pessah, et mezonot les autres jours de l’année (même Pessah Chéni) : Celui qui craint Hachem, consommera du pain Motsi, au début du repas, pour le poursuivre à la matsa : il sortira entièrement du doute. [Il dira Birkat Hamazone à la fin du repas.]
Il est permis de travailler Pessah Chéni.
On ne dit pas Tahanoun en ce jour.
Certains disent que l'on ne jeûnera pas, sauf pour un Taanit Halom (mauvais rêve), ou pour l'anniversaire de décès, du père ou de la mère.
Certains ne disent pas Tahanoun également le 15 Iyar (en dehors d'Israël comme pour toutes les autres fêtes), mais cette opinion est rejetée par le Kaf Hahayim, et d'autres Posskim.

KOL TOUV.

Traduction et adaptation par Rav F. Elbaze

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lundi 28 avril 2008

Halakha du jour : Birkat Haïlanot

Quiconque sort pendant les jours de Nissan et rencontre des arbres florissants dira la Berakha suivante : "Toi, Hachem, qui est source de bénédiction, notre D…, Roi du monde, qui n'a rien manqué de créer dans Son monde, et a créé de bonnes créatures et de bons arbres afin que les hommes puissent en profiter."
Nos sages ont institué cette Berakha puisque le bourgeonnement des arbres est un évènement qui se reproduit une fois par an, d'année en année; l'homme contemple aujourd'hui des arbres en fleurs, alors qu'hier ils étaient nus et desséchés. Cette Berakha, ne se dit qu'une fois par an.
Les femmes également diront cette Berakha le mois de Nissan. Cette Mitsva ne dépend pas du temps pour que ces dernières en soient dispensées.
Le Mitsva de souka dépend du temps car il faut attendre le 15 tichri pour célébrer la fête de Soukot ; on pourrait construire une Souka avant ou après cette date mais ces dates ne correspondraient pas au temps fixé par la Tora. Tandis que Birkat Haïlanot pourrait se dire à n'importe quel moment de l'année, dès lors où les arbres bourgeonnent; il se trouve que cette période correspond au mois de Nissan. Mais en Afrique du Sud où les arbres bourgeonnent en Tichri, à ce moment là seulement on récitera cette Berakha. Par conséquent, il n'y pas de date fixe donnée par la Tora pour accomplir cette magnifique Mitsva. Voici donc pourquoi les femmes sont concernées par cette Mitsva au même tire que les hommes. [Rappel : La Michna dans Kiddouchin 29 dit que toute Mitsva positive qui dépend du temps, les femmes en sont dispensées.]

Traduction et adaptation par Rav F. Elbaze.

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jeudi 20 mars 2008

Le Michté : le festin de Pourim

C'est une Mitsva d'organiser une Seouda "riche" pour Pourim. A priori on consommera du pain à ce Michté. Le Rambam a écrit :"Comment réaliser le Michté ? manger de la viande et faire une Seouda copieuse, chacun suivant ses moyens, boire du vin « à se saouler » au point de ressentir le besoin d'aller dormir. Le Meïri ז״ל, a écrit : "un homme a l'obligation de multiplier la Simha (joie), la nourriture, la boisson… pour Pourim ; de toutes les façons, il n'y a aucune obligation de boire au point de perdre son honneur, de se dégrader, car l'essentiel de la Simha est de ressentir une proximité avec notre Créateur pour L'aimer d’avantage, de Le louer pour tous les miracles dont Il nous a gratifié"...
Selon le Orhot Haim, quand la guemara a parlé de « s'enivrer pour Pourim », il s'agit simplement de boire plus qu'à l'ordinaire, mais se saouler est strictement interdit. Ainsi ont écrit le Choulhan Aroukh (495), le Rama et d'autres Posskim encore.
Le Gaon de Vilna ז״ל a écrit :"Puisque l'on boit plus que d'habitude, on ira dormir; de ce fait il sera impossible de discerner entre "Baroukh Mordekhaï" de "Arour Haman".
Le Rachach et d'autres Posskim ont écrit qu'il existait autrefois un poème, où l'on disait en fin de phrase une fois "arour Haman", une fois "Baroukh Mordekhaï" et ainsi de suite. Lorsque l'on boit un peu plus que d'habitude, il est très facile de se tromper et d'inverser le « arour » du « Baroukh » et vice-versa.
Dans le livre Rov Dagan, il est dit que, on a tant bu qu'il est impossible de raconter clairement le miracle de Pourim, mais inverser Arour de Baroukh, n'est pas concevable.
Ainsi est l'habitude de Maran Rav Ovadia Yosseph Chlita de ne pas se saouler pour Pourim mais de boire un peu plus que l'ordinaire, de ce fait il en vient à faire une petite sieste.

POURIM SAMEA'H.

Traduction et adaptation par Rav F. Elbaze

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lundi 25 février 2008

Halakha du jour : le sang dans les oeufs

Le sang qui se trouve dans les œufs est interdit à la consommation car il est le germe du futur poussin qui en sortira. Le sang de ce poussin est interdit selon la Tora, par conséquent, le sang se trouvant dans l'œuf sera interdit également selon la Tora. Ceci est l'avis de Rabbénou Haroch et des Tossaphistes. Cependant, l'avis du Rambam est que le sang se trouvant dans l'œuf ne constitue qu'une interdiction rabbinique ; puisque le poussin n'est pas encore formé, son sang n'a pas encore le Din (statut) de poussin. L'interdiction du sang est une Guezera (décret Rabbinique), à cause du sang de poulet : de peur d’une extrapolation éventuelle : "Le sang de l'œuf est permis, donc le sang du poulet est permis"..
Parfois le sang rend tout l’œuf interdit, parfois il ne le rend pas interdit :
s'il se trouve même très peu de sang dans le jaune d'œuf, celui-ci sera entièrement interdit à la consommation.
S'il se trouve dans le blanc, on jettera le sang, et l'œuf sera autorisé.
Ceci est l'avis de Maran le Choulhan Aroukh.
Cependant, le Rama rend également l'œuf interdit, même si la goutte de sang se trouve dans le blanc. Tel est l'usage des Ashkenazim.
Quand on a besoin de casser des œufs pour en faire une omelette, il est nécessaire de vérifier chaque œuf avant de le "sélectionner" pour son plat.
Cependant, quand on veut faire bouillir des œufs, ou les introduire "entiers" dans la Dafina du chabbat, il ne sera pas nécessaire de les vérifier, car intervient à ce moment-là la règle du rov (majorité). La Thora nous demande de suivre la majorité, et dans la majorité des cas, les œufs ne contiennent pas de sang. Voici pourquoi les œufs seront permis.
Cependant, dans le livre "Knesset Haguedola", il est écrit que certains sont très stricts et vident le contenu de l'œuf systématiquement afin de rechercher des traces éventuelles de sang, puis, ils reconstituent l'œuf en le remplissant de nouveau de son contenu (comment ferment-ils la coquille ?); tout cela avant de les bouillir. Mais cette houmra (exigence) n'est pas admise par la plupart des Poskims.D'autant plus que le grand kabbaliste Rabbi Haim Vital ז״ל témoigne avoir vu à plusieurs reprises son illustre maître le Ari Hakadoch ז״ל gober des œufs sans craindre qu'ils ne contiennent du sang. Ainsi témoigne et tranche Maran le Hida ז״ל dans son livre "Birké Yossef".

KOL TOUV.

