STORA-SANDOR, Judith
; 1984, L'humour Juif dans la littérature, de Job à Woody Allen, PUF
Fiche de lecture réalisée par Sonya Lottin
Qu'y a t-il de commun entre Job et Woody Allen ? L'histoire mouvementée du peuple juif dont une des inventions est la réponse spécifique qu'elle a su créer face à ses déboires : l'humour. L'humour est défini comme étant une forme d'esprit qui cherche à mettre en valeur avec drôlerie le caractère ridicule, insolite ou absurde de certains aspects de la réalité, qui dissimule sous un air sérieux une raillerie caustique.
Depuis quelques temps, l'humour Juif est revenu à la mode aux Etats-Unis avec Woody Allen, en Europe surtout en France. Qui dit humour sous entend humour au dépend de quelqu'un d'autre, mais quand la victime de l'ironie est l'ironiste lui même, alors nous parlons d'auto-ironie, c'est ce qui caractérise l'humour Juif. Cet humour est de nature hétéroclite et est au carrefour d'influences diverses.
L'histoire a joué et joue encore un grand rôle dans l'humour Juif puisqu' elle a fondé l'esprit et la conscience d'un peuple. Comprendre l'humour juif, c'est aussi connaître l'histoire de ce peuple et la réaction de celui-ci face à ce qui lui arrive. Le peuple Juif a vécu une histoire qu' aucun autre peuple n'a vécu et l'humour est né de la somme de ces vécus. L' histoire du peuple Juif est marquée par de formidables moments de bonheur mais aussi par de nombreux passages très douloureux. L'humour permet alors de transcender ces derniers et de montrer que même dans ce qui apparaît comme fondamentalement mauvais, il y a une parcelle de bien, si infime soit-elle, capable pour le moins d'être une source d'inspiration pour, une fraction de seconde, faire sourire. C'est de l'humour pour ne pas pleurer, de l'humour qui libère. Il y a beaucoup d'amour dans l'humour Juif. Le véritable humour Juif plonge ses racines dans la Bible, le Talmud , la vie traditionnelle, la longue errance parmi des peuples hostiles où il fallait lutter chaque jour pour sa survie. C'est un humour sensible et discret, imprévu et humain. Il n'est pas satisfait et encore moins vengeur ; il est fait d'émotion, de piété solidaire, il prend sa source dans le malheur. Il célèbre tragiquement les noces du rire et des larmes », selon le mot Henri Heine. C'est un humour né de l'exode d'un peuple, d'une lutte quotidienne, il un soutien moral.
Dans l'histoire de l'humour
Juif, Judith Stora-Sandor a distingué deux grandes étapes :
- La première étape est une étape préparatoire à l'humour Juif où l'humour
est plus une ironie dirigée contre soi-même ou contre sa communauté de destin.
- La seconde étape porte sur la naissance de l'humour Juif via le développement
de la culture Yiddish . Ici, l'humour est une auto-ironie teintée d'indulgence
et de bienveillance, c'est un humour plus douloureux, d 'incertitude existentielle.
C'est ce que nous appelons l'humour Juif moderne.
Aucun autre peuple au monde n'a montré autant de complaisance à se prendre soi-même pour cible de son humour que le peuple Juif. L'humour Juif est phénomène insaisissable ; l'objet de ce livre sera donc de saisir l' insaisissable, de définir la véritable notion de l'humour Juif, ses caractéristiques et son développement.
Pour exercer leur humour, les auteurs Juifs choisissent de préférence des situations malheureuses. Les ennuis survenus au cours d'une vie étant nombreux (Mariage, maladie, mort, judéité, antisémitisme...), les variations autour de ces thèmes sont donc nombreux et illimités et sont une source d' humour assez sûre et pratiquée depuis longtemps. Ces auteurs attirent l' attention sur leurs maux qu'ils s'empressent de dédramatiser ensuite par l' humour. C'est un humour sublime, il a le pouvoir de mêler les pleurs et les rires dans une émotion unique. Le but de ces auteurs est d'attirer la pitié d'autrui et son attention pour pouvoir ensuite se montrer suffisamment brave. Le mélange du yiddish, de l'hébreux, de l'anglais et du russe est aussi source d'humour. Nous rions aussi d'un langage spontané, pittoresque, souvent irrésistible que leur prête les auteurs Juifs.
