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vendredi 21 septembre 2007

Halakha du jour : Yom Kippour.

On a l’usage de lire Kol Nidré à l’entrée de Kippour. Il s’agit d’un texte qui annule certains vœux formulés pendant l’année écoulée ; c’est pourquoi le texte est au passé. Aussi, ce texte déclare comme non avenus certains vœux que l’on va prononcer pendant l’année à venir ; d’où le texte également au futur; Voir dans Yoré Dea chapitre 211, pour savoir quels sont les vœux qui sont annulés par Kol Nidré et quels sont ceux, qui nécessitent Hatarat Nedarim devant un Talmid Hakham. 
Nos Hakhamim ont institué de dire la Berakha de « chéhéhyanou » la veille de Kippour, après le Kol Nidré.
Certains ont l’habitude de faire « Hachkava » pour les défunts, après le Kol Nidré.
Le but est de faire de la Tsédaka pour l’élévation de l’âme d’un ou plusieurs disparus.
Ensuite, le Rav bénit l’assemblée et l’on raccompagne les Sifré Tora dans l‘Arche Sainte, puis on commence Arvit de Kippour. On a l’usage pendant toute la journée de Kippour de dire « Baroukh Chem Kévod Malkhouto Léolam Vaed » à voix haute. Le Midrash explique, que ce verset appartient aux Anges, donc il n’est pas convenable pendant l’année de dire à voix haute, ce qui ne nous appartient pas ; mais le jour de Kippour, où nous sommes assimilés aux anges (parce que, nettoyés de nos fautes), plus rien ne nous empêche de dire haut et fort, ce qui nous appartient.
Il convient de prier toutes les Tephilot de Kippour, avec une grande soumission à Hachem, une grande crainte, car nous sommes jugés ce jour-là. Il est bien de prier, avec supplications, avec pleurs, car les « portes des larmes » ne sont jamais fermées et une Tephila en pleurs est plus appréciée et acceptée par le Roi des Rois.
Nos sages recommandent, à la fin de Kippour, lors de la Tephila de Arvit, de prier avec ferveur, et de ne pas fuir comme un « enfant qui fuit l’école », car après une si belle journée, intense en spiritualité, comment est-il possible de fuir la Tephila de Arvit.
Quand on arrive chez soi avant de « Casser » le jeune on fera la Havdala. On ne prendra pas les aromates même lorsque Kippour tombe un Chabbat, comme cette année (Les Ashkénazim font la Berakha sur les aromates).
Quand à la Berakha sur le feu, à priori, on prendra du feu qui a existé pendant toute la journée de kippour.
Sinon, puisque Kippour tombe un Chabbat, on pourra à posteriori, allumer Samedi soir, le « Ner » habituel et réciter la Berakha : Boré Méoré Haech.

CHANA TOVA

«  LE'ILOUI NICHMAT HARAV ITSAK BEN RA'HEL BRAMI ז״ל   
R' HAIM RIAH'i זײל  
le’iloui nichmat Alice bat Julie attal lebet chlomo Haddad ז״ל 

Traduction et adaptation par Rav F. Elbaze

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jeudi 20 septembre 2007

Halakha du jour : Lois relatives à Yom Kippour.

La journée de Kippour, il est interdit de « travailler », de manger- boire,de se laver,de s’enduire d’huile, de se chausser avec du cuir, ainsi que d’avoir des relations conjugales.
Ces interdits commencent depuis la veille de Kippour au soir.
Tout travail interdit le Chabbat est également interdit le jour de Kippour.
On ne peut pas goûter d’un plat, le jour de Kippour, même si on ne l’avale pas.
Il est permis de donner à manger à un enfant, et même de toucher l’aliment ou la boisson ; l’oubli n’est pas à craindre
On ne se lave pas la journée de Kippour, ni à l’eau chaude, ni à l’eau froide ; même une petite partie du corps.
Si la main ou une autre partie du corps est sale, il sera alors permis de laver la partie concernée ; car l’interdiction ne concerne que le « lavage de réjouissance » et non celui nécessaire.
Le matin de Kippour, on se lavera les mains avec le Kéli, 3 fois dans chaque main ; uniquement les doigts, non les paumes ; on récitera ensuite la Berakha de « Al Netilat Yadaïm ».
Le matin au réveil, on ne se lavera pas le visage comme les autres jours ; si les yeux sont sales, on pourra les nettoyer avec l’eau de la Netila, qui se trouve encore sur nos doigts.
Le Cohen qui monte sur le « Doukhan » pour bénir le peuple, se lavera les mains comme l’habitude, c'est-à-dire jusqu’au poignets. Le malade qui doit manger, se lavera les mains également jusqu’aux poignets.
Attention !!: les personnes fragiles, âgées ou malades, doivent impérativement de mander l’avis de leurs médecins pour savoir si elles peuvent jeûner le jour de Kippour,ou non ; Après la réponse du médecin, consulter un Rav compétent, pour indiquer comment et quoi manger le jour de Kippour.
CHANA TOVA
« LE'ILOUI NICHMAT HARAV ITSAK BEN RA'HEL BRAMI ז״ל
R' HAIM RIAH'iזײל "

