VieJuive : ma seconde communauté !

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jeudi 3 juillet 2008

COMMUNIQUE DU GRAND RABBIN DE FRANCE Monsieur Joseph SITRUK

Paris, le jeudi 3 juillet 2008

C’est avec un immense soulagement que j’ai appris la libération, sans effusion de sang, des otages détenus depuis si longtemps en Colombie dont Ingrid BETTANCOURT. En effet, ainsi que le dit le Talmud, traité Sanhédrin page 37, « le sang qui coule est toujours rouge. »

C’est pour nous l’occasion de rappeler que depuis trop longtemps des otages israéliens sont détenus par des terroristes et en particulier GUILAD CHALIT de nationalité franco-israélienne, pour lequel je sollicite à nouveau l’intervention efficace du gouvernement français afin d’obtenir sa libération prochaine.

Je voudrais enfin dire notre tristesse devant le sanglant attentat qui s’est produit hier à Jérusalem. Il laisse de nombreuses familles dans le deuil et face au nombre important de victimes, tout un peuple dans l’inquiétude. Cet attentat vient à nouveau menacer la coexistence pacifique entre les populations juives et palestiniennes.

Je voudrais élever mes prières au Tout Puissant pour qu’il console les familles endeuillées, apporte la guérison aux blessés et fasse résider la paix espérée et tant attendue.

J. Sitruk
Grand Rabbin de France et
Président de la Conférence des Rabbins Européens

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vendredi 27 juin 2008

Halakha du jour : la Havdala pour les femmes

Les femmes sont astreintes par la Thora à l’obligation de faire la Havdala à la fin du Shabbat, de Yom Tov et de Yom Kippour.

Les femmes ont pris l’habitude de ne pas goûter la coupe de vin de la Havdala et ne goûtent que celle du quiddouch pour montrer combien cette Mitsva leur est chère. Mais lorsqu’ une femme fait le Havdala elle-même, il est évident qu’elle doit la boire, de même que doit le faire un homme dans ce cas.

Lorsqu’une femme écoute la Havdala, elle doit avoir l’intention de s’en acquitter. Il faut bien écouter chacune de ses bénédictions, y répondre amen, et ne pas dire Baroukh hou oubaroukh chémo, ni s’interrompre en parlant depuis le début de la Havdala jusqu'à ce que celui qui fait la Havdala ait fini de boire le vin. Elle doit s’asseoir pour l’écouter et ne pas se promener dans la maison pendant ce temps.

Les femmes ont aussi l’obligation de prendre un quatrième repas à la fin du Shabbat et, à priori, il est recommandé d’y manger du pain. Si c’est impossible, on y mangera un gâteau ; si ce n’est pas possible non plus, on se contentera de fruits. (Faire melavé malka- quatrième repas- à la fin du Shabbat, est une ségoula pour un accouchement facile).

KOL TOUV

Traduction et adaptation par Rav F. Elbaze

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jeudi 26 juin 2008

Paracha Qora'h : les tsitsith

Qorah s’insurge contre Moise et Aaron parce qu’il considère que Moise a délibérément favorisé les membres de sa proche famille en les nommant au Service Divin, alors que cet honneur lui revenait de droit. Qorah savait parfaitement que Moïse avait agi sur ordre divin et pas de sa propre initiative, et malgré cela il fut profondément blessé dans son amour propre. Il pense que le meilleur moyen de se hisser au premier plan du peuple d’Israël est de s'entourer des mécontents, de susciter un soulèvement populaire et de manipuler l'opinion publique en sa faveur.

Démagogie

Les démagogues n'ont rien inventé depuis Qorah. L’attitude qu’il adopte sera celle de la victime d’une injustice; tout son discours aura pour but de montrer à ses acolytes combien il se soucie des intérêts de la Communauté, des intérêts publics, de leurs "intérêts individuels". Ces "trucs", Qorah les utilise largement pour s'attirer la sympathie des masses et dresser les enfants d'Israël contre Moïse et Aaron. Dans sa bouche, certains faits banals deviennent des problèmes cruciaux. Le ton, l'expression, l'image choisie, l'attitude, la mise en scène, tout est calculé pour impressionner et influencer son auditoire. Même les gens intelligents et réfléchis, se laissent prendre à ce genre de discours.