Traduction et adaptation par Rav F. Elbaze

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vendredi 22 février 2008

Halakha du jour : les frais pour les préparatifs de Chabbat

Dans le Traité Betsa, il est enseigné (15) : Hachem a dit à Israël : "Mes enfants, empruntez de l'argent pour Moi, afin de sanctifier le Chabbat, quant à Moi, croyez fort, Je vous rembourserai".
Il semble d'après ce texte, que Hachem invite tout juif en difficulté à emprunter pour les besoins du Chabbat, et qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter car Il remboursera la dette.
Or, chacun comprend aisément qu'il est impossible d'imaginer qu'Hachem demande à un juif de s'endetter afin de dresser une table de Chabbat comme à « l'époque du roi Salomon », avec des dizaines de douceurs et délices, sans considérer sa situation économique. Jamais il n'a été entendu qu'un Gadol en Israël ait un jour agit ainsi.
Il nous faut donc comprendre cet enseignement de nos sages...
Dans le Traité Chabbat 118, il est dit : "Même, une petite chose en l'honneur du Chabbat, est considéré comme Oneg Chabbat ». La Guemara a expliqué : « une petite chose », il faut comprendre même des petits poissons frits (ce qui n'est pas onéreux). Il est dit également dans Pessahim 112 : "Mange le chabbat comme un jour de semaine, mais de dépend de personne". Même pour la Mitzva de Oneg Chabbat, qui pour certains, est une Mitzva de la Tora, nos sages n'ont pas exigé d'emprunter afin de la réaliser. Donc quand Hachem demande d'emprunter, il s'agit d'une personne qui pour le moment n'a pas d'argent disponible, mais qui n'est pas dans le besoin, il sait que de l'argent doit lui parvenir incessamment. C'est dans ce cas qu'Hachem demande d'emprunter avec l'assurance d'un remboursement immédiat; tandis qu'une personne qui est réellement dans le besoin n'a pas à emprunter, ni à s'endetter pour le Oneg Chabbat.
Dans les Hagaot Acheri, il a été également précisé que "Fais de ton chabbat un jour de H'ol mais ne demande rien à quiconque" ne s'adresse qu'à une personne réellement nécessiteuse et que "empruntez pour Moi" s'adresse à quelqu'un qui pourra facilement rembourser sa dette.
Ainsi est-il écrit dans le livre "Chénot Haim" : si l'on n'a pas les moyens de rembourser, il est interdit de compter sur un miracle, pour pouvoir emprunter.
Il est écrit également dans le livre "Seder Hayom" : n'est concernée par la Mitzva de Kavod et Oneg chabbat qu'une personne ayant les moyens; tandis que celui qui est démuni de tout ne transgresse et n'est responsable en rien s'il ne peut réaliser la Mitzva de Oneg Chabbat. A plus forte raison, celui qui peut accueillir honorablement le chabbat par des mets convenables mais qui désire acquérir des aliments supplémentaires onéreux n'a pas à s'endetter pour cela.
De là un enseignement et surtout une leçon pour ceux qui vivent au dessus de leur moyen, au quotidien, et qui en viennent à des dettes étranglantes : ce comportement n'est pas celui voulu par la Tora, car celle-ci dispense, même pour une Mitsva aussi importante que le Chabbat, celui qui est en difficulté financière; l'essentiel est de ne pas s'endetter.

KOL TOUV.

Traduction et adaptation par Rav F. Elbaze

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jeudi 7 février 2008

Halakha du jour : accouchement le Chabbat

Question : Une femme enceinte pour qui les chances d'accouchement un jour de Chabbat, sont très élevées, a-t-elle l'obligation de "déménager" le vendredi pour s'installer dans un endroit proche de la maternité afin de ne pas profaner le Chabbat; ou bien peut-elle rester malgré tout, chez elle, avec de fortes chances de devoir profaner le Chabbat ?

Réponse : Un principe est clair : dans tous les cas où il y a "Pikoua'h Nefech"(=danger de mort), il y a obligation de profaner le chabbat, afin de sauver une vie. C'est pourquoi, si une femme ressent de fortes contractions, un jour de Chabbat, elle a le devoir de téléphoner à un taxi ou une ambulance, pour la conduire à la maternité; plus encore, son mari, ou une proche parente, peuvent l'accompagner si elle en ressent le besoin. (voir Iguerot Moché 132)
Concernant notre problématique, la femme, doit-elle prendre ses précautions et s'installer dans un hôtel proche de l'hôpital depuis Vendredi ? le Gaon et grand décisionnaire Rav S.H. Vozner Chlita, dans Chevet Halévy (8-88) a tranché que si cela occasionnait trop d'embarras et d'efforts, il était permis de rester chez soi (avec le risque de transgresser le Chabbat).
Ainsi a tranché l'Admour de Tsantsז״ל dans Divré Yatsiv (175), en avançant le principe de "Melakha Chéhéna Tsrikha Légoufa" : c'est-à-dire, le moyen de locomotion n'est pas, dans notre cas, un but en soi (contrairement à une ballade), mais le véritable but est de sauver sa propre vie .Par conséquent, la profanation chabbatique devient d'ordre Rabbinique, donc plus permissive en cas de nécessité.
Notre maître Rav Ovadia Yossef Chlita, après avoir rapporté l'avis de ces deux grands maîtres , a tranché qu'à priori, il fallait abandonner sa maison depuis le Vendredi, pour passer Chabbat dans un hôtel, proche de la maternité. Ceci à condition de ne pas occasionner trop de Tirh'a (=perturbation). Sinon la femme pourra rester chez elle, et attendre l'heureux évènement (qui n'aura peut être pas lieu le Chabbat).

KOL TOUV.

Traduction et adaptation par Rav F. Elbaze

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vendredi 1 février 2008

Halakha du jour : le Kiddouch du chabbat pour les femmes

Les femmes sont astreintes au Kiddouch du vendredi soir, au même titre que les hommes, bien qu'il s’agisse d'une "Mitzva Assé Chéazmane Grama" : Mitzva positive qui dépend du temps. En effet, dans la Paracha de Ytro il est dit : "Zakhor Et Yom Hachabat Lékadcho" : souviens-toi du jour de Chabbat pour le sanctifier (le sanctifier par le Kiddouch). Dans la Paracha Vahéth'anan il est dit : "Chamor Et Yom Hachabat Lékadcho" (il s'agit des interdits de Chabbat : Lo taassé). Nos sages nous ont enseigné que « Chamor Vezakhor Bedibour Eh'ad » : Le Chamor et le Zakhor ont été prononcés en même temps; ceci pour nous enseigner que quiconque est concerné par le Chamor est concerné par le Zakhor : puisque les femmes sont soumises au Chamor (=interdictions du chabbat), elles sont, par conséquent, soumises au Zakhor (=Kiddouch)...
Une femme peut acquitter un homme de son obligation de faire le Kiddouch, puisqu'elle y est astreinte par la Tora au même titre que lui. Il est cependant préférable qu'elle s'en abstienne par mesure de pudeur (= Tsniout), sauf s'il s'agit de quelqu'un de sa famille.
Lorsque le Baal Habayit (= maître de maison) fait le Kiddouch et que son épouse et ses enfants l'écoutent pour s'en acquitter, ils ne diront pas "Baroukh hou Ouvaroukh Chémo" après la mention du nom d'Hachem. Tous les assistants doivent avoir l'intention de s'acquitter de l'obligation de dire le Kiddouch en l'écoutant.
Les femmes, comme les hommes, n'ont pas le droit de manger ni de boire le vendredi soir avant le Kiddouch. Le chabbat matin elles ont le droit de boire un café ou du thé avant la Tefila si elles vont la faire. Sinon, elles ne peuvent rien goûter avant le Kiddouch.
Certains pensent cependant, qu'une femme a le droit de manger avant le Kiddouch du Chabbat matin.

KOL TOUV.