Traduction et adaptation par Rav F. Elbaze

Informations communautaires :
PENSER AUX CHAUSSURES QUE VOUS ALLEZ METTRE DES VENDREDI SOIR.ELLES DOIVENT ETRE TOTALEMENT DEPOURVUES DE CUIR

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mercredi 19 septembre 2007

Lettre de Déborah : Tefila Yom Kippour

Halakha du jour : Erev Kippour

L’usage est de multiplier les Selihot et supplications la veille de Kippour. On ne fera pas les Tahanounim lors de la Tefila de Chaharit, alors qu’on les récitera pendant les Selihot. On dira « Avinou Malkénou » Chaharit et Minha de la veille de Kippour. On a l’habitude de faire Hatarat Nedarim (annulation des voeux) après les Selihot ou après Chaharit.
C’est un bon Minhag de se purifier au Mikvé, la veille de Kippour ; il n’y aura pas de Berakha à dire lors de l’immersion. Ce Minhag ne concerne que les hommes. S’il y a une impossibilité d’aller au Mikvé, on pourra rester sous la douche le temps estimé, pour recevoir environ 13 litres d’eau. Les officiants en particulier, feront leur possible pour se tremper au Mikvé.
On priera Minha, Erev Kippour le plus tôt possible (à partir de 14h30 à Paris), avant la Seoudah hamafséket (repas juste avant le début du jeune). Le Vidouï (supplications spéciales pour Kippour) sera récité lors de Min ha, pendant la Amida à voix basse.
Certains ont le minhag de tremper, pendant la Seoudah Hamafséket, le pain dans du miel ou sucre, sans oublier le sel. On s’arrêtera de manger, et toutes les interdictions de Kippour prendront effet, à partir de l’entrée de Chabbat, c'est-à-dire 20 minutes avant le coucher du soleil ; Cette année בס״ד à 19h33 (Paris).
Quand Yom Kippour tombe un jour de semaine, la hadlakat Nérot dépend de l’usage de l’endroit : certains allument, d’autres non ; Cette année Kippour tombant Chabbat, tout le monde allumera : Les femmes Sepharadiot prononceront la Berakha :
Baroukh Ata … Acher Kiddéchanou Bémitsvotav Vétsivanou Lehadlik Ner Chel Chabbat Veyom Hakippourim. Seulement après, elles allumeront.
Si la femme se rend le soir à la synagogue, elle entendra là-bas la Berakha de Chehehiyanou ; par conséquent, elle n’aura pas à la réciter au moment de Hadlakat Nérot, si elle ne compte pas s’y rendre, elle fera Chéhéhyanou après l’allumage; Kippour rentrera immédiatement par cette bénédiction. C’est pourquoi, aucun travail ne sera effectué après cette Berakha ; de même la femme tachera de mettre ses « Chaussures de Kippour » pour la Hadlaka. On honorera Kippour par de beaux vêtements ; certains s’habillent en blanc, ou se revêtissent avec le Kittel; on recouvrira la table avec une nappe blanche. Le Ben Ich Haï ז״ל dit qu’on y mettra non pas des couverts, mais plutôt des Sifrei Kodesh, des livres de prières ou d’étude.

TSOM KAL - CHANA TOVA

LEILOUI NICHMAT HARAV ITSAK BEN RAHEL BRAMI ז״ל
R’ HAIM RIAH’I ז״ל

REFOUA CHELEMA POUR:
Zeïza bat Rina. Hanna bat Rina. Simha bat Rahmona. Avraham Ben Esther. Eliezer Segall.

