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Séminaire Israélite de France
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LE RESPECT DU AUX PARENTS

D'après le Choulhan Aroukh, Yoré Dé'a, Chapitre 240

Par Franck TEBOUL

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Le respect du vivant de son père

Choulhan Aroukh, Yoré Déa, Chapitre 240, § 6

Les rabbins enseignent dans le Talmud (Kiddouchin 31b) :
" Il le respectera de son vivant et il le respectera même après sa mort. De son vivant, de quelle manière (devra-t-il le respecter) ? S'il sait que son père a besoin d'un quelconque objet à tel endroit, il ne devra pas dire : "Envoyez-le moi pour mes propres besoins, empressez vous de le faire pour mon propre confort... "' mais il devra le demander pour le besoin de son père." (Et Rachi d'expliquer : par contre s'il sait pertinemment qu'on ne l'écoutera pas de la même manière s'il le demande pour son père que s'il le demandait pour lui même, il ne devra pas le solliciter pour son père, car ceci serait un mépris pour celui ci.)

Le Beth Yossef cite le Rabbénou Yérouham au nom du Raina, écrivant que même si l'on se situe dans le cas où on ne respecte pas son père dans tel lieu, il devra tout de même faire dépendre le besoin de son père tant qu'il sait qu'on fera droit à sa demande, malgré la référence à son père.

Le Choulhan Aroukh (Chap. 240, Halakha 6) cite ce passage du Talmud dans ces termes : " S'il avait besoin d'un quelconque objet dans une ville, et il sait qu'on accomplira cette demande pour son père, il ne leur dira pas de l'accomplir pour lui même, mais [il leur dira plutôt:] Faites le en l'honneur de mon père, par égard à mon père, et non par égard à moi."

Le Taz dit qu'il faudra toujours le demander pour son père, excepté le cas où dans cet endroit, il y aurait une certaine animosité envers celui ci, si bien que lorsqu'on mentionnerait cette haine ou cette animosité, ceci éveillerait des querelles et des disputes au point de ne pas satisfaire sa demande pour lui-même. C'est la seule raison pour laquelle il ne devra pas le demander pour son père. Cela sous entend qu'en cas de doute, il aura l'obligation de demander par égard à son père.

Le Aroukh Hachoulhan complète l'enseignement du Choulkhan Aroukh par le cas suivant :
" S'il est sceptique pour savoir si on accédera à sa demande s'il la formule au nom de son père : que devra t il faire ? (Le demander au nom de son père ou pour lui même ?)

Le Aroukh Hachoulhan répond en disant qu'il pourra faire comme il le désire. "

Le Chakh est du même avis que celui du Aroukh Hachoulhan, mais le Taz cité ci dessus, est en discussion avec lui. Cependant, le Hayé Adam tranche la Halakha comme le Chakh et le Aroukh Hachoulhan, et par conséquent, on suivra la Halakha selon ces derniers avis.


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