Traduction et adaptation par Rav F. Elbaze

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mercredi 30 janvier 2008

Halakha du jour : est-il permis de se parfumer le Chabbat

Dans le Traité Betsa 23, Raba et Rav Yossef ont dit tous deux : il est interdit de renverser un verre rempli de parfum sur des vêtements car il y a un Issour (=interdiction) de Molid Rea’h (=création de parfum). L’interdiction de Molid intervient lorsqu’il y a une nouvelle création : jusqu’à présent les vêtements ne présentaient pas d’odeur de parfum, maintenant une nouvelle entité est apparue et a vu le jour : c’est l’odeur du parfum sur le vêtement : telle est la définition de Molid Rea’h. La Guemara conclut, par conséquent, qu’il est interdit de parfumer des habits le Chabbat à cause de « Molid Rea’h » ; Ainsi ont tranché Maran le Beth Yossef et le Rama, au chapitre 511 ; ainsi est le Minhag, comme l’opinion de la majorité des Richonim...
De là le Touré Zahav apprend que les Cohanim qui s’apprêtent à bénir le peuple ne peuvent pas se laver les mains avec de l’eau dans laquelle on a introduit du parfum (avant chabbat) car les mains dégageraient du parfum à ce moment là.
Cependant, le Hakham Tsvi ז״ל, qui fut un Gadol parmi les « grands » Ashkénazim, et étudia dans sa jeunesse chez des Rabbanim Turcs, (voici pourquoi on l’appelle H’akham qui en fait est un qualificatif chez les Sages d’origine Sépharade), a démontré à partir de la Guemara Chabbat que les Cohanim pouvaient se laver les mains dans de l’eau parfumée. En effet, au Daf 111 il est enseigné : « Les princes massent leurs plaies avec de l’eau de rose » ; puisque celle-ci dégage un parfum à partir du corps (des plaies), nous voyons que « Molid Réa’h » sur le corps n’est pas interdit. Le Hakham Tsvi ז״ל rapporte d’autres preuves de plusieurs décisionnaires pour dire qu’il y a une différence entre « Molid Rea’h » sur le corps et « Molid Réa’h » sur un vêtement : en effet, sur le corps, le parfum ne dure pas, il finit par se dissiper ; tandis que sur le vêtement il perdure.
C’est pourquoi, en conclusion, bien qu’il soit interdit de mettre du parfum le chabbat sur un vêtement, il sera permis de le faire sur le corps. Il sera également autorisé d’utiliser un déodorant, le Chabbat (sous forme de spray uniquement).

KOL TOUV.

Traduction et adaptation par Rav F. Elbaze

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mardi 29 janvier 2008

Halakha du jour : temps pour l’allumage des Néroth du Chabbat

Dans le Traité Yoma 81, nos Hakhamim ont appris à partir de versets qu’il fallait être « Mossif Mih’ol Al Hakodesh » c'est-à-dire ajouter un moment qui est en réalité H’ol, le vendredi, et le rendre Kodesh = Chabbat. Ceci aussi bien pour l’entrée du Chabbat que pour sa sortie, c'est-à-dire rendre une partie H’ol du samedi soir après Chabbat, Kodesh, en prolongeant la Kédoucha du Chabbat ; c’est pourquoi à la sortie du Chabbat, on ne fait toujours pas de Melakhot (= travaux interdits), même après la sortie des étoiles, mais un peu après. Ainsi ont tranché la plupart des Richonim et le Choulhan Aroukh...
Combien de temps devons-nous ajouter à l’entrée du Chabbat ? Tout d’abord, il faut savoir que selon la Tora, à partir de la Chekya (= coucher du soleil), Chabbat est déjà rentré et aucun travail n’est permis. La « Tossephet » est le temps que l’on ajoute avant la Chekya, qui correspond au temps limite de Hadlakat Nérot, par conséquent de l’entrée du Chabbat.
Selon le Din strict, cette « Tosséphet » n’a pas de Chiour, c'est-à-dire quelques minutes avant la Chkiya suffisent pour réaliser la Mitsva de « rajouter du H’ol sur le Kodesh ».
Le Michna Broura ז״ל recommande d’allumer les Nerot longtemps avant le coucher du soleil ; ceci correspond à l’expression de Maran le Choulhan Aroukh : « On allumera, pour celui qui n’est pas expert dans le temps, lorsque le soleil est encore bien visible sur la cime des arbres » ; or Maran Rav Ovadia Yossef Chlita dit que ceci concerne l’époque où les gens n’avaient pas de montre, quant à aujourd’hui, où ce problème n’est plus d’actualité , il suffit d’allumer les Nerot 20 minutes avant la Chekya (=coucher du soleil).
Maran Chlita, s’insurge contre le Minhag de Yerouchalyim, qui consiste à faire rentrer le chabbat 40 minutes avant la Chekya. Il maintient que le Minhag de Yerouchalyim ainsi que de toute part, est d’allumer 20 minutes avant le coucher du soleil.
Cependant, Maran Chlita recommande vivement de s’organiser de façon à ce que tous les préparatifs du Chabbat soient au point au bon moment, pour faire rentrer le Chabbat dans la tranquillité et non dans la nervosité.
En conclusion, la Hadlakat Nerot, doit être effectuée 20 minutes avant le coucher du soleil, quelque soit l’endroit où l’on se trouve. Il convient que tous les préparatifs de Chabbat soient achevés avant ce temps, d’être extrêmement vigileant, pour que tout soit prêt à ce moment là, pour éviter tout excès de colère ou de stress ; Chabbat, doit être accueilli avec joie sérénité et détente.

KOL TOUV.

Traduction et adaptation par Rav F. Elbaze

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vendredi 25 janvier 2008

Halakha du jour : Berakhot du matin pour les femmes

Les femmes ont le devoir de dire chaque jour les Berakhot du matin, au même titre que les hommes, à l’exception de « Chélo assani Icha », qu’elles remplaceront par « Cheassani Kirsono », sans le Chem et Malkhout (Nom d’Hachem et Sa Royauté)...
Elles diront les bénédictions « Chélo Assani Goya » et « Chélo Assani Chifh’a » en disant le nom d’Hachem.
Si une femme a oublié de dire les Berakhot du matin, à partir du moment où elle a fait la Amida, la Berakha de « Elokaï Nechama », ne pourra plus être récitée, mais toutes les autres pourront être dites. A postériori les Berakhot du matin pourront être récitées toute la journée.
Dès qu’on ouvre les yeux, avant même de faire Netilat Yadaïm, on doit dire « Modé Ani Léfanékha » où nous remercions Hachem de nous avoir rendu le souffle de vie : les femmes sont également tenues de Le remercier elles aussi, mais diront « Moda Ani ».
Les femmes ont l’obligation de dire les Birkot Hatora (Acher Bahar Banou…), car elles ont l’obligation d’étudier les lois les concernant, comme les règles de la Tefila ou des diverses bénédictions, les lois du chabbat, du prélèvement de la H’alla, de Nidda, de Hadlakat Nérot…. Selon tous les avis, une femme qui ne se souvient plus d’avoir récité Birkot Hatora, n’aura pas besoin de les redire.

KOL TOUV.

Traduction et adaptation par Rav F. Elbaze

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mercredi 23 janvier 2008

Halakha du jour : quelques règles sur le repas, concernant les femmes

Les femmes ont aussi l'obligation de faire Netilat Yadaïm lorsqu'elles veulent manger du pain. Si elles ne désirent manger qu'un Kazaït de pain (30g), elles se laveront les mains sans réciter la Berakha (comme les hommes) "Al Netilat Yadayim". Si elles ont l'intention de consommer au moins un Kabétsa (56g) elles se laveront les mains avec la Berakha..
Elles doivent veiller absolument, comme les hommes, à faire Netila correctement et, faire une Netila sans Berakha avant de consommer un aliment trempé dans un liquide; "Davar Chétiboulo Bémachké". Il faut y habituer les petites filles également, dès la petite enfance.
Pour Netilat yadaim, le vernis à ongle n'est pas considéré, chez une femme, comme H'atsitsa : interruption entre l'ongle et l'eau, ainsi que le Henné pour celles qui ont l'habitude d’en mettre lors d'un mariage d'une proche parente. Mais une bague sertie de pierre, constitue une H'atsitsa. Les crèmes pour mains, ne constituent pas de H'atsitsa. Nous avons déjà rapporté que les femmes devaient procéder aux Mayim aharonim avant le Birkat Hamazone au même titre que les hommes. Une femme ne peut pas se joindre à deux hommes pour faire le Zimoun lorsqu'elle a mangé avec eux. Mais trois femmes ayant mangé ensemble peuvent faire le Zimoun ; certains pensent que les femmes ne font jamais le Zimoun.
Les femmes ont aussi l'obligation de réciter le Birkat Hamazone, après avoir mangé au moins un Kazaït (30g) de pain. Elles sont tenues de dire toutes les Berakhot, elles doivent apprendre à le lire en entier. Une femme très occupée par ses jeunes enfants, peut sauter les Harah'aman et dire ce texte ensuite, lorsqu'elle en aura le temps.

KOL TOUV.