Toutefois l'humour Juif a changé avec l'histoire que le peuple Juif a connu. L'humour Juif d'aujourd'hui est totalement différent de celui de l'époque Biblique et Talmudique.
1) La période Biblique et Talmudique
La Bible, le Talmud et la Torah ont modelé l'esprit du peuple Juif. Les auteurs de parodie sont les premiers à prendre conscience des ressources comiques offertes dans ces deux oeuvres ; toutefois, l'humour à cette époque était une ironie dirigée contre soi-même ou contre sa communauté de destin. Néanmoins, sarcasmes et moqueries étaient interdits pour un Juif en dehors du cas de l'idolâtrie. L'humour était plus un sentiment de soulagement et non un rire. Le malheur apparent cache un bonheur à venir, le mal devient le bien. Pour cela, les auteurs Juifs utilisent à cette époque des artifices verbaux afin de rendre humoristique une situation malheureuse. Le pessimisme se transforme en optimisme, en optimisme tragique où le mal devient source de bien.
2) La Période Médiévale
Vers le milieu du Xème siècle, le foyer de la culture Juive se déplace de Babylone vers l'Espagne alors sous domination musulmane. L'Espagne avait abrité des communautés Juives bien avant cela mais celles-ci avaient longtemps souffert de persécutions, en particulier sous les rois wisigoths convertis au catholicisme au IVème siècle. La conquête musulmane ouvrit une ère de paix pour les Juifs espagnols qui occupèrent des fonctions importantes (Politiciens, médecins, financiers...). Le monde extérieur pénètre enfin dans la communauté Juive. Par la domination Musulmane de l' Espagne, les auteurs Juifs intégrèrent la langue arabe dans les textes en hébreux. C'est à ce moment là que ces auteurs ont pris conscience de la différence entre les deux langues. La littérature Juive est alors devenue moins religieuse, moins moralisante.
A cette époque, l'humour Juif est marqué par le « style mosaïque » ; ce style consiste à parsemer un texte profane de citations Bibliques ou de formules Talmudiques sans reprendre complètement le texte en question, pour le soumettre entièrement au traitement parodique. Cet emploi détourné du langage religieux est un phénomène spécifiquement juif. L'usage de la parodie marque une étape significative dans l'évolution de l'humour Juif et celle ci se trouve dans tous les écrits, autant dans la poésie que dans les contes, les fables et les satires. Les femmes et la nourriture sont les sujets favoris des auteur Juifs et ces deux thèmes sont encore aujourd'hui deux des pierres angulaires de l'âme Juive. C'est sous l'époque Médiévale que les auteurs Juifs ont commencé à utiliser le « Shlemiel », cet anti-héros fétiche de la littérature Juive, le porte parole par excellence de l'humour à qui rien ne réussit. C'est aussi une victime qui prend de la distance par rapport à ses malheurs.