Pour réaliser son objectif et confondre Moise en le mettant à l’épreuve, Qorah fait revêtir à tous ses hommes des habits entièrement confectionnés de laine bleu azur et demande à Moïse: « Est-ce qu'un vêtement entièrement de laine azur doit être muni de Tsitsith ? » Moïse répondit par l’affirmative. Les hommes de Qorah se moquèrent de Moïse: "Comment est-il possible qu'un vêtement normal soit rendu conforme par un seul fil azur et que celui-ci, composé entièrement de laine azur, ne se rende pas conforme de lui-même ?"

Pourquoi avoir juste choisi cette Mitzva pour prétexte de la révolte ? Par ce symbole, Qorah voulait exprimer l’idée suivante : " Toi, Moïse, tu veux nous imposer des rites particuliers pour nous rappeler nos devoirs de juifs. Ne vaut-il pas mieux que toute notre vie soit un rappel de notre engagement du service de D. ? " La formulation est élégante, voire même séduisante, mais elle ne résiste pas à l'épreuve de la réalité. Qu’affirment certains juifs, pour justifier leur indifférence aux pratiques religieuses? L'essentiel n'est-il pas d'avoir le coeur juif ? Quelle importance peut avoir tel détail de la Tradition ? Ces Juifs auraient parfaitement raison, si leur vie était effectivement axée sur le service divin. Or généralement, il n'en est rien. Le rejet de la Mitzva, soi-disant anachronique, surannée, dépassée... n'a jamais poussé personne à une recherche d'une conduite religieuse plus appropriée. On critique la Mitzva ou bien on la magnifie en la vidant de son contenu, pour lui tourner le dos.

Bonheur difficile

Les Tsitsith ne peuvent remplir leur office que dans la mesure où ils expriment quelque chose de singulier. La présence d'un seul fil bleu au milieu des fils blancs est une précieuse indication : bien qu'il soit dispersé parmi les nations, Israël doit savoir conserver son identité propre. Quant à Qorah, il affirme « Tous, sont des hommes saints et parmi eux réside l'Eternel ». L'ère messianique est déjà là. Il n'est plus nécessaire de distinguer le sage du sot, le religieux du mécréant, Israël des nations.

La seconde question posée par Qorah va dans le même sens que la première: "Une maison remplie de livres saints nécessite-t-elle une Mezouza ?" La réponse de Moïse jette le véritable éclairage sur la question de Qorah. Pour la tradition juive, même si un homme possède une maison remplie de livres, il est considéré comme étant au seuil de la connaissance et de la piété. C'est pourquoi la Mezouza est placée sur le montant de la porte de la maison. En sortant et en entrant, on tend la main vers la Mezouza, pour se souvenir de ses obligations envers Dieu et envers les hommes, aussi bien à l’intérieur de sa maison qu’au dehors, au milieu de la société des hommes. Moïse répond ainsi à Qorah et à tous les Qorah de tous les temps que la vie spirituelle n'est ni de l'amalgame, ni une solution de facilité, ni du laxisme et encore moins de l'autosatisfaction. Le chemin ardu de la Torah nécessite un effort constant et beaucoup de sacrifices. Même si le sens des Mitsvot nous échappe parfois, il nous suffit de savoir que les commandements sont d’origine divine, et ont pour but de nous aider dans cette ascension difficile mais indispensable, pour mériter le nom d'hommes et de juifs.

Qorah et ses acolytes sont punis d’une manière surnaturelle : la terre s’ouvre sous leurs pieds et les engloutit, pour bien montrer que la Torah vient du Ciel et que Moïse ne fait qu’obéir aux ordres divins pour les grandes options, sans jamais faire valoir son opinion personnelle.

Grand Rabbin Jacques Ouaknin

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lundi 23 juin 2008

Lettre de Déborah: Hil'hoth Chabbat V6-31

Chabbath Kora'h 5768 : Hil'hoth Chabbat - Volume VI – Lettre 31

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mardi 17 juin 2008

Cours audio du Rav Sitruk




Cours du grand rabbin de France Joseph Haim Sitruk :
Israel : quelle alya ?

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