Traduction et adaptation par Rav F. Elbaze

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mardi 22 janvier 2008

Halakha du jour : Tou Bichvat (suite)

Le 15 du mois de Chevat est le nouvel an des arbres : "Roch Hachana Lahilanot". Certains se trompent en disant que de même Roch Hachana du mois de Tichri les hommes se font juger, ainsi Tou Bichvat les arbres se" font juger, c'est-à-dire quel arbre produira de bons et beaux fruits et lequel non. Mais il n'en est pas ainsi, affirme Maran Rav Ovadia Yosseph chlita, ainsi que Rabbi Haïm Nahé ז״ל ; la preuve : dans le Traité Roch Hachana 16, il est enseigné que c'est lors de la fête de Chavouot que les arbres sont jugés...
Ce jour de Tou Bichvat a été choisi par nos Hakhamim pour être le nouvel an des arbres car en cette période la majorité des pluies de l'année est déjà tombée sur terre, et qu'en ce même jour la sève commence à monter sur les arbres; ainsi les arbres commencent à mûrir à cette date précisément (voir Rachi Roch Hachana 12).
Il y a néanmoins des incidences Halakhiques en rapport avec la date de Tou Bichvat : prenons l'exemple suivant : la Torah (Vayikra 19-23) nous enseigne le Din de la Orla : c'est-à-dire, lorsque l'on plante un arbre les fruits que celui-ci produira pendant les 3 premières années seront appelés Orla, et interdits à la consommation et au profit. Seulement, ces trois années ne sont pas toujours "pleines"; elles peuvent être supérieures à 3 ans, c'est-à-dire 36 mois, et peuvent être inférieures à 3 ans révolus.
Le Choulhan aroukh (246) rapporte le cas suivant : une personne a planté un arbre 44 jours avant Roch Hachana Tichri, c'est à dire avant le 16 Av; le premier Tichri, on entamera déjà la "2e année". Car expliquent les Posskim, 30 jours de plantations sont considérés comme une année entière, et 14 jours supplémentaires afin que l'arbre prenne racine en terre. Il en résultera que deux ans plus tard, c'est-à-dire après 24 mois, plus les 44 jours déjà pris en compte, on entrera dans la 4e année. Malgré tout, dit le Choulhan Aroukh, les fruits de l'arbre ne pourront être consommés qu'après le 15 Chevat=Tou Bichvat de cette année.
En effet, les fruits se trouvant sur les arbres entre Roch Hodesh Tichri et le 15 Chevat ne mûrissent que grâce à l'eau qu'ils ont absorbé la 3e année de la Orla (avant Roch Hachana: Tichri). Finalement, la Orla, dans ce cas, n'aura pas duré 3 ans pleins, 36 mois, mais 30 mois seulement. Voici un parmi plusieurs exemples, où Tou Bichvat intervient pratiquement dans la Halakha.
Cependant, le Ben Ich Haï ז״ל rapporte au nom d'une tradition Ashkénaze (voir le Bné issakhar) qu'il convient en ce jour de Tou Bichvat de prier Hachem pour avoir le mérite d'obtenir un bon et beau Etrog(=cédrat) pour la fête de Soukot.

KOL TOUV.

Traduction et adaptation par Rav F. Elbaze

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lundi 21 janvier 2008

Halakha du jour : usages de Tou Bichvat

Il est interdit de jeûner le jour de Tou Bichvat; certains ont l'habitude d'organiser un Limoud = une étude particulière, le jour de Tou Bichvat (cette année lundi 21 janvier 2008 soir) en introduisant des passages de Michna et de Zohar Hakadoch en relation avec ce Saint jour...
Le Gaon Rabbi Yaacov Reka'h ז״ל a édité un livre particulier pour ce jour = "Péri Ets Hadar". Notre Maître Rav Ovadia Yosseph Chlita a dit qu'il faut y étudier : c'est-à-dire comprendre le contenu de ce livre et ne pas se contenter d'une simple lecture sans compréhension. En particulier, il convient d'étudier les lois relatives à Tou Bichvat, c'est-à-dire les règles du Maasser (la dîme), Terouma… Une lecture d'un texte sacré n’est considéré comme Limoud (=étude) que s'il y a compréhension; néanmoins, en ce qui concerne la lecture du Zohar Hakadoch une simple lecture (même sans comprendre) est considérée comme Limoud.
On a l'usage de multiplier la consommation de fruits la veille de Tou Bichvat pour bien exprimer qu'il s'agit du nouvel an des arbres, et afin de réciter les Berakhot qui conviennent sur chaque fruit. Ce Minhag est évoqué par beaucoup de Maîtres Kabbalistes, et c'est un bon usage.
Il faut tacher de bien vérifier les fruits qui peuvent contenir des Tolayim (=insectes), car cette infraction est très grave, comme l'enseignent Hakhamim ז״ל dans le Traité Makot : quiconque consomme (même sans le vouloir) un petit insecte, transgresse 5 interdictions (équivalents à 5 assiettes de cochon !!). On ouvrira les fruits puis on les vérifiera, avant de dire la bénédiction adéquate. Le Gaon Péri Hadach ז״ל recommande aux Rabbanim de parler plus souvent de la gravité des lois sur les Tolayim, plutôt que de commenter sans cesse des versets et philosopher sur des sujets non indispensables pour la pérennité du peuple juif; la consommation de vers souille l'âme, empêche de pénétrer dans le fond des problèmes spirituels, et limite le service Divin. Les Posskim recommandent d’être bien attentifs pour les fruits secs, en particulier pour les figues sèches, qui sont très souvent "infestées" de Tolayim, et leur Bedika (vérification) devient très compliquée. Le Gaon Rabbi Haim Palagi ז״ל a été jusqu'à interdire la consommation des figues, aussi bien fraîches que sèches, tant la gravité était « de taille ». Il est également rapporté que les sages de Alep en Syrie avaient décrété l'interdiction formelle de la consommation de feuilles de vigne « farcies au riz », tant le risque de Tolayim était grand.
S'il se présente à nous un nouveau fruit on dira la Berakha de Chéhéhéyanou; celle-ci se dit après la Berakha sur le fruit; exemple: pour une datte de « nouvelle saison », on dira Boré Péri Haets sur celle-ci, puis avant de la goûter "Chéhéhéyanou".
Lorsque deux espèces différentes de fruits se présentent à notre table, si les deux fruits sont réellement devant nous, on ne dira qu'une seule fois Chéhéhéyanou sinon on la dira pour chaque espèce consommée.

KOL TOUV

Traduction et adaptation par Rav F. Elbaze

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jeudi 17 janvier 2008

Halakha du jour : lois relatives aux Berakhot (suite)

Il a été rapporté dans les Halakhot précédentes, qu'il y avait un seder (ordre) pour les Berakhot ; celui-ci dépendait parfois de l'importance de l'aliment, parfois de l'importance de la Berakha. Résumons ce qui a été enseigné :
Devant nous se trouve un des 7 fruits que la Torah a utilisé pour faire l'éloge d'Israël : comme une figue avec une pomme; la Berakha pour ces deux fruits est identique, "Boré Péri Haets", on devra dire la Berakha sur la figue ; elle dispensera également celle de la pomme.
Si nous avons deux aliments dont la Berakha est différente : du pain et une pomme ; on dira Hamotsi sur le pain puis Haets sur la pomme car la première Berakha est plus H'achouva (=importante) que la seconde.
Parfois les aliments sont de qualités équivalentes mais la Berakha s'imposera sur l'un d’eux en priorité : nous avons une pomme et une carotte, on commencera Haets sur la pomme, puis Hadama sur la carotte, car la Berakha Haets est plus importante que Hadama (il a été rapporté au nom de Maran Rav Ovadia Yosseph Chlita : si l'on préfère la carotte, la Berakha Hadama sera dite avant Haets).
Le « séder » dans les Berakhot ne se conçoit qu’a priori ; à posteriori, si l'on n'a pas respecté l'ordre requis, on sera tout de même acquitté. Ex : des dattes et des pommes se trouvent devant nous et par mégarde on a fait Haets sur la pomme, il ne sera pas nécessaire de refaire la Berakha sur la datte.
Il y a un Din supplémentaire, qui concerne la Berakha "Chehakol" qui vient « concurrencer » Haets et Hadama.
A ce moment là, ces dernières auront la priorité sur Chehakol car celle-ci est plus globale, donc moins importante; en effet, Chehakol signifie que « tout » a été créé par Sa parole; les fruits de l'arbre et de la terre ont été aussi créés par Sa parole.
C'est pourquoi, s'il y a une pomme et de l'eau à consommer on dira la Berakha Boré Péri Haets sur la pomme en premier, puis Chehakol sur le verre d'eau.