3) La période moderne
En France, lors de la Révolution, l'Assemblée nationale émancipa les Juifs en 1791, accordant à tous le droit de vote et la citoyenneté. Au cours de ses campagnes militaires, Napoléon ouvrit les ghettos et émancipa les Juifs à travers toute l'Europe. Cependant, après 1815, la plupart des états libérés de la domination française refusèrent de poursuivre cette politique, voyant dans l'émancipation des Juifs un dangereux encouragement au libéralisme. Cette réaction dura quelques décennies, mais, à la fin des années 1860, l'émancipation des Juifs semblait effective dans toute l'Europe de l'Ouest. À l'inverse, en Europe centrale et orientale, la Russie, par hostilité au libéralisme, instaura une politique officielle de persécutions. La Pologne en particulier, annexée depuis les partages de 1772 et 1796, abritait un très grand nombre de communautés juives. Les Juifs furent soumis à de sévères restrictions. Il leur fut interdit de vivre à l'extérieur d'un territoire déterminé, leur accès à l'éducation et aux activités professionnelles fut strictement réglementé. En outre, le gouvernement du tsar encouragea et, à l'occasion, finança des massacres de Juifs, appelés pogroms, dans le but de détourner les accès de colère du peuple russe contre le système féodal encore en vigueur à la fin du XIXe siècle. Cette persécution se poursuivit jusqu'à la révolution russe de 1917. Par suite de ces mesures et des pogroms, environ 2 millions de Juifs sous administration russe émigrèrent aux Etats-Unis entre 1890 et la fin de la Première Guerre mondiale. D'autres communautés juives originaires d'Europe de l'Est s'établirent en France, au Canada, en Amérique du Sud (en particulier en Argentine) et en Palestine.
L'émigration des Juifs vers le Nouveau Monde débuta dès l'établissement des premières colonies. De nombreux Juifs séfarades (d'origine espagnole ou portugaise) s'installèrent au Brésil; cependant, seuls les marranes furent autorisés à y demeurer et la persécution à laquelle les soumit l'Inquisition entraîna leur fuite du Brésil. La première communauté d'Amérique du Nord fut fondée en 1654 par quelques-uns de ces marranes brésiliens dans la colonie néerlandaise de la Nouvelle-Amsterdam (aujourd'hui New-York) où ils purent professer ouvertement le judaïsme. Au moment de l'indépendance américaine, vers 1780, la population juive des colonies comptait environ 2000 membres. Au XIXe siècle, la plupart des immigrants juifs aux Etats-Unis venaient d'Allemagne, à la suite de la reprise de l'antisémitisme après 1815, puis à l'échec de la révolution allemande en 1848. À partir de 1880 environ, 3 millions de Juifs s'installèrent aux Etats-Unis, la plupart originaires d'Europe. Cette immigration à grande échelle prit fin en 1924, lorsque les quotas restrictifs d'immigration furent instaurés. L'émancipation des Juifs entraîna de profondes conséquences pour la communauté. Le mur érigé entre la communauté juive et le monde par un judaïsme strict et traditionnel commença à s'effriter. Il se développa un mouvement juif des Lumières, appelé Haskalah (en hébreu, «illumination»), dont Moses Mendelssohn (1729-1786) fut le plus éminent représentant. Il traduisit le Pentateuque en allemand et insista sur l'enseignement des matières profanes dans l'éducation juive : il ouvrit la voie aux échanges intellectuels et culturels entre le judaïsme et le monde, essentiellement chrétien, qui l'entourait. Une des conséquences de ses travaux fut la réforme du judaïsme allemand, mais aussi la conversion de nombreuses familles juives au christianisme, sans que cela entraîne, comme auparavant, de stricte condamnation. Le judaïsme lui-même connut un renouveau culturel au XIXe siècle à la suite de la Haskalah. L'étude de l'hébreu biblique connut un regain de faveur. Le yiddish, la langue des Juifs d'Europe centrale, acquit ses lettres de noblesse avec des écrivains comme Cholem Aleichem ou le prix Nobel Isaac Bashevis Singer. L'étude de l'héritage juif joua un grand rôle dans la renaissance de l'espoir du retour en Palestine. Dans l'évolution de l'humour Juif moderne, l'humour Yiddish du Shtetl représente une première étape de développement . Il est encore celui d'une communauté, il est directement issu du folklore et très fortement lié aux traditions Bibliques et Talmudiques. Cet humour porte les traces d'un regard extérieur, jeté sur un monde différent, c'est le regard d'un Juif appartenant à un communauté qui regarde le monde. A cette époque et comme à toutes les autres d'ailleurs, l'humour Juif est étroitement lié aux conditions historico-socilales de la communauté et de l'individu, ainsi qu' aux facteurs psychologiques qui en découlent. L'humour peut-être représenté par un rire pas toujours très gai, par un sourire résigné.