Traduction et Adaptation par Rav F. Elbaze

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dimanche 16 septembre 2007

Yom Kippour : Jonas ou la techouva intégrée

Il n'est pas fortuit que nous lisions le livre de Jonas au cours de l'office de l'après-midi de Yom Kippour. En effet, ce livre est intégralement consacré à la Techouva, au repentir : ce texte a ceci de particulier qu'il nous relate le succès rencontré par le prophète Jonas dans son projet de remettre la ville dépravée de Ninive dans le droit chemin, et ce, après seulement trois jours d'appels et d'invectives à travers cette capitale.

Nous ne pouvons manquer d'être surpris par l'attitude de refus de Jonas qui, avant de prophétiser dans Ninive, décide de se dérober et de fuir vers une autre contrée : c'est pleinement conscient qu'il se refuse à accomplir la mission de prophétie dont l'Eternel l'a chargé.

Evidemment une question préliminaire surgit à notre esprit : comment un prophète peut-il refuser d'accomplir un devoir sacré, et surtout comment, lui qui reçoit ses "ordres de missions" directement de l'Eternel, peut-il envisager sérieusement la possibilité de fuir D... ? Ne sait-il donc pas que la présence divine emplit tout l'univers?

Le Radak, Rabbi David Kimchi, commente ce passage et explique que Jonas n'avait nullement l'intention de fuir D...: il souhaitait seulement abandonner le lieu de la prophétie. "Car ce prophète était un puits de science et de connaissance", disent les commentateurs. En fait, Jonas ne fuyait pas D... mais la possibilité de prophétiser au nom de D... ! On sait que la prophétie n'existe qu'en Eretz Israël, et qu'à l'extérieur, il est impossible de recevoir toute inspiration prophétique. Donc, logiquement, en fuyant en exil, Jonas n'aurait techniquement pas pu accomplir sa mission.

Rabbi David Ben Zimra, qui résidait à Safed il y a quatre cents ans, donne quant à lui une interprétation plus nuancée de ce principe : certes la prophétie n'atteint pas ceux qui résident à l'étranger, par contre si un prophète entreprend sa mission en Eretz Israël, celle-ci pourra se poursuivre en exil, comme ce fut le cas du prophète Ezéchiel (Traité talmudique Moed Katan, p. 25).

Plus tard, dans notre récit, alors qu'il se trouvait dans les entrailles du poisson, Jonas s'est repenti. Bien qu'étant des personnalités d'une très haute élévation spirituelle, les prophètes n'en demeurent pas moins des hommes, dotés de qualités et de défauts. Nul n'est parfait, ni infaillible, explique Maïmonide dans le VIIe chapitre de son traité intitulé Les Huit Chapitres. L'une des fautes spécifiques aux prophètes, nous disent nos Sages, consiste précisément en ce qu'ils peuvent décider de refouler leur prophétie (Kovech Nevouato). Pour illustrer ce cas, le Talmud rapporte justement l'histoire de Jonas refusant de parler à Ninive et passant outre à l'ordre d'apporter le message divin à ses destinataires (Traité Sanhédrin p. 89/a).

Mais qu'est-ce qui pouvait donc pousser Jonas à un tel refus ? Notre prophète ne souhaitait-il point voir la ville de Ninive retourner sur le droit chemin ? C'est Jonas lui-même qui nous donne sa réponse. En effet, à la lecture attentive du texte, on remarque qu'après que la population de Ninive ait bel et bien fait Teehouva, Jonas plonge dans l'amertume et le désespoir en disant: "Hélas ! Seigneur, n'est-ce pas là ce que je disais étant encore dans mon pays ? Aussi m'étais je empressé de fuir à Tarchich. Car je savais que tu étais un D... clément et miséricordieux, plein de longonimité et de bienveillance, prompt à revenir sur les menaces" (Jonas, IV, 2).

Jonas savait donc à l'avance que D... accepterait de pardonner aux habitants de Ninive, alors que lui-même n'était pas prêt à le faire. Son refus et sa colère étaient motivés par le fait que D... étant un D... de pardon, et dans ce cas, le pardon lui était insupportable ! Pour Jonas, il était en effet trop facile de faire le mal, pour ensuite l'effacer d'un seul mouvement de l'âme. Il savait assurément que la Torah acceptait la Techouva et promettait aux pécheurs le pardon. Il n'ignorait pas qu'Abraham, notre ancêtre, avait même prié pour la sauvegarde de Sodome, la ville de la débauche par excellence. Néanmoins, il considérait que dans le cas de Ninive, le pardon était illégitime : il désirait ardemment que justice soit faite dans toute sa rigueur !