KOL TOUV.

Traduction et adaptation par Rav F. Elbaze

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mercredi 16 janvier 2008

Halakha du jour : lois relatives aux Berakhot (suite)

Il est important de préciser que le principe de « priorité aux Berakhot » que nous avons rapporté hier ne concerne que les "7 espèces" (chivea minim) de fruits entre eux ; c'est-à-dire : entre l'olive et la datte, la Berakha se fera (à priori) sur l'olive. Egalement, les "7 espèces" avec d'autres fruits de l'arbre, la datte aura la priorité (pour la Berakha) sur l'orange. Mais lorsque les Berakhot sont différentes, par exemple : dans une coupe de fruits, se trouvent des pommes et des poivrons, selon le Din strict, on pourra commencer, soit Haets sur la pomme, soit Haadama sur le poivron; le choix est même donné entre les « 7 espèces » comme l'olive avec le poivron, on commencera comme on le souhaite. En d’autres termes, la « priorité » dans les Berakhot, ne se conçoit que lorsque les Berakhot qui s'offrent à nous sont identiques...
Maran Rav Ovadia Yosseph Chlita, ainsi que le Michna Broura au nom des Aharonim, précisent que dans le cas où il n'y a pas de préférence particulière pour un fruit, il sera préférable de commencer "Boré Péri Haets, puis "Boré Péri Haadama". La raison est que dans la louange de "Boré Peri Haadama", on a englobé celle de Haets (=l'arbre), la louange est donc moins "ciblée" ; par conséquent, lorsque l'on dira après Boré Péri Haets, on aura déjà exprimé cette louange par Boré Peri Haadama. Tandis que si l'on commence par Boré Péri Haets la louange sur le fruit est exclusive, puis l'on pourra continuer sans "paraître" tomber sous une forme de redondance en disant "Boré Péri Haadama", qui est une louange plus vaste.
Par conséquent, si nous avons des dattes et des poivrons, Meïkar Hadin, on peut commencer par Boré Péri Haadama sur les poivrons. Néanmoins, il est préférable de commencer par "Boré Péri Haets" sur les dattes. Mais si les poivrons sont plus H'aviv (= préférés), il y aura obligation de commencer "Boré Péri Haadama" sur eux, puis Boré Péri Haets sur les dattes.

KOL TOUV.

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mardi 15 janvier 2008

Halakha du jour : ordre de priorité dans les Berakhot

Le soir de Tou Bichvat, qui tombera cette année lundi 21 janvier au soir, on a l'habitude de consommer plusieurs fruits. C'est pourquoi, l'occasion nous est donnée de rappeler quelques règles concernant les bénédictions, en particulier l'ordre dans lesquelles elles sont censées être disposées...
Il y a 7 fruits que la Tora a utilisé pour faire la louange d'Erets Israël (Dévarim 8-8) : "C'est une terre de blé, d'orge, de vigne, de figue, de grenade, une terre d'huile d'olive et de miel". Le Yérouchalmi précise que le miel dont il est question ici est celui qui sort de la datte.
Ces 7 fruits ont la priorité concernant la Berakha par rapport à tous les autres fruits qui ne figurent pas dans cette liste. C'est-à-dire : s'il se trouve devant nous des pommes et des dattes, la Berakha devra être dite sur la datte (les pommes seront mangées ensuite).
Maran Rav Ovadia Yosseph Chlita dit que même si l'on préfère la pomme, la Berakha devra se faire, malgré tout, sur la datte. La notion de « préférence » n'est pas d'actualité quand il y a devant soi des fruits "d'Israël" avec d'autres qui ne font pas partie de notre liste.
Si l'on désire consommer plusieurs fruits, et que tous font partie de notre liste, les Hakhamim nous ont dévoilé un certain décodage à partir de notre verset de Dévarim qui place la priorité dans l’ordre suivant : "Le Motsi se dira toujours en premier" (c'est la raison pour laquelle nous couvrons le pain le Chabbat pendant le Kiddouch, car le pain devrait avoir priorité sur le vin; en couvrant le pain, c'est comme s’il n’y était pas). "Boré Miné Mézonot" en second. Du pain ou des gâteaux à la farine de blé passeront avant ceux faits à la farine d'orge. En troisième position, c'est l'olive, puis les dattes, le raisin, les figues et la grenade, ensuite tous les autres fruits existants. Lorsqu'une corbeille est remplie de tous ces bons fruits et que l'on veuille en goûter de tous, une seule Berakha, sur le premier fruit, acquittera le reste.
En cas d'erreur, par exemple, Boré Péri Haets a été dite sur la grenade alors que des figues étaient présentes, à posteriori on sera quitte et il ne sera pas nécessaire de refaire le Berakha. L'ordre des Berakhot que nous venons de présenter ne constitue un Din qu' « à priori », mais à posteriori cela n'invalide pas la Berakha.

KOL TOUV.

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vendredi 11 janvier 2008

Halakha du jour : lois relatives au Beth HaKNESSET

Il est formellement interdit d'introduire à la synagogue un instrument de musique pour l'utiliser pendant la Tephila; aussi bien le Chabbat que le H’ol. Même en dehors de la Tephila ou dans la Ezrat Nachim (endroit réservé aux dames), ce sera également interdit...
Les Grands Maîtres des générations précédentes ont élevé haut et fort leur veto pour interdire l'introduction de ces instruments dans les synagogues car le but n'était que d'imiter les courants réformistes ou non juifs.
Néanmoins d'après tous les décisionnaires il semble, dit le Rav David Yosseph chlita, que l'interdiction ne concerne seulement que l'introduction permanente d'un instrument musical mais exceptionnellement lors d'une Simha de Mitsva, comme Simha Beth Hachoéva (pendant les demi fêtes de Souccot) ou pour la fin d'une étude d'un traité talmudique ou pour l'intronisation d'un nouveau Sepher Tora, il y a lieu d'être permissif, même à priori, pour faire entendre à la synagogue de la musique instrumentale . Ainsi s'est répandu l'usage dans tous les endroits.

KOL TOUV.

Traduction et adaptation par Rav F. Elbaze

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jeudi 10 janvier 2008

Halakha du jour : celui qui a parlé entre la Berakha et la consommation d’un aliment

Dans la Halakha précédente, il a été rapporté que celui qui possède un animal ne pouvait pas manger avant de le nourrir. Y a-t-il une incidence sur la Halakha que nous voulons traiter aujourd'hui ?
Quand une personne s'apprête à manger un aliment elle dira la Berakha qui convient et ne pourra pas parler avant d'avoir goûter son aliment; car "parler" constitue une interruption, après la Berakha. C'est pourquoi, si même par inadvertance, il y a eu interruption avant la consommation, la Brakha ne sera pas validée et il faudra la recommencer.
Dans le Traité Berakhot 40, il est dit que, si après avoir dit la Brakha on s'interrompt en disant :"Apportez du sel", il ne sera pas nécessaire de refaire la Brakha, car ces paroles font parties de la Seouda, c'est-à-dire que le sel est un élément indispensable pour le repas. Il en est de même, pour quelqu'un qui dirait à son ami, entre la Berakha et la consommation : "Donnez à manger aux animaux"; puisqu'il est interdit de manger avant d'avoir servi ses animaux, cette interruption n'en est pas une; par conséquent, il ne refera pas la Brakha. Ainsi a tranché Maran le Choulhan Aroukh au chap.167.
C'est pourquoi en conclusion, on ne pourra pas s'interrompre entre la Berakha et la Tehima (= début de la consommation). Si par erreur on a parlé, il faudra recommencer la Berakha; mais si l'interruption concernait la seoudah, comme "apportez du sel pour la Seoudah" ou "donnez à manger aux animaux", ou même donnez à untel à manger, il ne sera pas nécessaire de refaire la Brakha car ces paroles ne constituent pas un Hefsek (= une interruption).