À la fin du XIXe siècle, en particulier en Allemagne et en France, un courant hostile aux Juifs apparut qu'on appela antisémitisme parce qu'il prétendait s'opposer, non pas tant à la religion qu'à ce qu'il désignait comme la race juive : les Sémites. Des partis politiques défendirent cette idéologie en Allemagne, en Autriche-Hongrie et en France. L'Affaire Dreyfus, en France, déclenchée par la condamnation injuste du capitaine Alfred Dreyfus à la suite d'accusations forgées de toutes pièces, transforma l'antisémitisme en un problème politique de grande ampleur. L'un des journalistes qui suivirent le procès de Dreyfus, l'écrivain autrichien Théodore Herzl, en tira la conviction que seule la création d'un Etat national Juif offrirait une solution au problème de l'antisémitisme. En 1896, il fonda le sionisme politique. Durant cinquante ans, l'organisation sioniste lutta jusqu'à la concrétisation de son ambition, la création de l' Etat d'Israël.
Dans la période de l'entre-deux-guerres, l'antisémitisme devint un courant politique dominant, particulièrement en Allemagne. La domination nazie, d'abord en Allemagne, puis sur toute l'Europe continentale, se traduisit par le massacre systématiquement organisé de près de six millions de Juifs européens : cette extermination massive, ou génocide, des Juifs européens a d'abord été appelée l'Holocauste et désormais la Shoah.
La seconde étape de l'humour Juif moderne n'est plus la vision d'un homme lié à une communauté mais celle d'un individu isolé, un individu solitaire à mi-chemin entre deux systèmes de valeurs, deux univers. L'humour lui semblera être la réponse la plus adéquat à son désarroi. L'Affaire Dreyfus, l'antisémitisme et les nombreuses difficultés pour les Juifs d'obtenir des postes élevés dans certaines professions (Freud n'a jamais pu devenir professeur) auraient pu révéler aux Juifs leur place ambiguë dans la société. Si de nombreux Juifs ont choisi de l'ignorer, d'autres l'avaient fortement ressentie. Ce furent ceux-là qui trouvèrent comme issue à cette situation douloureuse d'en faire un sujet de plaisanterie, la plus amère que l'homme ait jamais inventé ; ceux sont eux les créateurs de l'humour Juif moderne. Cet humour est une auto-ironie amère (La plus amère de tous les temps) qui traduit la profonde contradiction qui s'est installée dans le cour du Juif, solitaire et désemparé. Il ne sait plus qui il est, il ne peut plus se regarder qu'avec le regard des autre et ceci devient le drame principal des Juifs, ils sont rivés à l'angoisse. Cette angoisse est la base même de l'humour Juif moderne.
Les Juifs vivant aux Etats-Unis n'ont rien connu de comparable par rapport aux Juifs Européens. L'extermination de six millions de Juifs par les nazis fut vécue comme par « procuration » par certains écrivains ; d'autres sont nés après la Seconde Guerre Mondiale. Pourtant les hantises, nourries de peur, d'angoisse, d'incertitude existentielle sont reprises et quelques fois poussées au paroxysme par ces écrivains. Ces thèmes permettent d'exploiter les innombrables nuances de l'humour auto-ironique. La psychanalyse, entrée triomphalement dans la vie et dans la littérature américaine Juive, offre non seulement un thème nouveau mais aussi une nouvelle victime à l'humour Juif américain en plus de la famille, la nourriture, la Judéité, la haine de soi, le génocide et de la création de l'Etat d'Israël.
Le livre de Judith Stora-Sandor est un livre très enrichissant autant au niveau historique que personnel, il est assez facile à lire ; toutefois, il est nécessaire de connaître des notions sur le Judaïsme. L'auteur reste fidèle quant à l'objectif fixé dans l'introduction : définir la notion de l' humour Juif ainsi que son développement et ses caractéristiques. C'est la première fois qu'un livre s'intéresse à l'humour Juif dans la littérature dans son intégralité c'est à dire de Job à Woody Allen.