D'une manière générale, la Techouva peut apparaître parfois comme contredisant l'attribut de Justice Dans le Talmud de Jérusalem, on rapporte ainsi une question "Quel est le châtiment du pécheur ?" qui aurait été posée à trois reprises, obtenant trois réponses différentes. On questionna d'abord la Sagesse, qui répondit : "Les pécheurs seront poursuivis par le mal". La question fut ensuite posée à la Prophétie, qui répondit "La personnie pécheresse mourra". Puis on interrogea enfin D... qui répondit: "Qu'il fasse Techouva, et il sera pardonné" (Talmud de Jérusalem, Makot II, 6).

Par une analyse objective de la situation, la sagesse arrive ainsi à la conclusion que le mal engendré par le pécheur doit se retourner contre lui. Consciente de la gravité de la rébellion contre D... et du piétinement du bien par le pécheur, la prophétie conclut que cette personne doit mourir et qu'on ne peut passer outre.

Par contre, D... est généreux. Il ouvre une porte rendant possible la purification et permet au pécheur de faire Techouva. Or cette pensée est insupportable pour Jonas. Pour lui, les gens de Ninive sont de tels pécheurs, ils ont tellement opprimé la veuve et l'orphelin, qu'il est impossible, en un tour de main, de leur pardonner ! Ce serait trop injuste, estime Jonas, leurs fautes sont trop graves et elles doivent donc etre punies!

Mais la pensée du Créateur n'est pas celle du prophète "Mes pensées ne sont pas vos pensées, et mes voix ne sont pas vos voix !" (Isaïe, LIII). D... était, quant à Lui, prêt à accepter cette Techouva. Dans le prologue de son commentaire sur le Livre de Jonas, Rachi complète cette interprétation en lui donnant une orientation plus originale: "Ce n'était pas l'honneur de la moralité et de la vertu qui était en jeu, mais l'honneur du peuple juif: Jonas a refusé d'aller prophétiser à Ninive pour une seule raison, parce que les 'Gentils' sont proches de la Techouva [KrovéTechouva], sont plus aptes et plus réceptifs au repentir. 'Si je leur parle, dit Jonas, et qu'ils fassent Techouva, j'en viendrais par là même à condamner le peuple juif qui, lui n'écoute pas les paroles des prophètes.

Le prophète Jonas plaide donc avant tout pour l'honneur du peuple juif: il était prêt à se laisser jeter à la mer et à se sacrifier pour le peuple de D… ! "Les prophètes sont prêts à se sacrifier pour le peuple d'Israël" (Mekhilta de la section Bo).

On s'en souvient, Moïse avait également adopté une telle attitude face à D... après l'épisode du Veau d'or en demandant au Créateur de l'effacer de Son Livre s'Il ne pardonnait pas à Israël. Selon le Rav Kook, Moïse était même prêt à sacrifier son monde futur, qui n'est autre que le "Livre de D..." (Lettres §555).

Le peuple juif est un peuple difficile qui ne se suffit pas de trois jours de réprimandes, comme à Ninive, pour faire Techouva, Pour notre peuple en effet, des centaines d'années de remontrances et des dizaines de prophètes n'ont pas suffi : c'est "un peuple à la nuque raide" qu'il est fort difficile de convaincre.

Mais, contrairement aux habitants non juifs de Ninive qui, peu après leur repentir reprirent le mauvais chemin, nous savons que, quand surviendra le repentir authentique du peuple d'Israël, cette Techouva sera quant à elle éternelle.