KOL TOUV.

Traduction et adaptation par Rav F. Elbaze

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mercredi 9 janvier 2008

Halakha du jour : nourrir des animaux

Dans le traité Berakhot (40), il est enseigné : "Rav Yehouda a dit au nom de Rav : il est interdit à un homme de manger avant de nourrir ses animaux comme il est dit : " Je donnerai l'herbe dans ton champ pour ton animal, puis tu mangeras et te rassasieras"(Dévarim 11). Il est clairement précisé dans les versets de la Torah la préséance de l’animal sur l'homme...
Ainsi ont tranché le Rambam et tous les décisionnaires qu'à l'heure du repas l'homme ne peut pas se restaurer avant d'avoir nourri son ou ses animaux. Il est évident que tous les animaux sont concernés par cette Mitsva.
Qu'en est-il de "goûter" un aliment ? Le Touré Zahav (Chap. 167_7) permet de goûter un aliment avant de donner à manger à son animal, ainsi le déduit-il de la Guemara :" Il est interdit de « manger » ; manger est interdit mais goûter est permis ".
Cependant, Maran le Rav Hida ז״ל s'étonne des paroles du Touré Zahav car la version de la guemara du Rif et du Roch est: "Il est interdit de goûter". Ainsi est-il précisé dans la Guemara Guittin (62): "Il est interdit de goûter". C'est pourquoi, même goûter sera interdit avant de nourrir son animal; ainsi a tranché Maran Rav Ovadia Yosseph Chlita dans son livre Halikhot Olam (p.352).
Concernant la boisson, il est dit dans le Sepher H'assidim que l'homme a priorité sur son animal; comme le précise le verset :"et tu donneras à boire à toute l'assemblée et à leur bétail" (Bamidbar 20) ; d'autres versets encore le prouvent (voir Berechit 24). Il en ressort que pour la nourriture l'animal a priorité mais pour la boisson, c'est l'homme qui passe avant l'animal; ceci à condition qu'il n'y ait pas urgence pour l'animal ; dans le cas contraire l'animal aura toujours priorité en vertu du principe :"Tsaar Baalé H'aïm" = interdiction de faire souffrir un animal.
Il convient de préciser ici la lourde responsabilité pour ceux qui possèdent un ou plusieurs animaux : il faut les nourrir, s'en occuper comme il se doit afin d'éviter de les faire souffrir; car les animaux ont le pouvoir d'attirer sur eux la Miséricorde Divine afin de les protéger, et de punir sévèrement les humains qui les négligeraient. A l'époque de Ari Hakadoch ז״ל, il y avait une femme qui ne pouvait pas avoir d'enfants ; le Rav ז״ל lui dévoila que cela provenait du fait que ses oiseaux avaient été privés d'eau car l'échelle les menant à cet endroit avait été déplacée.
Le Pélé Yoets ז״ל déconseille à tout un chacun de posséder un animal, de peur justement de mal le traiter (même de façon involontaire), et en arriver, à D… ne plaise, à un danger. Dans tous les cas, il faut être très vigileant, pour ne pas faire souffrir un animal.

KOL TOUV.

Traduction et adaptation par Rav F. Elbaze

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mardi 8 janvier 2008

Halakha du jour : la Kavana pendant la Tephila et les Berakhot

Quand on fait une Berakha il faut avoir la « Kavana », sur ce que l'on dit; on appelle « Kavana » le fait de penser à la signification et au sens de chaque mot contenu dans la Berakha que l'on prononce. Si l'on fait "Chehakol", on doit penser que toute la création s'est faite par la parole d'Hachem...
Il est écrit dans le Sepher Hassidim qu'au moment où l'on dit une Berakha, il faut tacher de ne pas la faire sans Kavana et sans attention, car les versets du Tanakh sont nombreux pour nous faire connaître le courroux d'Hachem, (H.V), lorsque les Berakhot sont dites machinalement. En effet, la nature de l'homme est faite de telle façon, que lorsqu’une habitude est installée chez lui, il est très difficile de se concentrer et de ne pas être préoccupé par autre chose.
Il est bien de s'habituer à dire toute Berakha à haute voix pour susciter la Kavana; Cependant selon le Din strict, il est demandé au minimum, de s'entendre dire la Berakha ; au même titre que la lecture du Kériat Chéma.
Il faut également s’efforcer de bien prononcer chaque mot et chaque lettre et non comme certains qui ont l’habitude « d’avaler » des mots ou des lettres à tel point que la Berakha devient méconnaissable; nos Hakhamim disent que ce défaut est très dangereux car il entraîne un Kitroug (=accusation) dans les cieux.
Le nom d'Hachem est écrit d'une certaine façon, Youd, Ké, Vav, Ké, et se prononce d'une autre façon « Adnout »; Maran le Choulhan Aroukh au chap.5, dit que, lors d'une Berakha, on doit penser à la signification des mots, c'est-à-dire penser au nom d'Hachem tel qu'il se prononce : Adnout = Il est le Maître de Tout; et tel qu'il s'écrit: Il a été, Il est, Il sera. Lorsque l'on dit: "Elokim", on pensera qu'Il domine tout, qu'Il peut tout faire, et qu’Il est Maître de toutes les forces.
Cependant, Maran Rav Ovadia Yosseph Chlita, a dit que les paroles de Maran le Choulhan Aroukh, visaient une attitude de Hassidout (car il n'est pas dit "Il faut") mais, Meïkar Hadin= selon le Din strict, quand on prononce le nom d'Hachem, il faut tout simplement penser et être conscient que l'on est en train de dire le Nom d'Hachem.
C'est pourquoi en conclusion, lorsque l'on prononce le nom d'Hachem dans une Berakha on doit être attentionné et réaliser que l'on dit le nom d'Hachem; et la Midat H'assidout (agir pieusement) consiste à appliquer les consignes du Choulhan Aroukh chapitre 5.

KOL TOUV.

Traduction et adaptation par Rav F. Elbaze

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lundi 7 janvier 2008

Halakha du jour : Alénou Lechabea'h

On a l'habitude de dire le passage, « Alénou Léchabéa'h » après la Tefila; Dans les Hidouchim de Maran Rabbi Isaac Abouav ז״ל sur le Tour, il est rapporté au nom de Rabbénou Nissim, que ce passage a été institué et composé par Yéhochoua Bin Noun, successeur de Moché Rabbénou, lorsqu'il fit entrer les Bnei Israël en terre promise; certains disent que, plus précisément, Yéhochoua a composé ce passage après la conquête de Yéricho. Alénou Léchabea'h est récité à la fin de chaque Tephila : Chaharit, Minha et Arvit...
Le Orhot H'aïm, et le Kolbo, disent que Alénou Léchabea'h se dit debout; une petite allusion (Rémez) y est faite, puisque la Guématria (=compte numérique) du mot « Alénou » est équivalent à celui de « Ouméomed » (=debout).
On tachera de le lire avec Kavana (concentration) et non, sur le pas de la porte de la synagogue.
Lors du passage "Vaanah'nou Michtah'avim", (="nous nous prosternons") nous devons effectivement nous courber comme dans la Amida.
Le Minhag chez les Sepharadim est de dire ce passage à la fin de la Tephila, c'est-à-dire, après le psaume du jour, et le Pitoum Hakétoret alors que chez certains Ashkénazim, Alénou Léchabea'h est dit après "Ouva Letsion".
Celui qui entend un Tsibour dire Alénou Léchabea'h doit se joindre à lui, même s'il ne prie pas dans ce Minyane. On ne parlera pas pendant Alénou Lechabea'h; cependant, si on entend dire une Berakha, on répondra Amen ; à plus forte raison, si l'on entend Kaddich ou Barékhou, on devra s'interrompre pour y répondre.
Le Minhag chez les Sepharadim, est de rajouter après Alénou Léchabea'h : "Ouvtoratékha Hachem Elokénou Katouv Lémor : Chema Israël H' Elokénou Hachem Ehad".