Ce livre m'a fait comprendre à quel point le peuple Juif a souffert dans son histoire ; l'humour a été pour ce peuple le meilleur moyen de combattre ses détracteurs, l'humour est la force du peuple Juif. Pour moi qui suis en cours de conversion au Judaïsme, ce livre m'a permis d'apprendre et de comprendre énormément de choses sur ce peuple : sa culture avec le respect de la religion et de la famille, ses coutumes, l'importance de la nourriture et des fêtes, sa littérature, ses craintes, ses joies, l'importance du passé etc., et d'en savoir d'avantage sur son histoire. Ce peuple, en dépit des persécutions et de l'absence d'un territoire, a su conserver son identité pendant plus de dix-huit siècles, de la disparition de la province romaine de Judée en 135 après notre ère à la fondation de l'Etat d'Israël le 14 mai 1948. Cette remarquable permanence de l'identité Juive fut liée en partie à l'observance des règles de la religion ; celle-ci gouvernait en effet tous les aspects de l'existence, contribuait à la formation des jeunes et entretenait l'espoir messianique en la restauration du royaume. En dépit des bouleversements culturels et religieux qui touchèrent le judaïsme à partir du XVIIIe siècle, le respect et la dévotion des Juifs pour l'éducation et l' enseignement, y compris religieux, sont demeurés un trait dominant.
Toutefois, nous pouvons nous poser la question suivante : où va l'humour Juif ?. Que dire de plus sur l'humour Juif, issu de cette célébration, qui n'ait été dit et ressassé à merci? Oui, l'humour juif est basé sur l'autodérision et la répétition. Il a vécu de belles heures à l'époque de Sholem Alekhem et de ses blagues de shtetls. Aujourd'hui, ce monde a disparu. Le yiddish, sa langue véhiculaire, est en voie d'extinction. La sensibilité a changé et cet humour fait seulement sourire. Est-ce à croire que l'humour Juif est en perte de vitesse?. Au contraire, il explose de vitalité ; ses secrets: sa capacité à se développer dans toute la Diaspora en empruntant aussi aux traditions environnantes, et celle d'intégrer les nouveautés de la modernité dans son héritage multiséculaire.
C'est bien d'humours juifs qu'il faudrait parler. S'il existe un fond commun entre le rire de Varsovie et celui de Salonique, de New York et de Tunis, de Moscou et de Tel Aviv, l'humour Juif s'est diversifié, s'est affiné, s'est universalisé dans chacun de ces terreaux d'adoption. Il change d'accent, de langue, de gestuelle, il multiplie les contes (Maghreb), les aphorismes (Balkans), les formes littéraires et cinématographiques (Etats-Unis), les sujets politiques (Russie, Israël). Ses voisins sont chrétiens, musulmans ou bouddhistes.
Certaines de ces traditions se sont essoufflées: avec la Shoah et la dispersion (ashkénaze et séfarade), avec les changements politiques (Russie), d'autres perdurent (en Israël, aux Etats-Unis, en France, par l'intermédiaire des Juifs séfarades). Mais l'humour Juif doit aussi sa survie à sa modernité: avec l'évolution des temps, de la technologie, du judaïsme, des liberté individuelles, l'humour Juif a su rester à la page et additionner les histoires impossibles à raconter du temps de Moïse ni même de Freud. La liste est longue. L'humour Juif se retrouve dans les thèmes de Société : l'homosexualité, la conquête de l'espace, la Shoah, le terrorisme, le sexe, le Titanic, la macarena, Saddam Hussein, et tout sujet qui concerne les juifs de près ou de loin.
Cette modernité se traduit aussi par l'apparition de nouveaux personnages typiques: la JAP (Jewish American Prince), insupportable et snob; le névrosé façon Woody Allen; le refusnik devenu nouvel immigré; le " freier " israélien, le naïf dont on abuse. L'humour Juif a encore de beaux jours devant lui.