Rav Chlomo AVlNER

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mardi 11 septembre 2007

Halakha du jour : La Mitzva de manger la veille de Kippour

Il est écrit dans Vayikra 23 : « Vous mortifierez vos personnes dès le 9 du mois au soir. » c'est-à-dire, depuis le soir du 10 Tichri, le jeune doit commencer. Or, nos Hakhamim ont objecté : puisque la journée hébraïque commence depuis la veille au soir, comme Chabbat commence le vendredi soir, la Torah aurait du dire : « Le 10 Tichri au soir ». Nos sages ont levé l’ambiguïté en disant que le Passouk vient nous enseigner par le « neuf au soir », que quiconque mange et boit le 9 Tichri est considéré par la Torah comme s’il avait jeuné le 9 et 10 Tichri.
Il convient donc de diminuer tout travail la veille de Kippour afin de se consacrer aux préparatifs et à la Seoudah du 9 Tichri. Quiconque travaille la veille de Kippour ne verra pas de fruits de ce travail.
Plusieurs raisons ont été données sur la raison de cette Mitzva, de manger le 9 Tichri. Selon le Roch, Hachem par son grand amour vis-à-vis des Bnei Israël, nous a ordonné de bien manger la veille de Kippour pour justement supporter sans problème le jeune du lendemain.
Le Chvilé Haléket dit le contraire : Quand on mange beaucoup la veille d’un jeune, celui-ci est plus difficile à réaliser. Ainsi il est plus aisé d’accomplir la Mitzva de : « Vous mortifierez… ».
Le Sefat Emeth dit que lorsqu’un homme mange bien, il est heureux et de bonne humeur ; par conséquent, il lui sera plus facile de se réconcilier avec son prochain.
Notre maître Rav Ovadia Yosseph שליטא a écrit que les femmes sont concernées par cette Mitzva de bien manger avant le Taanit, car bien qu’il s’agisse d’une Mitzva positive qui dépend du temps, en général les femmes en sont dispensées, néanmoins comme le Roch a avancé la raison de la bonne forme physique pour le jour redoutable, les femmes ayant l’obligation de jeûner, pronnent l’obligation de se préparer au jeune, en mangeant exceptionnellement et copieusement la veille de Kippour.

CHANA TOVA
CETTE HALAKHA EST DEDIEE POUR LA REFOUA CHELEMA DE א״מ EMOUNA BAT MYRIAM

Traduction et adaptation par Rav F. Elbaze

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lundi 10 septembre 2007

Halakha du jour : Lois concernant la veille de Kippour

On a l’usage dans toutes les communautés d’Israël de procéder à ce que l’on dénomme « Kaparoth », la veille de Kippour, c'est-à-dire de faire la Chehita de poulets pour tous les membres de la famille.
L’usage est de prendre un poulet pour chaque membre masculin de la famille, et une poule pour chaque membre féminin de la famille. On fait tourner le volatile autour de la tête de la personne concernée, et l’on dit : « Ceci est à ta place, ceci te remplace, ceci te pardonne ».
Cependant, le Rachba dans ses Responsa (ch. 695) écrit que ce Minhag était répandu dans sa ville (Barcelone) et comme il ressemblait à une pratique idolâtre, il fit tout pour la supprimer, bien que cette pratique fût soumise à Rav Haï Gaon ז״ל et l’approuva. Egalement Maran le Choulhan Aroukh a rejoint le Rachba disant que cette pratique devait être abolie ; ainsi a tranché le Rav Péri H’adach…
Néanmoins, Maran le Rav Ovadia Yosseph שליטא a écrit que, puisque ce Minhag était largement répandu aussi bien chez les Ashkénazim que chez les Sepharadim, comme l’avis des Guéonim, ainsi était l’opinion du Ari Hakadoch ז״ל et d’autres grands décisionnaires, par conséquent, cet usage pouvait être reconduit sans aucune restriction. Le Rav שליטא recommande de choisir un bon Choh’et avec une grande crainte du Ciel, pour la pratique de cet usage.
Aussi comme l’habitude est d’offrir ces volatiles aux pauvres, ou aux institutions Talmudiques, ce minhag n’est plus réellement assimilable à une pratique idolâtre, et sûrement, même le Rachba approuverait cette pratique aujourd’hui.
Il est également possible de réaliser ce Minhag avec de l’argent que l’on fait tourner autour de la tête de chaque membre de la famille ; On dira à ce moment là : « Ceci est à ta place… cet argent sera destiné pour la Tsédaka, et que tu mérites une vie agréable, en paix. » Ainsi est l’habitude de Maran Rav Ovadia Yosseph שליטא.

KOL TOUV

LEILOUI NICHMAT HARAV MIKAEL ITSAK BEN RAHEL BRAMI ז״ל
R’ HAIM RIAH’I ז״ל

Traduction et adaptation par Rav F. Elbaze

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