KOL TOUV.

Traduction et adaptation par Rav F. Elbaze

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vendredi 4 janvier 2008

Halakha du jour : limite dans le temps pour réciter la bénédiction Acher Yatsar

La Berakha Acher Yatsar a été oubliée d'être dite; y a-t-il une limite dans le temps pour la réciter ?

Il a été rapporté dans les Halakhot précédentes, que les Hakhamim ont institué de se laver les mains, puis de dire Acher Yatsar en sortant des toilettes.Tout d'abord, avant de répondre à cette question, il est bien de prendre conscience de l'importance de la Berakha "Acher Yatsar".

Le célèbre Grand Rav Pinkus ז״ל , avait l'habitude de dire, qu'il avait la preuve que cette Berakha n'était pas bien dite, et parfois mal adaptée; car disait-il, la preuve que cette Berakha, n'est pas toujours dite comme il se doit, c'est qu'il existe malheureusement des gens qui sont malades. Cela veut dire, connaître les Dinim de la Berakha de Acher Yatsar, et la dire avec Kavana, évite ח״ו les pires maladies. D'où l'importance de cette Berakha. Il existe d'autre part, plusieurs livres qui parlent des Halakhot de cette Berakha, dont le « Birkat Eytan », écrit par le Rav Chouchane Eytan, qui contient 648 pages, ceci pour dire, combien de Halakhot se rapportent à ce sujet.
Pour répondre à notre question, il faut savoir que ce sujet n'est pas évident, et rares sont les Posskim qui ont tranché de manière claire et directe, à ce problème.
L'avis des Aharonim est partagé sur ce sujet : certains disent qu'il faut dire cette bénédiction dès l'instant où l'on se souvient de son omission, sans limite dans le temps. Tel est l'avis du "Levouch" et du "Péri Mégadim".
Cependant Maran le Hida ז״ל a écrit dans son livre "Birké Yossef", que le Maharam Lounzano ז״ל a tranché que, après un certain temps, on ne peut plus dire la Berakha. Quel est ce temps dont a parlé le Hida ? Lui-même ne le dévoile pas. Le Gaon Rabbi Elyahou Mani ז״ל , Rav de Hevron il y a 150 ans, a écrit au nom de son Maître, le célèbre Rabbi Abdallah Somekh (Rav de Bagdad), que le temps évoqué par le Hida était de 72 minutes; Par contre, le Ben Ich Haï a tranché (Vayétsé 12) qu’ après ½ heure, il n'était plus possible de dire cette Berakha.
Dans un premier temps, Maran Rav Ovadia Yosseph Chlita a tranché dans son livre "Yabia Omer", comme le Ben Ich Haï ז״ל à cause du Safek BRAKHOT (doute); mais après quelques années lorsqu'il a sorti son livre Yéhavé Daat, il a découvert et donc cité, les paroles du Ritva (Pessahim 46) qui est un « grand » parmi les Richonim, disant que l'on doit parcourir jusqu'à une Parssa = 72 minutes, pour chercher de l'eau, afin de procéder à la Netila et Acher Yatsar. Il en ressort clairement, que l'on a, au moins le temps de 72 minutes pour dire cette bénédiction. Il est sur, dit notre maître Chlita, que si le Ben Ich Haï, avait eu connaissance des paroles du Ritva, il aurait tranché comme lui. Par conséquent, la Halakha est que, pendant 72 minutes, il est nécessaire de faire la Berakha Acher Yatsar, s’il y a eu oubli. Si pendant ce temps, au moment où l'on s'aperçoit de cet oubli, une autre « visite » dans les toilettes s'impose, la Berakha ne sera pas dite immédiatement, mais uniquement, après la sortie de cet endroit.

KOL TOUV.

Traduction et adaptation par Rav F. Elbaze

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jeudi 3 janvier 2008

Halakha du jour : la Berakha Acher Yatsar

Nos Hakhamim ont institué la Berakha de Acher Yatsar qui est une louange au Créateur, car Il a créé l'homme avec une intelligence exceptionnelle. Cette Berakha est dite, en sortant des toilettes, dès l'instant où l'on s'y est soulagé...
Selon le Din strict (=Meïkar Hadin), il n'est pas nécessaire de faire Netila en sortant des toilettes, avec un Kéli (=récipient), en versant de l'eau, trois fois sur chaque main. Ainsi, en ressort-il des paroles de Maran dans le Choulhan Aroukh; cependant, certains prétendent, qu'il y a nécessité de faire Netila, comme le matin au réveil; c'est-à-dire 3 fois sur chaque main avec un Kéli; leur preuve est extraite du Zohar Hakadoch. Or, Maran le Hida ז״ל dans son livre Mah'zik Berakha, a réfuté cette preuve en disant que les paroles du Zohar Hakadoch ne concernaient que la Netila du matin, et non celle qui précède "Acher Yatsar" ; car celle-ci se réalise en versant normalement de l'eau sur les mains. Mais il finit (le Hida), en disant qu'il y a de « vieux Rabbanim » qui versent 3 fois de l'eau sur chaque main (il n'est pas précisé qu'ils versent avec un Kéli). Ainsi est l'avis du Chlah Hakadoch ז״ל. Néanmoins, la Halakha reste comme Maran le Choulhan Aroukh, qui nécessite uniquement le lavage des mains au robinet, sans Kéli et sans un nombre précis d'ablutions. Celui qui est Mah'mir = exigeant, et qui verse 3 fois de l'eau au moyen d'un Kéli, est digne de louanges. Ainsi procède Maran le Rav Ovadia Yosseph Chlita.
Le Eliya Rabba, dit que, bien qu'il faille verser 3 fois de l'eau sur les mains, néanmoins le Kéli n'est pas indispensable; ainsi en ressort-il des paroles du Gaon le Ben Ich Haï ז״ל et celles du Hida ז״ל citées plus haut.
Le Richon Letsion actuel, le gaon Rav Shlomo Amar Chlita, a écrit dans ses responsas "Chama Shlomo", qu'il y a lieu d'être Mah'mir (=exigent) et verser de l'eau 3 fois sur chaque main avec un Kéli, avant la Berakha "Acher Yatsar"; c'est pourquoi quiconque s'efforce d'agir ainsi est digne de louanges. Cependant, le Gaon Rav Meir Mazouz Chlita a témoigné, que son père le Rav Hagaon Hatsadik rabbi Matslia'h Mazouz ז״ל, se lavait 3 fois les mains, mais sans Kéli; ainsi a tranché le Gaon rav David Yossef Chlita, et a appuyé son raisonnement sur l'attitude de son père Maran Rav Ovadia Chlita, qui n'est pas toujours exigeant pour se procurer un Kéli pour Netila (mais il est exigeant pour trois ablutions).
En conclusion, selon le Din strict (=Meïkar Hadin), avant de faire Acher Yatsar, il suffit de se laver simplement les mains (avec un minimum de 10 cl d'eau). Midat H’assidout (agir pieusement), 3 fois Netila, mais avec le robinet; D'autres disent que Midat Hahassidout, c’est verser, 3 fois de l'eau, alternativement, sur chaque main, avec un Kéli (= récipient).

KL TOUV.

Traduction et adaptation par Rav F. Elbaze

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vendredi 21 décembre 2007

Halakha du jour : Un homme qui se lève dans la nuit pour boire...

Un homme qui se lève dans la nuit pour boire, il fait Netilat Yadaïm pour réciter la Berakha, peut-il la faire en mettant uniquement la main sur la tête ?

Tout d'abord, il faut démontrer l'obligation de se couvrir la tête, lorsque l'on prononce le nom d'Hachem...
Il a déjà été expliqué, que strictement parlant, se couvrir la tête (pour un homme) n'était pas une Halakha mais un signe de Hassidout (=piété).
Dans la Guemara chabbat (118) où Rabbi Yéhochoua Ben Lévy se vante de ne jamais marcher plus de 4 coudées la tête découverte, il s'agit non pas de Din, mais ce que l'on appelle Midat Hahassidout" (attitude pieuse). Ainsi a expliqué le "Kol Bo".
Cependant notre Maître Rav Ovadia Yossef Chlita, a expliqué que de nos jours, porter la Kippa était un signe distinctif pour "afficher" sa religiosité, donc plus qu'une attitude pieuse. Mais un homme qui se lève dans la nuit, n'a pas d'obligation formelle de se couvrir la tête; il en est de même pour un homme qui se trouve dans une piscine, endroit dans lequel on se découvre, il n'y a pas d'obligation de mettre une Kippa.
C'est pour cela, le problème se pose, lorsque l'on veut émettre des paroles de Kédoucha, y a-t-il Min Hadin obligation de porter un couvre chef ?
Dans Massékhet Sofrim il est dit :"Celui qui a ses vêtements déchirés, ou sa tête dénuée, pourra lire le Chéma".
Une autre version rapporte :"Celui qui a ses vêtements déchirés, pourra lire le Chema." Dans cette 2e version, on ne parle pas du manque de la Kippa ; il en ressort d'après cette version, qu'une Kippa est nécessaire pour le Chema.
Maran le Beth Yossef ז״ל a tranché (chap.91) au nom de Rabbénou Yerouham comme la deuxième version, c'est-à-dire qu'il est interdit de dire "davar Chébakdoucha" tête nue.
A présent, il nous reste à élucider notre problème du départ, c'est-à-dire, si la main peut être utilisée comme couvre chef.
Le Troumat Hadechen ז״ל (chap.10) a tranché que la main sur la tête ne constitue pas un Kissouy (couvre chef). La raison est que la main et le corps sont un même corps, et un corps ne peut pas se couvrir lui même. Ainsi a tranché Maran dans le Choulhan Aroukh. Mais il a rajouté que selon la logique du Troumat Hadéchène, si un homme pose sa main sur la tête de son ami, à ce moment là, la main "étrangère" sera considérée comme "Kissouy". Car ici, c'est un corps qui couvre un autre corps.
En conclusion, un homme qui désire boire pendant la nuit devra se couvrir la tête, avec une vraie Kippa. Sa main ne pourra pas servir de "Kissouy", mais la main d'une tierce personne sur sa tête, pourra être considérée comme un couvre chef.
KOL TOUV.

Traduction et adaptation par Rav F. Elbaze

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jeudi 20 décembre 2007

Halakha du jour : la manière juive de s'habiller

Le Tour a écrit, ainsi que Maran dans le Choulhan Aroukh (chap.2): "un homme ne doit pas se dire, je me trouve seul, dans une pièce hermétique, qui peut me reconnaître ? qui peut me voir ? car Hachem remplit toute la terre, par Sa Gloire (Mélo Kol Haaretz Kévodo). C'est pour cela, lorsqu'un homme voudra s'habiller dans sa chambre, il s'efforcera de le faire avec beaucoup de Tsniout (=pudeur), c'est-à-dire, ne pas se retrouver dévêtu dans sa chambre (alors que dans la salle de bain, ceci est permis, quand il n'y a pas le choix)..
En s'habillant, on tachera de ne pas enfiler deux vêtements en même temps, car selon les kabbalistes, ceci peut entraîner l'oubli. En se déshabillant, certains autorisent de retirer deux vêtements ensembles ; toutefois, celui qui fait attention même à ceci, c'est-à-dire, qu’il s’efforce de ne pas retirer sa veste et son manteau en même temps, sera digne de louanges.
Maran le Choulhan Aroukh, a rajouté, qu'il faut faire attention de ne pas se vêtir d'un habit, à l'envers, c'est-à-dire, lorsque le coté intérieur se retrouve à l'extérieur et vice versa.
Lorsqu'on se chaussera, on enfilera d’abord, la chaussure droite, sans la nouer, puis l'on enfilera la chaussure gauche, et on la nouera; ce sera en dernier que, l'on nouera la chaussure droite. Le principe général est le suivant : Toute action doit débuter par la droite, néanmoins l'exception existe pour "nouer" : cette action se fera pour la gauche en premier.

KOL TOUV.

Traduction et adaptation par Rav F. Elbaze

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mercredi 19 décembre 2007

Halakha du jour : le 10 Tevet (suite)

Une personne qui ne jeûne pas ne montera pas à la Thora

1- Selon le Choulhan Arouh (Article 766, alinéa 6), ne montera à la Thora, les jours de jeune, qu’une personne à jeun. Si le seul Cohen présent n’est pas à jeun, il sortira de la synagogue afin qu’une autre personne (non Cohen) puisse monter à la Thora. Selon certains décisionnaires, une personne qui n’est pas à jeun pourra monter à la Thora si elle a été appelée par le gabai (administrateur de la synagogue) ; mais selon d’autres décisionnaires, et ainsi nous avons l’habitude d’agir, une telle personne ne pourra pas monter à la Thora (Kaf Ahaïm)..

2- Certains décisionnaires sont d’avis qu’une personne qui n’est pas à jeun pourra monter à la Thora si le jeune tombe un lundi ou jeudi. Maran Rav Ovadia Yossef Chlita pense que même lundi et jeudi, celui qui ne jeune pas ne montera pas au Sepher Torah ainsi a tranché Rav Mordekhaï Elyahou Chlita.

3- Il est conseillé au gabai (administrateur de la synagogue) de demander, avant la prière, en aparté, aux personnes qui doivent être appelées à la Thora si elles sont à jeun. Un homme qui fait un « jeûne personnel », ne le dévoilera pas au reste de la communauté du fait que c’est une marque de fierté et il sera puni pour cela. Cependant, en ce qui concerne les jeunes « publics » (tous les juifs sont tenus de respecter), il est permis de dire en présence des autres personnes de la synagogue qu’il est à jeun du fait qu’il y a une obligation de jeûner.

Ajouter des selihoth (prières pour le pardon) les jours de jeûne

1- La coutume est d’ajouter des selihoth (prières pour le pardon) un jour de jeûne. Ainsi écrit le Choulhan Arouh (art.566 alinéa 4) : « Certains ont pour coutume d’ajouter les selihoth dans la bénédiction selah lanou (pardonnes nous),
mais d’autres ne les récitent qu’après la prière de la amida, et c’est cette dernière coutume que les Anciens ont adopté en Terre d’Israël, et c’est donc ainsi qu’il faut agir ». C’est pourquoi, après avoir récité le vidouy (confession) et la nefilath apaïm (imploration récitée la tête écroulée sur son bras), on récite des selihoth en rapport avec le jeûne, et l’on rappelle la mémoire de Ezra Assofèr, qui est décédé le dix du mois de Tévèth (certains pensent que c’est le neuf du mois qu’il est décédé).

2. Le Choulhan Arouh écrit ensuite (alinéa 7) : « Les jours de jeûne, deux hommes se tiendront aux côtés de l’officiant, un de chaque côté, pour réciter les selihoth avec lui ». La raison est expliquée dans le Michna Broura (même endroit, petit alinéa 22) : On apprend cela de Moshé Rabbénou, ainsi qu’il est dit (L’exode, XVII-12) : « …Aaron et Hour soutinrent ses bras, l’un de çà, l’autre de là, … ».

3. On veillera à ne pas réciter le texte vayaavor (les treize attributs) plus de quatre fois.

4 .Lorsqu’il y a une brith-mila à la synagogue, on ne récite pas le tahanoun (supplication), il en va de même lorsque le père du bébé, le sandak ou le moël se trouvent à l’office, ou bien si un hatan est à la synagogue, mais l’on récitera tout de même les selihoth du jour de jeûne.

Fumer les jours de jeûne

Certains sont d’avis qu’il est permis de fumer une cigarette, en public, les jours de jeûne. La coutume est qu’il est permis au grand fumeur de fumer mais il faut le faire discrètement.

Se brosser les dents et se rincer la bouche

Il est strictement interdit de se rincer la bouche à l’eau les jours de jeûne. S'il est difficile de rester sans se laver la bouche, il sera permis de le faire, à condition de veiller à ce que très peu d'eau soit introduit dans la bouche; de même, faire attention de positionner la tête de façon à éliminer tout risque d'avaler de l'eau.

KOL TOUV.

Traduction et adaptation par Rav F. Elbaze

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